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Mort de Bernard Tapie : portrait culturel de l’animal politique

Mort de Bernard Tapie : portrait culturel de l’animal politique

04 octobre 2021 | PAR Barbara Pebrel

Bernard Tapie, l’homme d’affaires aussi populaire que contesté est décédé ce à l’âge de 78 ans, des suites d’un cancer. Sa famille l’a annoncé dans un communiqué publié par le journal La Provence, dont il était propriétaire depuis 2012.

Connu pour être un homme d’affaires brillant et un homme politique déchu, on oublie souvent sa participation à la vie culturelle française.

En 1995, exclu de toutes activités politiques et sportives, il se lance dans une carrière d’acteur. Il tient, en 1996, le rôle principal aux côtés de Fabrice Luchini, dans le film de Claude Lelouch Hommes, femmes : mode d’emploi. Film faisant plus ou moins écho à sa vie. Bernard Tapie participe dans les années qui suivent à quelques téléfilms. Outre sa carrière à l’écran, Tapie goûte aussi à la scène dans les années 2000. Il joue, notamment dans Vol au-dessus d’un nid de coucou ou Oscar, pièce dans laquelle il s’épanouit en tant que coauteur et où il joue avec sa fille, Sophie.

Tapie poursuit aussi une carrière d’animateur à la télévision. Il présente Rien à cacher sur RTL 9 où il interviewe des personnalités et À tort ou à raison, un magazine de débats de société diffusé sur TF1. En 2004, il s’essaie même au rôle de consultant sportif sur TF1. Bernard Tapie écrit également. Il publie trois livres : Gagner en 1986, Librement en 1998 et Les yeux trop grands en 2000.

L’ancien député n’a jamais perdu espoir et a toujours su rebondir face aux différentes épreuves de sa vie. Il enregistre en 1998 le single, C’est beau la vie, avec le rappeur Doc Gynéco. Outre sa rapide carrière de chanteur dans les années 1960, il avait déjà enregistré deux 45-tours, Réussir sa vie et Je t’interdis, au profit de la fondation pour l’enfance de Lino Ventura.

 

Bernard Tapie a exercé plusieurs métiers et a connu une vie riche en rebondissements, il laisse une trace dans notre société que chacun appréciera à sa façon.

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Barbara Pebrel

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