Comédie musicale : On the town de Bernstein au Châtelet

15 décembre 2008 Par marie | 0 commentaires

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Après « Candide » et « West Side Story », le Théâtre du Châtelet livre à nouveau du Leonard Bernstein pour les fêtes avec la création française d’ »On the Town », la première comédie musicale du compositeur américain, qui révèle déjà ses géniales qualités d’écriture, et son style inimitable.

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Treize ans avant le triomphe de « West Side Story », « On the Town » est la première comédie musicale signée par le compositeur Leonard Bernstein et le chorégraphe Jerome Robbins. Fin décembre 1944, quand le spectacle est créé à Broadway, Bernstein et Robbins sont des jeunes gens (26 ans) pleins d’enthousiasme et de promesses. Ce « musical » à la gloire de la « Grande pomme » montre trois matelots tentant d’occuper au mieux leurs 24 heures de permission new-yorkaise, et les confronte à trois femmes à la forte personnalité, le tout sur fond de Seconde guerre mondiale, qui jette quelques doutes et un voile touchant sur le pur divertissement. Conçu avec Betty Comden et Adolph Green pour le livret et les lyrics, « On the Town » est un petit bijou d’humour et de dérision, au ton libre et plein de vie.

Cette production, créée en 2005 par l’English National Opera à Londres est réglée de main de maître par la on the townmetteur en scène britannique Jude Kelly. Humour et grand spectacle sont au rendez vous. Le chorégraphe anglais Stephen Mear n’a  ni pu, ni voulu, reconstituer la chorégraphie de Robbins mais reste fidèle au style fluide, sensible et musical du New-Yorkais, à la tête d’une troupe de danseurs beaux et agiles.

La distribution est une des plus belles que l’on ait vu sur la scène Châtelet depuis l’orientation « Musical » du theatre. Les trois rôles féminins notemment, sont inoubliables. La belle surprise vient de la belle performance de l’orchestre Pasdeloup, orchestre français qui montre qu’il peut avoir la vitalité et le swing neccessaire pour jouer cette musique, surtout quand il est placé sous la direction énergique et précise de Simon Lee. A ne pas rater donc, tant cette œuvre est rare sur le sol français.

Voici l’extrait « New-York, New-York », dans la version d’ »Own the town »  immortalisée par Gene Kelly :

« On the town », de Leonard Bernstein, mise en scène : Jude Kelly, jusqu »au 4 janvier 2009, 22,50 euros à 97,50 euros, Théâtre du Châtelet, 1, Place du Châtelet, Paris 4e, M° Châtelet.

Laurent Couson


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