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Le chorégraphe Jan Fabre condamné par la justice à 18 mois de prison avec sursis

Le chorégraphe Jan Fabre condamné par la justice à 18 mois de prison avec sursis

03 mai 2022 | PAR Marguerite Delevingne

Le chorégraphe belge Jan Fabre a été condamné par la justice à une peine de 18 mois de prison avec sursis pour « harcèlement sexuel » vendredi 29 avril. Cette décision intervient après 12 plaintes d’ex-danseuses.

Son procès a eu lien fin mars 2022. Une peine de 3 ans de prison ferme avait été retenue contre l’artiste. Les faits s’étalant de 2002 à 2018, le tribunal a jugé que cinq des douze accusations étaient prescrites. Les charges retenues sont « attentat à la pudeur » pour un baiser avec la langue non consenti et violences et humiliations envers les plaignantes.

À cette peine de 18 mois de prison avec sursis s’ajoute une privation de ses droits civiques pour une durée de cinq ans. Ces sentences sont jugées satisfaisantes par An-Sofie Raes, l’avocate de la partie civile. Pour elle, c’est une étape cruciale car : « Les victimes de ces comportements savent désormais que de tels actes sont punissables ». C’est une avancée pour le mouvement #Metoo, car rares sont les accusations se concluant par une condamnation. Le tribunal affirme que cette décision tient compte du « caractère répétitif » des actes de l’artiste flamand.

La défense a joué sur le caractère très tranché de Jan Fabre. Selon ses avocats, il n’est « pas un criminel » mais un « anar romantique ». Son caractère est proche de son travail : provocateur. Me Tritsmans plaide qu’il « ne s’agit pas ici de mineurs sans défense qui sont abusés, mais de femmes fortes, éduquées, qui choisissent d’aller faire de la danse radicale avec Jan Fabre ».  L’accusation majeure du dossier « pas de sexe, pas de solo » a été qualifiée comme « une rumeur, un cancan » par la défense.

Jan Fabre, absent au procès ainsi qu’au prononcé de la condamnation, ne s’est pas encore prononcé.

Visuel : © Deborah Hustic-Creative Commons

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