Bavardages avec William Sheller dans le cadre de Chorus

19 mars 2011 Par Bérénice Clerc | 0 commentaires

William Sheller se fait hélas rare, le festival Chorus nous l’offre au Carré Bellefeuille de Boulogne Billancourt.

Un bel auditorium nous ouvre ses portes neuves, un piano à queue seul entre fumée et pénombre habite l’espace scénique.

Chacun de nous garde en tête une mélodie de Sheller, un rythme une pâte sonore personnelle où les mots taillés dans un français de luxe, brillent et émeuvent à merveille.

Musicien à la formation solide et classique, il décide de se lancer dans le rock et le pop malgré les réticences de son maître ancien disciple de Gabriel Fauré. Il se retrouve piégé dans les affres du Show Bizz et des médias avec Rock’n’dollars, moquerie faussement anglo-saxonne digne des plus beaux playbacks télévisés pour auditeurs ou adolescents crédules. Il décide de quitter tout ce monde absolument opposé à ce qu’est la musique et surtout à son niveau réel. Il revient avec le superbe album Nicolas, suivront d’autres perles, des scènes multiples, des orchestres symphoniques, des quatuors à cordes, des quintettes et des compositions sans mots. Il donne libre court à ses rêveries musicales, agrémentées de mots.

La lumière se baisse dans la salle comble, William Sheller entre en scène en costume chinois sobre et noir, il nous salut et se met au piano.

Il nous fait entrer dans son univers, commence à nous raconter comment il s’est retrouvé à chanter seul au piano, un jour où les frontières de l’Europe existaient encore, ses musiciens se virent confisquer leurs instruments, il dut assurer et se rendit compte de la différence de rapport avec le public induite par la proximité. Il décida ainsi de prendre la route et de raconter l’histoire de ses chansons. Nous sommes chez Wiliam Sheller, il nous raconte une partie de sa vie, de ses inspirations. Les premières notes de Je cours tous seul résonnent, le piano a un son dense, plein, la balance est juste et la salle parfaite pour ce type de concert. Les lumières sont très classe, sobre et varient selon les morceaux, la création est aussi belle que la musique. Le voyage entre chaque chanson est accompagnée de mots et de notes comme lancés pour soutenir ou accompagner le verbe, simplement. William Sheller parle de son enfance, lorsqu’il revient en France après des années aux USA, terre d’origine de son père dans le milieu du Jazz. Yvonne une voisine bretonne l’accueil, lui fait promener le chien. Chez elle l’odeur du poireaux écœure l’enfant qu’il est à l’époque, il ne veut surtout pas rester chez elle pour avoir à manger cette horreur malodorante. Un jour ses parents vont à un concert et le font dormir chez elle… Pour ce moquer elle lui dit qu’il ne reviendront jamais…il ironise nous dit qu’elle est responsable de multiples années de psychanalyse et surtout de l’idée de la superbe chanson Nicolas.

Les compositions de William Sheller sont exceptionnelles, elles laissent à penser qu’elles sont simples comme de la variété, mais vous entrainent dans un univers profond, riche, digne des plus grands compositeurs classiques. Du beau, du très beau piano, des mains agiles rythmées et soutenues par des textes fins, drôles, émouvant et justes. Une certaine mélancolie se dégage de l’univers Sheller, mais celle qui vous donne de l’énergie, de l’espoir de chanter encore et encore pour vivre, avancer le long de la vie parfois caillouteuse.

D’anecdotes en anecdotes il nous parle de son enfance. De retour en France où il découvre ses grands parents maternels. Sa grand-mère est ouvreuse au Théâtre des Champs Elysées et son grand père décorateur à l’opéra Garnier. Il rencontre ainsi l’univers classique, l’opérette et l’Opéra vu des coulisses au cœur de l’action. Il résume en trois phrases Madame Butterfly, fait rire le public et démarre sa version vue du Capitaine.

La poésie des mots simples nous emporte, nous captive, le piano sublime virevolte des Miroirs dans la boue, à Vienne de Barbara réarrangée en passant par Genève, pour croiser les Filles de l’aurore composée une nuit sans sommeil, Fier et fou de vous, Simplement, Loulou, Mon hôtel…

Un été au moment de la sieste lorsqu’il entendit un enfant hurler en boucle avec son ballon à la main « Maman est folle, maman est folle, maman est folle, maman est folle », il dut se lever pour composer la géniale Maman est folle.

Elvira est tellement riche et la composition ciselée exceptionnellement dure à jouer comme A Franchement Parlé ou les Machines absurdes sont jouées avec panache, brio et une simplicité déconcertante.

Un vrai concert où l’artiste est au centre, pour les bonnes raisons, la musique enivrante, des mots poétiques et porteurs, une belle lumière et une force fantastique comme une symphonie. Le public le rappelle encore et encore, il le dit « je n’allais pas partir sans vous la faire quand même ! » Un homme heureux ravit le public déjà conquit. Il ne manquait plus qu’un Vieux Rock’n’Roll pour faire chanter la salle à l’unisson et terminer ce moment de partage dans la joie et la bonne humeur.

Ces bavardages avec William Sheller furent plus qu’agréables, il tient salon autour de ses chansons, la ballade est belle, douce, sentimentale, drôle, forte, multicolore, unique et rare.

William Sheller nous laisse seul, il repart pour sa belle et calme campagne, mais nous gardons l’espoir qu’un album nous arrivera bientôt, riche de notes avec ou sans mot.


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

array(5) { [0]=> object(WP_Post)#4870 (25) { ["ID"]=> int(496437) ["post_author"]=> string(5) "63850" ["post_date"]=> string(19) "2017-02-26 20:23:32" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2017-02-26 18:23:32" ["post_content"]=> string(5367) "

Derrière un titre minimal renvoyant l’œuvre artistique à un simple « produit de processus », Fruits of labour de Miet Warlop renferme une performance hyperactive, inventive et ingénieuse. Cette création— présentée au Théâtre de Vanves dans le cadre du 19e Festival Artdanthé — donne, le temps d’une petite heure, le la et le tempo du monde, à travers une partition théâtrale et musicale délicieuse et foutraque.

[gallery ids="496444"]

« Beyond the balcony of language »

Dès la très belle scène d’ouverture, Fruits of Labour prétend explorer les pouvoirs du non-verbal, en enjambant « le balcon du langage ». La musique fait partie de ce domaine, et la performance de Miet Warlop pourrait à ce titre s’apparenter à un concert qui brasserait de nombreux thèmes populaires, de la ballade pop au morceau de rock en passant par la chanson folklorique. Non sans humour, les musiciens se jouent constamment de ce qu’ils jouent, en ralentissant par exemple le tempo d’un titre de hard rock jusqu’à lui donner l’allure sonore d’un écoulement organique dégoutant, ou en disposant des tambours sous des écoulements d’eau. La musique est pour Miet Warlop un nouveau champ d’action, dont l’exploration participe de la performance elle-même.

Au-delà de leur talent musical, chaque performer maîtrise l’art du geste avec brio. Leurs allures respectives y sont pour quelque chose : Tim Coenen, batteur déjanté à l’œil ahuri, est une hybridation d’Iggy Pop, Francis Lalanne et Mads Mikkelsen. Les autres musiciens, aux allures de métalleux juvéniles exagérément chevelus, alimentent avec plaisir les clichés liés aux concerts de rock, du sourire ravageur à la pose provocante en passant par l’inévitable recoiffage de mèche rebelle. Musique et geste : autant d’éléments non-verbaux qui pourtant font sens, et sur lesquels Fruits of Labour nous invite à nous pencher pour en découvrir l’intérêt, la force et le potentiel.

Work in progress

Même lorsqu’ils ne sont pas occupés à jouer, les musiciens qui donnent vie à la performance de Miet Warlop sont affairés. Têtes baissées, cheveux tombant, pas rapide, ils arpentent le plateau dans l’urgence, et branchent, positionnent, activent et désactivent l’innombrable foule d’objets qui les environne. Les objets, comme les performeurs, sont en mouvement constant, à commencer par une sphère ivre qui roule sans fin sur scène, animée par un mouvement autonome et aléatoire. On devine dans le travail de l’artiste belge un intérêt pour ces matériaux bruts, pas ou peu transformés, que la main, mêlée à l’imagination, peut métamorphoser à sa guise. En témoigne la présence sur scène d’un gigantesque bloc de polystyrène, que la pensée des acteurs transforme tantôt en taureau, en crucifix ou en instrument de musique… D’étranges machines s’ajoutent enfin à cette nomenclature scénique, telles que des plateaux et piquets rotatifs, un cube lanceur d’eau colorée, une platine vinyle et son disque en plâtre…  La scène de Fruits of Labour est un atelier de travail débordant d’énergie, dans lequel chaque élément — humain ou non — renferme en puissance une multitude d’effets et de situations scéniques jubilatoires.

L'action comme remède

En invitant le monde à enjamber « le balcon du langage » au moyen d’un travail scénique survolté mêlant le théâtre d’objet et la performance musicale, Miet Warlop et ses compagnons de scène ouvrent un accès universel à la joie et au rire. Fruits of Labour est un « painkiller », pour reprendre le refrain d’une de leurs musiques : un remède aux maux, une porte d’accès à la joie pure et simple. Un message simple est délivré : l’action est le moteur de la vie. Le fruit du travail se suffit à lui-même, et constitue la source du bonheur. À sa manière, Miet Warlop fait résonner le magnifique avertissement de Bertolt Brecht dans Contre la Séduction :

La vie est à son comble : Elle n’est déjà plus prête.

Et après, il n’y a rien. Travaillez donc, crevez vous ! De quoi, encore, avez-vous donc peur ? Comme toutes les bêtes, vous mourrez Et après il n’y a rien.

" ["post_title"]=> string(77) "« Fruits of Labour » de Miet Warlop : le métronome détraqué du bonheur" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(64) "fruits-of-labour-de-miet-warlop-le-metronome-detraque-du-bonheur" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-02-27 13:03:16" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-02-27 11:03:16" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=496437" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [1]=> object(WP_Post)#4867 (25) { ["ID"]=> int(495791) ["post_author"]=> string(5) "58355" ["post_date"]=> string(19) "2017-02-23 11:50:53" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2017-02-23 09:50:53" ["post_content"]=> string(5331) "

Disponible depuis le mois d'octobre à Paris, GuestMe se propose comme un nouveau mode d'accès à la musique live. Par le biais d'un système d’abonnement sans engagement, l'amateur peut choisir à volonté dans un catalogue de concerts en last minute. Toute la Culture jette un oeil à cette nouvelle idée: coup de génie ou feu de paille?

[gallery ids="496162"]

La culture en formule abonnement, avec accès illimité, on connaissait déjà : sans parler des musées ou théâtres, c'est notamment la formule des célébrissimes cartes d'abonnement cinéma, mais c'est aussi le concept de Spotify et autres Deezer Premium pour la musique enregistrée. Est-ce un modèle transposable aux concerts? De prime abord, la dispersion des acteurs dans le domaine, la nature éphémère de ces événements, la rareté et le prix des (bonnes) places, semble inviter à en douter.

Tel n'est pas, cependant, le pari de Guillaume Lalu et Julien Bornstein, qui ont lancé GuestMe fin 2016. Le principe est très simple: contre un abonnement sans engagement de 33€/mois l'utilisateur du service aura un accès illimité à un catalogue de concerts sur Paris. Un petit algorithme peut venir se greffer sur le service, au choix de l'utilisateur, et vient alors se brancher sur les services de musique type Deezer, Spotify etc. pour recommander des concerts en phase avec les goûts de l'abonné. Particularité temporaire, le catalogue a commencé avec deux orientations principales, rock indé et musiques électroniques, mais il a vocation à s'étoffer. Particularité définitive: les places sont mises en ligne en last minute, J-3 avant le concert, à 10h tous les jours.

Que des idées très malignes, pour alimenter des envies un peu compulsives de musique (pour qui n'a pas d'enfants à la maison). Le côté last minute ne devrait pas dérouter les jeunes urbains, déjà habitués à la ruée sur les articles remisés des ventes privées virtuelles... au contraire, c'est habile de la part de GuestMe, qui peut espérer retrouver la même dimension addictive, le même besoin de se connecter le premier tous les matins pour se ruer sur les bonnes places... Quant à l'interconnection avec les services de streaming musical, il devrait beaucoup séduire. La société nous a assuré ne pas faire du business de data, et ne pas monétiser les informations collectées sur les goûts des utilisateurs...

Le principal avantage d'un service tel que celui-là, si on en croit le fonctionnement des cartes d'abonnement cinéma notamment, reste tout de même le plaisir de prendre des risques, et de découvrir des artistes inconnus, "parce que c'est déjà payé". De ce point de vue, il ne faudrait pas que l'algorithme enferme trop l'utilisateur dans ses préférences!

De même, il ne faudrait pas que le service s'arrête à des concerts dans des "petites" salles ou d'artistes ayant "du mal à remplir"... Certes, c'est ce qui permet la découverte, mais il faudrait aussi pourvoir s'offrir un beau concert sans prise de risque une fois de temps en temps, comme on peut aller voir un blockbuster avec sa carte ciné... Or, si on comprend bien le business model de GuestMe pour les "petits concerts" (qui peuvent être grands par la qualité, rien de dénigrant à cela!), les producteurs et diffuseurs ayant intérêt à remplir même à prix négociés, on imagine que GuestMe pourrait avoir des difficultés à proposer Rihanna, Metallica, Adele, Jay Z, etc. quand le prix de la place est au double de l'abonnement... GuestMe assure "travailler avec les productions dans une logique de partenariat global pour soutenir à la fois les artistes installés et les artistes en développement", mais il reste à voir si ce modèle est soutenable et si les "grosses" productions joueront le jeu, dans un système qui pourrait tout de même être gagnant-gagnant... surtout dans une ère où la rémunération des artistes et des maisons de disque ne se fait plus tant sur la musique enregistrée que sur le live, tant que la rémunération du streaming sera dérisoire.

Tout de même, les premiers concerts jusqu'ici offerts aux utilisateurs de GuestMe laissent bien augurer de la suite, avec de beaux noms comme Vitalic, Birdy Nam Nam, Nouvelle Vague, Jeanne Added, the Peacock Society Festival... Cela laisse rêveur: et si on tenait là, pour tout de même 396€ par an, la plus chouette façon d'occuper ses soirées libres? En tous cas, côté anglosaxon, Jukely, qui fonctionne sur le même modèle ou presque, a l'air de bien prendre. Il y a fort à parier que cela sera aussi le cas à Paris!

" ["post_title"]=> string(58) "GuestMe, le Deezer de la musique live pour les franciliens" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(57) "guestme-le-deezer-de-la-musique-live-pour-les-franciliens" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-02-23 12:07:14" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-02-23 10:07:14" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=495791" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [2]=> object(WP_Post)#4865 (25) { ["ID"]=> int(495843) ["post_author"]=> string(3) "196" ["post_date"]=> string(19) "2017-02-20 16:04:22" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2017-02-20 14:04:22" ["post_content"]=> string(4932) "

Le festival emblématique des cultures électroniques, la Peacock Society a investi de nouveau le Parc Floral pour une édition 2017 hivernale étendue sur deux jours. La programmation mêlait tous les genres de l’électro pour satisfaire un large public venu en masse. Et celui-ci n’a pas été déçu. Live-report.

[gallery ids="495850"]

La nuit du vendredi était déjà sold out bien avant que les halles du parc Floral résonnent sous les basses des DJs. Il faut dire que le line-up ne laissait indifférent personne du côté des amateurs de musiques électroniques. Et en ce premier soir, il a même fallu faire des choix cruciaux pour se mettre en appétit : la Warehouse avec la techno industrielle de Paula Temple et de l’islandais Bjarki ou la Squarehouse avec les sonorités house et funk de Fatima Yamaha, Floating Points et du grand Larry Heard. Nous avons fait le choix d'ouvrir les hostilités loin des BPM élevés pour un décollage parfaitement maitrisé. Et le live de Fatima Yamaha n’a pas déçu, il n’y avait qu’à tendre l’oreille et sentir les décibels quadrupler de volume lors de « What’s A Girl To Do », le morceaux phare du hollandais. Toujours très mélodieux, Floating Points a continué à assurer le show de la Squarehouse pendant une bonne heure trente.

https://www.youtube.com/watch?v=OZr-9I9VtLU

Mais les choses ont réellement changé avec l'arrivée de Larry Heard, le boss de la House made in Detroit qui n’avait pas visité la capitale depuis 7 ans. Et il lui a fallu peu de temps pour mettre tout le monde d'accord : c'est lui le boss. Assez de house, il est temps de monter un peu plus haut en orbite. Et sans surprise, les beats entrainants de Planetary Assault Systems n’ont pas tardé à nous faire décoller. Dans une Warehouse bondée, la foule s'excite de plus en plus et se déchaine. Il est déjà 5h du matin quand Ben Klock, qu’on ne présente plus, arrive pour terminer le travail et envoyer tout le monde sur Pluton avec un set qui frappe très très fort. Comme à son habitude, les BPM montent très hauts, il balance son classique « Subzero » avant de nous surprendre lors d’un final de haute voltige. Il est temps d’aller se reposer les jambes, la nuit 2 s’annonce aussi lourde.

https://www.youtube.com/watch?v=5IrHzrg4qdQ

Quelques heures de sommeil plus tard, nous voilà de retour au Parc Floral. Pour ceux qui craignaient de s’endormir sur place, il fallait sans aucun doute rester sur la Warehouse et se faire réveiller en puissance par les beats acharnés de Modeselektor. Mais avant cela, Seth Troxler avait ouvert le bal avec un set techno saupoudré d’une touche house directement venue de Detroit. Le trio Agents of Time a quant lui livré un set live qui a été d’une grande qualité. Belle surprise pour ce mélange à la techno mélodique entrainant la foule dans une transe jouissive grâce à des jeux de lumière hypnotiques. La bonne humeur était donc au rendez-vous toute la nuit et malgré la fatigue qui se faisait de plus en plus ressentir, elle a perduré jusqu’en clôture du Peacock Society Festival grâce au set hybride des allemands de Âme 2 Âme.

https://www.youtube.com/watch?v=PLdxbnfQGNU

Outre les deux scènes, le Peacock Festival c’est aussi un package bien garni comme des coins chill, mais aussi un corner pour se faire nettoyer les pompes (oui oui !) ou piquer une tête dans un bain bouillant pour les plus courageux (oui oui bis) et également un ciné-club et des conférences ! Si l’on devait noter quelques points négatifs concernant les questions pratiques : un seul point d’eau à déclarer et qui plus est à l’autre bout de la Warehouse, pas très pratique tout ça, surtout quand on regarde le tarif des boissons aux bars… Une nouvelle édition maîtrisée qui nous donne déjà envie d’être en été pour la version estivale, sans se cailler les miches dans le bois de Vincennes.

Visuel © Peacock Society

" ["post_title"]=> string(95) "[Live Report] « Peacock Society Festival 2017 », un beau week-end sous le signe de l'électro" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(84) "live-report-peacock-society-festival-2017-un-beau-week-end-sous-le-signe-de-lelectro" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-02-20 20:47:08" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-02-20 18:47:08" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=495843" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [3]=> object(WP_Post)#4864 (25) { ["ID"]=> int(494795) ["post_author"]=> string(5) "69242" ["post_date"]=> string(19) "2017-02-10 00:07:07" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2017-02-09 22:07:07" ["post_content"]=> string(4811) "

Ce mercredi 8 février à Saintes, l'Orchestre des Champs-Elysées, son chef Philippe Herrewerghe et le pianiste Eric Lesage ont donné la dernière partie du "Herrewerghe Beethoven projekt #4", avant de présenter l'intégrale de Beethoven en mars prochain à Paris. Une prestation qui a su donner aux deux pièces des couleurs nouvelles, sur des instruments d'époque.

C’est un avant-goût à la fois atypique et très convaincant que l’Orchestre des Champs-Élysées a présenté ce mercredi 8 février à l’Abbaye aux Dames, à Saintes. Avant d’interpréter l’intégralité de l’œuvre de Beethoven à Paris le mois prochain (sur plusieurs soirées s'étalant du 14 au 18 mars), les musiciens dirigés par Philippe Herreweghe ont accompagné le soliste Éric Lesage au piano pour « L’Empereur », concerto n°5 op. 73 en Mi b Majeur, avant de retrouver une formation symphonique seule pour la 8ème symphonie en Fa Majeur, op. 93.

Comme à son habitude, c’est sur des instruments d’époque que l’orchestre a travaillé pour interpréter des œuvres datant de 1808-1809 pour le dernier des 5 concertos pour piano du compositeur, et de 1811 pour la symphonie. Avec seulement quelques années de retard sur l’époque de la composition de la pièce, le son clair et droit du piano d’Éric Lesage a servi le concerto éclatant dit « de L’Empereur ». Si l’on sent que l'instrument de 1856 exige un travail particulier pour équilibrer le dialogue avec l’orchestre, son timbre peu habituel a donné à l’ensemble un caractère surprenant mais captivant. La conversation délicate du soliste et de l’harmonie dans le très doux second mouvement du concerto a d' ailleurs rendu compte de la capacité de métamorphose sonore du piano, sous les doigts du reconnu Éric Lesage. Et c’est par un bis en hommage à Robert Schumann que le pianiste a répondu à l’enthousiasme d’un public conquis en interprétant le "Davidsbündlertänze" du compositeur, op. 6, créé il y a 180 ans.

dsf2510-accent-tonique-saintes-08-02-17Si l’équilibre entre soliste et orchestre fonctionnait parfaitement dans ce premier temps, s’adoptant à l’acoustique de l’abbatiale de l’Abbaye aux Dames, on a tout de même senti comme d’heureuses retrouvailles lorsque les musiciens ont à nouveau adopté leur formation initiale pour la très enjouée symphonie n°8. Peut-être parce que la pièce est elle-même éclatante, peut-être parce que l’Orchestre des Champs-Élysées fête ses 25 ans cette année ; toujours est-il que le concert et surtout cette deuxième partie étaient de ceux qui témoignent d’une certaine habitude de travail entre les musiciens et offrent résultat extrêmement cohérent et envoûtant. Sous la baguette plutôt accompagnatrice que réellement directive du grand chef d’orchestre belge, le caractère assez constant de la pièce de Beethoven (vive de bout en bout, avec un second mouvement qui ne se laisse pas ralentir) n’a pas empêché l’orchestre de proposer une interprétation pleine de contrastes, pour le plus grand plaisir d’un public une nouvelle fois ravi. Car cette 8ème symphonie a bien pour particularité d’enchaîner en douceur les mouvements, Beethoven y transformant ainsi les traditionnelles césures internes en enchevêtrements de sons et de timbres pour glisser d'une partie à l'autre. Opérées avec grâce dans le prolongement des gestes du chef, ces transitions nous indiquent justement que c'est peut-être avant tout la maîtrise de l’énergie émanant de l’Orchestre des Champs-Élysées que l’on apprécie le plus dans ce concert. Et Philippe Herreweghe de souligner gaiement cet aspect en interrompant par deux fois le bis final avant de trouver le tempo le plus satisfaisant à ses yeux pour le second mouvement de la 8ème symphonie.Une très belle invitation à aller écouter l'intégrale en mars !

visuel : images du concert ©Accent Tonique

" ["post_title"]=> string(107) "Herrewerghe Beethoven projekt #4 : L'Orchestre des Champs-Elysées donne de nouvelles couleurs à Beethoven" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(101) "herrewerghe-beethoven-projekt-4-lorchestre-des-champs-elysees-donne-de-nouvelles-couleurs-a-beethoven" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-02-10 12:27:15" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-02-10 10:27:15" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=494795" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } [4]=> object(WP_Post)#4398 (25) { ["ID"]=> int(494648) ["post_author"]=> string(3) "190" ["post_date"]=> string(19) "2017-02-09 23:51:54" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2017-02-09 21:51:54" ["post_content"]=> string(3721) "

Le samedi 4 février dernier, Bandai-Namco a fait plaisir à ses fans français avec son premier concert Orchestral Memorises dans la mythique salle Pleyel. Pour l'occasion, les deux compositeurs emblématiques de la firme, Motoi Sakuraba et Go Shiina, ont fait le déplacement à Paris.

[caption id="attachment_494672" align="alignnone" width="625"]motoi Motoi Sakuraba[/caption]

Devant un parterre électrique presque plein, 80 artistes, dont des choristes, une soliste, et un orchestre symphonique ont interprété pendant plus d'une heure et demie les musiques des plus grandes licences de Bandai-Namco : Ace Combat, Tekken, Tales of Zestiria, Tales of Symphonia, Dark Souls font partie des plus représentées.

[caption id="attachment_494673" align="alignnone" width="625"]Go Shiina Go Shiina[/caption]

Le concert en deux parties a été entrecoupé d'apparitions des deux compositeurs qui se sont adonnés avec plaisir au jeu des interviews sous les applaudissements nourris du public.

20170204_202142

Les interprétations vigoureuses et enjouées de l'orchestre, mené par la dynamique chef d'orchestre, ont enthousiasmé le public malgré quelques flottements (imputables à la première), notamment un son amplifié surprenant pour un concert symphonique live, une projection HD pas toujours très nette et un éclairage très jaune donnant des allures de Pacman aussi bien à l'avant scène de l'orchestre qu'au public. Mais qu'importe, ce premier concert de la première tournée européenne s'est avéré très agréable et à littéralement transporté le public, heureux de retrouver ses thèmes favoris et de voir les célèbres compositeurs en chair et en os.

Toute La Culture a eu la chance de rencontrer Messieurs Motoi Sakuraba et Go Shinna dont nous vous livrons ici-même les interviews :

Interview Motoi Sakuraba lors du concert... par SB-Paris Interview Go Shiina lors du concert Orchestral... par SB-Paris Visuels : © Sandra BERNARD" ["post_title"]=> string(107) "Orchestral Memorises un premier concert Bandai Namco prometteur en présence de Motoi Sakuraba et Go Shiina" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(106) "orchestral-memorises-un-premier-concert-bandai-namco-prometteur-en-presence-de-motoi-sakuraba-et-go-shiina" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-02-09 23:51:54" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-02-09 21:51:54" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(35) "http://toutelaculture.com/?p=494648" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["post_category"]=> string(1) "0" } }