Bavardages avec William Sheller dans le cadre de Chorus

19 mars 2011 Par Bérénice Clerc | 0 commentaires

William Sheller se fait hélas rare, le festival Chorus nous l’offre au Carré Bellefeuille de Boulogne Billancourt.

Un bel auditorium nous ouvre ses portes neuves, un piano à queue seul entre fumée et pénombre habite l’espace scénique.

Chacun de nous garde en tête une mélodie de Sheller, un rythme une pâte sonore personnelle où les mots taillés dans un français de luxe, brillent et émeuvent à merveille.

Musicien à la formation solide et classique, il décide de se lancer dans le rock et le pop malgré les réticences de son maître ancien disciple de Gabriel Fauré. Il se retrouve piégé dans les affres du Show Bizz et des médias avec Rock’n’dollars, moquerie faussement anglo-saxonne digne des plus beaux playbacks télévisés pour auditeurs ou adolescents crédules. Il décide de quitter tout ce monde absolument opposé à ce qu’est la musique et surtout à son niveau réel. Il revient avec le superbe album Nicolas, suivront d’autres perles, des scènes multiples, des orchestres symphoniques, des quatuors à cordes, des quintettes et des compositions sans mots. Il donne libre court à ses rêveries musicales, agrémentées de mots.

La lumière se baisse dans la salle comble, William Sheller entre en scène en costume chinois sobre et noir, il nous salut et se met au piano.

Il nous fait entrer dans son univers, commence à nous raconter comment il s’est retrouvé à chanter seul au piano, un jour où les frontières de l’Europe existaient encore, ses musiciens se virent confisquer leurs instruments, il dut assurer et se rendit compte de la différence de rapport avec le public induite par la proximité. Il décida ainsi de prendre la route et de raconter l’histoire de ses chansons. Nous sommes chez Wiliam Sheller, il nous raconte une partie de sa vie, de ses inspirations. Les premières notes de Je cours tous seul résonnent, le piano a un son dense, plein, la balance est juste et la salle parfaite pour ce type de concert. Les lumières sont très classe, sobre et varient selon les morceaux, la création est aussi belle que la musique. Le voyage entre chaque chanson est accompagnée de mots et de notes comme lancés pour soutenir ou accompagner le verbe, simplement. William Sheller parle de son enfance, lorsqu’il revient en France après des années aux USA, terre d’origine de son père dans le milieu du Jazz. Yvonne une voisine bretonne l’accueil, lui fait promener le chien. Chez elle l’odeur du poireaux écœure l’enfant qu’il est à l’époque, il ne veut surtout pas rester chez elle pour avoir à manger cette horreur malodorante. Un jour ses parents vont à un concert et le font dormir chez elle… Pour ce moquer elle lui dit qu’il ne reviendront jamais…il ironise nous dit qu’elle est responsable de multiples années de psychanalyse et surtout de l’idée de la superbe chanson Nicolas.

Les compositions de William Sheller sont exceptionnelles, elles laissent à penser qu’elles sont simples comme de la variété, mais vous entrainent dans un univers profond, riche, digne des plus grands compositeurs classiques. Du beau, du très beau piano, des mains agiles rythmées et soutenues par des textes fins, drôles, émouvant et justes. Une certaine mélancolie se dégage de l’univers Sheller, mais celle qui vous donne de l’énergie, de l’espoir de chanter encore et encore pour vivre, avancer le long de la vie parfois caillouteuse.

D’anecdotes en anecdotes il nous parle de son enfance. De retour en France où il découvre ses grands parents maternels. Sa grand-mère est ouvreuse au Théâtre des Champs Elysées et son grand père décorateur à l’opéra Garnier. Il rencontre ainsi l’univers classique, l’opérette et l’Opéra vu des coulisses au cœur de l’action. Il résume en trois phrases Madame Butterfly, fait rire le public et démarre sa version vue du Capitaine.

La poésie des mots simples nous emporte, nous captive, le piano sublime virevolte des Miroirs dans la boue, à Vienne de Barbara réarrangée en passant par Genève, pour croiser les Filles de l’aurore composée une nuit sans sommeil, Fier et fou de vous, Simplement, Loulou, Mon hôtel…

Un été au moment de la sieste lorsqu’il entendit un enfant hurler en boucle avec son ballon à la main « Maman est folle, maman est folle, maman est folle, maman est folle », il dut se lever pour composer la géniale Maman est folle.

Elvira est tellement riche et la composition ciselée exceptionnellement dure à jouer comme A Franchement Parlé ou les Machines absurdes sont jouées avec panache, brio et une simplicité déconcertante.

Un vrai concert où l’artiste est au centre, pour les bonnes raisons, la musique enivrante, des mots poétiques et porteurs, une belle lumière et une force fantastique comme une symphonie. Le public le rappelle encore et encore, il le dit « je n’allais pas partir sans vous la faire quand même ! » Un homme heureux ravit le public déjà conquit. Il ne manquait plus qu’un Vieux Rock’n’Roll pour faire chanter la salle à l’unisson et terminer ce moment de partage dans la joie et la bonne humeur.

Ces bavardages avec William Sheller furent plus qu’agréables, il tient salon autour de ses chansons, la ballade est belle, douce, sentimentale, drôle, forte, multicolore, unique et rare.

William Sheller nous laisse seul, il repart pour sa belle et calme campagne, mais nous gardons l’espoir qu’un album nous arrivera bientôt, riche de notes avec ou sans mot.


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire:

array(5) { [0]=> object(WP_Post)#5125 (25) { ["ID"]=> int(408852) ["post_author"]=> string(5) "46680" ["post_date"]=> string(19) "2015-07-24 15:15:58" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2015-07-24 13:15:58" ["post_content"]=> string(3244) "

Les fans du groupe grunge vont êtres ravis. Maggie Poukkula, fille d'un ami de Kurt Cobain, a publié sur Twitter, sans le savoir, les premières photos du concert de Nirvana. Des images inédites du groupe à ses débuts, il y a 28 ans...

[gallery ids="408865,408866,408867"]

Sans le savoir, Maggie Poukkula, une jeune américaine de 19 ans, a fait des heureux et ravivé par la même occasion la nostalgie des fans du groupe Nirvana. Comment ? En publiant le 16 juillet dernier sur son compte Twitter les photos du premier concert donné par le groupe de rock alternatif en 1987 à Raymond dans l’État de Washington, rapporte Le Figaro. C'est le père de la jeune fille, Tony Poukkula, qui fréquentait Nirvana à ses débuts, qui a pris les précieux clichés sur lesquels on retrouve Kurt Cobain plus blond et chevelu que jamais au chant et à la guitare, Krist Novoselic à la basse et Aaron Burckhard à la batterie (plus tard remplacé par Dave Grohl). Tony Poukkula s'invite même à la guitare sur quelques chansons.

 

"Je n'ai pas réalisé que c'était quelque chose d'historique"

Maggie Poukkula n'avait aucune idée de la valeur des images qu'elles a publié sur le réseau social. "Mon père me les a montrées il y a un certain temps, mais il n'a jamais dit ce qu'il se passait sur ces photos. Je l'ai découvert à cause de tous les articles. Je n'ai pas réalisé que c'était quelque chose d'historique. Je pensais que c'était juste des photos cools de mon père et de Kurt jouant ensemble", explique-t-elle au magazine Rolling Stone.

Publiées avec ce message "Pictures of my dad and Kurt Cobain playing together back in the day" ( les photos de mon père et Kurt Cobain jouant ensemble à l'époque), les clichés n'ont pas tardé à recevoir de nombreux messages de remerciements de la part de fans et à faire le tour du Web. Selon le magazine musical, une partie de la set list de ce concert est connue. Nirvana aurait joué deux reprises de Led Zeppelin ("Heartbreaker" et "How Many More Times"), ainsi que des démos de leurs premiers titres ("Aero Zeppelin", "Mexican Seafood", "Pen Cap Chew", "Hairspray Queen", "Spank Thru" et "If You Must").

Visuels : © Flick Creative Commons

" ["post_title"]=> string(67) "Les premières photos du concert de Nirvana dévoilées par une ado" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(64) "les-premieres-photos-du-concert-de-nirvana-devoilees-par-une-ado" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2015-07-24 15:15:58" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2015-07-24 13:15:58" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=408852" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [1]=> object(WP_Post)#5126 (25) { ["ID"]=> int(407411) ["post_author"]=> string(1) "5" ["post_date"]=> string(19) "2015-07-19 12:46:54" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2015-07-19 10:46:54" ["post_content"]=> string(2754) "

En tournée mondiale, l'auteur-compositeur et interprète newyorkaise était de passage à Madrid, au parc de la cité universitaire où se déroule un festival éclectique et en plein air : le Mad Gardens Festival. L'occasion de revisiter le riche répertoire d'une chanteuse, qui ne cesse de se renouveler.

[rating=5]

[gallery ids="407443,407442,407441,407440,407439,407438,407437"]

Blonde platine, cheveux tirés en arrière, l'élégance du noir qu'elle aime tant porter ("I never wear white"), Suzanne Vega entre en scène avec une grâce infinie, accompagnée par son guitariste, tandis que l'ingénieur son reste un peu dans l'ombre. Sa voix est aussi chaleureuse quand elle parle et quand elle change, et demeure inchangée depuis les années 1980.  De ce velours là, elle commente avec simplicité et en anglais  le programme très bien construit qu'elle nous livre ce 18 juillet 2014. Elle commence par quelques "vieilles chansons", avant de passer à de "nouvelles" extraite de son dernier album Tales from the Realm of the Queen of Pentacles  et qui sont très inspirées, l'une parlant de révélation mystique et l'autre  de la bataille de Jacob avec l'ange.

Après un passage par le titre neo-punk "Blood makes noise" qu'elle annonce comme bruyant (guitare électrique saturée), elle revient vers une "très vieille" et "très triste chanson que l'on trouve sur son premier album éponyme "The Queen and the Soldier". Moins triste et tout aussi rythmée "Dont' uncork what you can't contain" ("ne débouche pas ce que tu ne peux pas contenir") est aussi une leçon de sagesse...Puis elle revient vers un peu de nostalgie avec la magnifique ballade "Some journey" avant de présenter encore une fois ses musiciens et remercié Madrid pour son accueil chaleureux. Elle termine sur l'une de ses chansons phares "Luka", traduite en espagnol pour l'occasion et une reprise très électro-smoothe du son indémodable "Tom's dinner". Devant la ferveur des madrilènes, aussi élégants qu'elle dans leur chemises blanches en standing-ovation, la chanteuse revient seule en scène puis accompagnée pour deux chansons sur son premier amour, "Birth day", composée à 18 ans, et "In Liverpool" qui se demande ce qu'est devenu cet homme originel, 12 ans après... Elle termine sur une chanson qui parle de Grenade et d'amour à un public qui n'a pas envie de quitter sa voix soyeuse dans la nuit enfin un peu fraiche de la capitale espagnole....

https://www.youtube.com/watch?v=FLP6QluMlrg visuels : YH" ["post_title"]=> string(60) "[Live-Report] Suzanne Vega au Festival Mad Gardens de Madrid" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(58) "live-report-suzanne-vega-au-festival-mad-gardens-de-madrid" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2015-07-19 12:55:54" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2015-07-19 10:55:54" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=407411" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [2]=> object(WP_Post)#5127 (25) { ["ID"]=> int(404328) ["post_author"]=> string(3) "196" ["post_date"]=> string(19) "2015-07-15 11:00:25" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2015-07-15 09:00:25" ["post_content"]=> string(6525) "

Le Château Perché Festival, événement pluridisciplinaire axé sur la musique électro et les arts de rue Berlinois se tiendra pendant 24h non-stop les 15 et 16 août prochain dans un cadre idyllique proche de Clermont-Ferrand. À l'origine de ce projet, Samy El Moudni, jeune homme de 22 ans originaire de la ville du centre de la France. À un mois du lancement des hostilités, il nous éclaire sur ce projet de longue date qui voit enfin le jour.

[gallery ids="404336,404335,404339"]

Comment est né le Château Perché Festival ?

 J'ai voulu créer le CPF par un amour double. D'abord, pour l'Auvergne, ma région natale, j'ai grandi à Clermont-Ferrand avant de partir à Nice, Lille ou encore Berlin lors de mes études de commerce. Dès mon arrivée dans la capitale allemande j'ai rencontré un collectif d'électro en passe de construire un club et j'ai adoré cet univers techno. Six mois plus tard, je devais rentrer en France et j'ai voulu capitaliser sur mon expérience d'organisateur de soirées pour égayer et secouer la scène clermontoise, trop souvent décriée. Avant mon départ de Berlin, j'avais rencontré Katy, c'était ma seconde motivation pour créer le festival : avoir une activité en commun pour effacer les soucis géographiques d'une relation à distance. Elle fait désormais partie de l'association Amicale BPM que j'ai créé pour lancer le projet du Château Perché. Au total, nous sommes une équipe de cinq personnes réparties entre Berlin, Paris et Clermont !

Pourquoi le Château de Chazeron ?

 Il avait l’avantage d’être proche de Clermont-Ferrand et d’avoir une propriétaire ouverte d’esprit et très proche du milieu artistique. En plus d'être magnifique, chaque salle (une quinzaine environ) dispose d'un cachet exceptionnel de base que nous allons sublimer en amont du festival grâce à la participation d'artistes reconnus tels que ALLES Berlin ou d'autres plus locaux, mais tout autant ambitieux.

Parle-moi de la programmation musicale mais également des à-côtés :

Le gros point fort du festival c'est que le cadre du Château nous offre la possibilité de créer cinq Floors permettant de couvrir l'ensemble du spectre musical électro Berlinois. On passe d'une Minimal Techno, d'une noise techno à une acide techno, c'est en quelques sortes un voyage entre le Berghain, la Hammerhalle du Sisyphos en passant par le Griessmühle ou les soirées sauvages de Berlin. Le visiteur a véritablement le choix entre différentes ambiances musicales et visuelles. À l'instar de la salle d'arme qui proposera un floor en sous-sol de l'édifice ou encore de l'Open Air, un espace en plein air à flanc du château et situé juste à côté du labyrinthe. La House, la DeepHouse, la trap ou encore l'ambiant techno, on a décidé de varier les plaisirs et de créer des espaces variés. Milton Bradley, Mathias Horn, Jacques de Marseille, Milan Kobar, Octogone, Ksiopai ou le Camion Bazar, voici quelques noms des artistes qui se relaieront pendant les 24h de musique.

 À côté, les clubbers pourront avoir accès à un labyrinthe, un salon de tatouage ainsi qu'une salle de Fashion Design, un Food Market et des dizaines d'activités artistiques réparties sur tout le site.

Dans le communiqué de presse, il est dit que le festival a une ambition : "participer au rayonnement du patrimoine et de la richesse de l'Auvergne à l'international".  Quels sont les moyens mis en place pour ce rayonnement ? Qu'en est-il de l'aura actuelle du festival à l'étranger ?

 Le Festival, ancré dans la région et promouvant des artistes locaux a pour but de montrer sous différentes formes le patrimoine à l'international. Et pour cause, nous avons déjà des bus qui partent de Berlin et de Londres, d'autres parlent de venir en masse depuis la Suisse. Avec les outils de communication Facebook, on remarque que nos publications intéressent pas mal de pays d’Europe et du reste du monde. L'ironie du sort c'est que le Festival a une bien meilleure image dans les grandes villes européennes qu’en France. Le public est plus fin connaisseur à l’étranger. En France, le leadership des gros festivals a fait du mal. Désormais, si l'on ne voit pas de têtes d'affiche, les gens pensent que la bonne musique ne sera pas au rendez-vous. Ce qui en soit est parfaitement faux. En tous les cas, les berlinois et londoniens pètent un câble quand il voit les photos de notre château !

La France est le pays européen où le nombre de festivals est le plus important. En quoi le Château Perché Festival se démarque-t-il des autres événements ?

Le Château Perché Festival est un festival de taille réduite où l’expérience et la relation avec le participant pevent être soignées dans les moindres détails. De plus ce n’est pas un festival ou le public est parqué comme du bétail devant une scène. Ici, il voyage sans cesse dans l'environnement du Château de Chazeron, il s’émerveille et interagit avec lui. Avec le CPF, nous souhaitons offrir la possibilité au public de sortir du diktat des festivals français rassemblant des lines-up massifs et pensant que la techno s'appréhende comme le football. On propose de voir de vrais artistes underground. On est beaucoup plus proche du Fusion Festival (festival se déroulant sur un ancien camp militaire russe dans le nord de l’Allemagne, ndlr) que du Weather. Et pour avoir fait les deux, il n'y a pas photo. Le maître mot étant la liberté et c'est ce que l'on souhaite proposer au CPF.

https://www.youtube.com/watch?v=fbyj4AdBdPM

Plus d'informations sur la page Facebook du Festival.

" ["post_title"]=> string(118) "[Interview] Samy El Moudni, fondateur du Château Perché Festival : « j'ai voulu secouer la scène clermontoise »" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(101) "interview-samy-el-moudni-fondateur-du-chateau-perche-festival-jai-voulu-secouer-la-scene-clermontoise" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2015-07-15 15:51:17" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2015-07-15 13:51:17" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=404328" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [3]=> object(WP_Post)#5132 (25) { ["ID"]=> int(404111) ["post_author"]=> string(5) "46679" ["post_date"]=> string(19) "2015-07-09 19:07:06" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2015-07-09 17:07:06" ["post_content"]=> string(2585) "Disney, fort de son année plus que florissante, avec des blockbusters comme Cendrillon, Avengers : l'Ère d'Ultron et Jurassik Wolrd, réunissant plus de trois milliards de dollars au box-office, prépare un long-métrage narrant l'Histoire et la Vie du très célèbre Prince Charmant.  [gallery ids="404112,404113,404114"]

Les studios Walt Disney restent très discrets sur cette annonce et peu d'informations ont été dévoilées. C'est le scénariste Mattew Fogel, connu pour Tempête de boulettes géantes, qui signe ce projet. L'idée est de reprendre les plus beaux princes Disney, tels Floriant dans Blanche-Neige et les septs nains, Henri dans Cendrillon et Philippe de la Belle au Bois dormant, et de les assembler. Le projet, ambitieux, risque de poser problème par rapport à l'acteur. En effet, Henri a déjà un visage : celui de Richard Madden (aussi connu pour son rôle dans Game Of Thrones). Et les projets des prochains lives Disney risquent de réduire, de plus en plus, la liste des acteurs potentiels pour le rôle.

Néanmoins, le projet promet de satisfaire bien des fans des studios Disney. En effet, l'évolution, la vie et plus largement l'histoire des Princes Charmants est souvent inexistantes dans la plupart des dessins-animés, et même des lives Disney. Un souffle nouveau permettrait donc à Disney de réaliser le rêves de milliers d'enfants et d'adultes : découvrir la vie du Prince et comprendre qu'il n'a de charmant que son nom et son apparence. De plus, bousculer la traditionnelle histoire de princesse sauvée par le prince, permettrait de rompre avec un traditionalisme inhérent à Disney et de conquérir une audience encore plus large et complète que celle que les derniers lives, tels Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, Maléfique d'Angelina Jolie et Cendrillon de Kenneth Branagh.

Visuels : © Captures d'écran des différents princes Disney.

" ["post_title"]=> string(35) "Disney : Le Live du Prince-Charmant" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(33) "disney-le-live-du-prince-charmant" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2015-07-09 19:07:06" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2015-07-09 17:07:06" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=404111" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [4]=> object(WP_Post)#4854 (25) { ["ID"]=> int(404847) ["post_author"]=> string(5) "39273" ["post_date"]=> string(19) "2015-07-09 18:00:41" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2015-07-09 16:00:41" ["post_content"]=> string(4242) "

Une fièvre sauvage s'est emparée du Cabaret mercredi soir. Le concert affiche complet et dès 20h une foule compacte attend Travis Scott. C'est l'une des ses toutes premières dates à Paris. Invité par le Black Summer Festival, qui fait une belle place cet été aux musiques noires Funk, Soul, Reggae, Afrobeat, Blues et Hip-Hop, le jeune producteur et rappeur américain justifie la réputation qui le précède, livrant sur scène une performance exaltée.

[gallery ids="405073"]

L'ambiance est électrique dans la salle. Pas de première partie avant le concert de Travis Scott, mais la température commence à monter aux rythmes des tubes de Kanye West ou Chris Brown qui font danser la foule par vagues devant la scène vide. A 21h30, le Cabaret Sauvage est plein à craquer. Le DJ arrive enfin, balance quelques tubes et annonce le jeune prodige de 23 ans. Un grand mouvement de foule et des cris accueillent son entrée. Travis Scott est là, face à nous, droit, le visage levé, il dégage une force impérieuse. Défiant le monde, ardent et plein de rage, il est aussi d'une grande générosité sur scène, en contact direct avec le public. En s'adressant à nous, il lâche cette injonction : "If you're not here to dance and sweat, get off!". Dans l'air dense, nombreux sont ceux qui reprennent les refrains connus par coeur, hurlent, dansent, sautent et réagissent au quart de tour à chaque exhortation du MC. Sur le morceau Mamacita, Travis Scott alias la Flame retire son couvre-chef, s'accroche à une enceinte, soutenu par son garde du corps, se dressant debout au dessus du public.

"If you ready to loose your mind, hands up!" Déchainé, il va de tous les cotés de la scène, se jette dans la foule et bientôt se retrouve en caleçon blanc, torse nu. Entièrement emporté par sa musique, Travis Scott enchaîne les morceaux, assénant sa verve acérée au flow entrainant. Il donne tant qu'on en est étourdi. La chaleur est étouffante et l'effervescence palpable dans la salle, on lâche prise, il y a quelque chose de jouissif dans l'abandon des convenances qui règne ici. Et cela change des shows millimétrés des rappeurs venus tout droit des US faire leur tournée en Europe, sans âme, sans émotions. Seul bémol, les effets de "reverb" sur la voix du rappeur et les sons saturés, trop poussés, masquent son timbre. On a parfois l'impression que la performance domine le concert, que le show l'emporte sur la musique.

Originaire de Houston au Texas, Travis Scott, de son vrai nom Jacques Webster est signé chez les labels Grand Hustle, Epic et comme producteur chez GOOD Music, le label de Kanye West, depuis 2009. À l'age de 16 ans, il commence à composer des morceaux. Il forme le duo The Graduates avec son ami Christopher Jones. En 2009, ils sortent un EP sur Myspace. En 2010, Travis Scott forme le duo The Classmates avec OG CHE$$. Ils sortent ensemble les projets Buddy Rich et Cruis'n USA en 2011. Travis Scott produit tous les morceaux. Jeune protégé de Kanye West, grâce à son aide, il développe son premier EP solo, Owl Pharaoh, qui sort en mai 2013, il est ensuite signé sur son label. Malgré sa jeune carrière, Travis Scott a déjà collaboré avec des artistes tels que Meek Mill, Push Migos, Audio, John Legend, Ty Dolla $ign, Fredo Santana, Tinashe, Big Sean, Rick Ross, Birdman, Diddy, Trinité- James, 2 Chainz, Young Dro, Trae Tha Truth, Chuck Inglish, Hit- Boy, Pusha T et Major Lazer.

Visuel : Affiche du concert

Le Black Summer Festival, du 02 au 26 juillet 2015, quinzième édition du Festival d’été du Cabaret Sauvage.

" ["post_title"]=> string(54) "[Live report] Travis Scott enflamme le Cabaret Sauvage" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(52) "live-report-travis-scott-enflamme-le-cabaret-sauvage" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2015-07-10 11:18:34" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2015-07-10 09:18:34" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=404847" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } }