Bavardages avec William Sheller dans le cadre de Chorus

19 mars 2011 Par Bérénice Clerc | 0 commentaires

William Sheller se fait hélas rare, le festival Chorus nous l’offre au Carré Bellefeuille de Boulogne Billancourt.

Un bel auditorium nous ouvre ses portes neuves, un piano à queue seul entre fumée et pénombre habite l’espace scénique.

Chacun de nous garde en tête une mélodie de Sheller, un rythme une pâte sonore personnelle où les mots taillés dans un français de luxe, brillent et émeuvent à merveille.

Musicien à la formation solide et classique, il décide de se lancer dans le rock et le pop malgré les réticences de son maître ancien disciple de Gabriel Fauré. Il se retrouve piégé dans les affres du Show Bizz et des médias avec Rock’n’dollars, moquerie faussement anglo-saxonne digne des plus beaux playbacks télévisés pour auditeurs ou adolescents crédules. Il décide de quitter tout ce monde absolument opposé à ce qu’est la musique et surtout à son niveau réel. Il revient avec le superbe album Nicolas, suivront d’autres perles, des scènes multiples, des orchestres symphoniques, des quatuors à cordes, des quintettes et des compositions sans mots. Il donne libre court à ses rêveries musicales, agrémentées de mots.

La lumière se baisse dans la salle comble, William Sheller entre en scène en costume chinois sobre et noir, il nous salut et se met au piano.

Il nous fait entrer dans son univers, commence à nous raconter comment il s’est retrouvé à chanter seul au piano, un jour où les frontières de l’Europe existaient encore, ses musiciens se virent confisquer leurs instruments, il dut assurer et se rendit compte de la différence de rapport avec le public induite par la proximité. Il décida ainsi de prendre la route et de raconter l’histoire de ses chansons. Nous sommes chez Wiliam Sheller, il nous raconte une partie de sa vie, de ses inspirations. Les premières notes de Je cours tous seul résonnent, le piano a un son dense, plein, la balance est juste et la salle parfaite pour ce type de concert. Les lumières sont très classe, sobre et varient selon les morceaux, la création est aussi belle que la musique. Le voyage entre chaque chanson est accompagnée de mots et de notes comme lancés pour soutenir ou accompagner le verbe, simplement. William Sheller parle de son enfance, lorsqu’il revient en France après des années aux USA, terre d’origine de son père dans le milieu du Jazz. Yvonne une voisine bretonne l’accueil, lui fait promener le chien. Chez elle l’odeur du poireaux écœure l’enfant qu’il est à l’époque, il ne veut surtout pas rester chez elle pour avoir à manger cette horreur malodorante. Un jour ses parents vont à un concert et le font dormir chez elle… Pour ce moquer elle lui dit qu’il ne reviendront jamais…il ironise nous dit qu’elle est responsable de multiples années de psychanalyse et surtout de l’idée de la superbe chanson Nicolas.

Les compositions de William Sheller sont exceptionnelles, elles laissent à penser qu’elles sont simples comme de la variété, mais vous entrainent dans un univers profond, riche, digne des plus grands compositeurs classiques. Du beau, du très beau piano, des mains agiles rythmées et soutenues par des textes fins, drôles, émouvant et justes. Une certaine mélancolie se dégage de l’univers Sheller, mais celle qui vous donne de l’énergie, de l’espoir de chanter encore et encore pour vivre, avancer le long de la vie parfois caillouteuse.

D’anecdotes en anecdotes il nous parle de son enfance. De retour en France où il découvre ses grands parents maternels. Sa grand-mère est ouvreuse au Théâtre des Champs Elysées et son grand père décorateur à l’opéra Garnier. Il rencontre ainsi l’univers classique, l’opérette et l’Opéra vu des coulisses au cœur de l’action. Il résume en trois phrases Madame Butterfly, fait rire le public et démarre sa version vue du Capitaine.

La poésie des mots simples nous emporte, nous captive, le piano sublime virevolte des Miroirs dans la boue, à Vienne de Barbara réarrangée en passant par Genève, pour croiser les Filles de l’aurore composée une nuit sans sommeil, Fier et fou de vous, Simplement, Loulou, Mon hôtel…

Un été au moment de la sieste lorsqu’il entendit un enfant hurler en boucle avec son ballon à la main « Maman est folle, maman est folle, maman est folle, maman est folle », il dut se lever pour composer la géniale Maman est folle.

Elvira est tellement riche et la composition ciselée exceptionnellement dure à jouer comme A Franchement Parlé ou les Machines absurdes sont jouées avec panache, brio et une simplicité déconcertante.

Un vrai concert où l’artiste est au centre, pour les bonnes raisons, la musique enivrante, des mots poétiques et porteurs, une belle lumière et une force fantastique comme une symphonie. Le public le rappelle encore et encore, il le dit « je n’allais pas partir sans vous la faire quand même ! » Un homme heureux ravit le public déjà conquit. Il ne manquait plus qu’un Vieux Rock’n’Roll pour faire chanter la salle à l’unisson et terminer ce moment de partage dans la joie et la bonne humeur.

Ces bavardages avec William Sheller furent plus qu’agréables, il tient salon autour de ses chansons, la ballade est belle, douce, sentimentale, drôle, forte, multicolore, unique et rare.

William Sheller nous laisse seul, il repart pour sa belle et calme campagne, mais nous gardons l’espoir qu’un album nous arrivera bientôt, riche de notes avec ou sans mot.


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Impétueux et impertinent, l’ex-membre de l'emblématique groupe The Libertines a galvanisé une foule émue de retrouver la fougue libertaire du rockeur, pour le deuxième concert après la réouverture de la salle.

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5 secondes. C’est le temps qu’aura duré la minute de silence pour entamer ce concert, quelques jours après que Sting ait fait la réouverture après les attentats du 13 novembre 2015. Quelques grains de sablier silencieux coupés par une Marseillaise sur fond de violon grinçant, entonnée en français, bien sûr, par un Pete Doherty très en forme. Un hymne français à l’arrache, balancé comme un doigt d’honneur amoureux, façon Gainsbarre. Le sale gosse du rock anglais ne fait rien comme tout le monde et compte bien le prouver ce soir.

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Le leader des Babyshambles enchaîne en titubant joyeusement avec l’émouvant titre « I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone) », extrait de son nouvel album The Hamburg Demonstrations. Pete Doherty poursuit son show débridé avec « Last of the English Roses ».

https://www.youtube.com/watch?v=8NgAJuE0WSQ

Si le public reste sur la réserve les premiers instants, quelque peu crispé par l’émotion de retrouver le Bataclan vibrant de basses et de larsens, l’arrivée sur scène de Carl Barât, légendaire membre des Libertines, exalte définitivement le public.

Jets de guitare, crachat de roses et coups de micro

Avec le titre « Up the Bracket », la foule bascule dans un beau bordel typique des plus grands concerts signés Doherty. Ce dernier frappe les cymbales à coup de micro, balance à de nombreuses reprises sa guitare dans le public, engouffre une rose rouge dans sa bouche pour recracher en confettis les pétales sur son batteur. Ce foutraque enchante les spectateurs avides de lâcher prise et de cette folie libertaire si chère à Pete Doherty. Si on plaint largement le roadie qui passe son temps à courir derrière le chanteur pour récupérer le matériel qu’il casse, jette et abandonne dans la fosse , une fièvre contagieuse se répand indéniablement. Pete Doherty chante à côté du micro, pas toujours juste mais s’en fout complètement et le public aussi. Il est là pour nous balancer à la gueule ses tripes avinées, sa mélancolie tremblante. Et c’est bien ce qu’on attendait pour cette réouverture ; l’esprit libre, crasseux et imparfait de son punk rock touchant.

« Fuck Forever Terrorism »

La sueur perlant abondement sur son débardeur transparent enfermé dans des bretelles so british, Pete Doherty brandit un drapeau français sur lequel on peut lire « Fuck Forever Terrorism ». A moitié balbutiant, l’ex-Libertines livre alors des titres puissants tels que « Flags from the Old Regime » ou « The Whole World is Our Playground ». Durant le concert, Pete Doherty embrasse le torse de son guitariste, sur lequel on peut lire le nom de Nick Alexander, vendeur de merchandising mort au Bataclan.

Pete Doherty au Bataclan

En hommage aux victimes, il joue avec beaucoup d’émotion le morceau « Hell to Pay at the Gates of Heaven », écrit après les évènements du 13 novembre. Pete Doherty confiait lors d’un entretien donné au NME, avoir été choqué par la jeunesse des terroristes. « Quand tu as la foi et des convictions, tu t'y investis autant qu'un gars obsédé de guitares », expliquait-il. « Come on boys, choose your weapons, J-45 (Gibson) or AK-47 ? », hurle-il dans un cri rageux qui ne laisse personne indifférent. Deux jeunes femmes se serrent l’une contre l’autre, en pleurs, tandis que des amoureux s’embrassent à pleine bouche.

En apothéose, et après des rappels insistants, Pete Doherty achève de requinquer les esprits rock avec l’emblématique « Fuck Forever » des Babyshambles. L’enfant terrible de la scène anglaise livrait ce soir-là un message d’une résonnance fondamentale en ces murs fragilisés. L’idée d’un éternel ado au visage perdu, chancelant, incertain, mais toujours prêt à « montrer son cul » pour dire ce qu’il pense et fait ce qu’il veut.

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Le 9 novembre dernier, la chanteuse lyrique finlandaise Tarja Turunen s’est produite au Casino de Paris à l’occasion de la tournée promotionnelle de son nouvel album « The Shadow Self ». L’ex-chanteuse de « Nightwish » semble mener une belle carrière solo et les fans répondent toujours au rendez-vous. Malgré une baisse de la fréquentation des salles de spectacle en France, la chanteuse parvient à faire déplacer les foules avec son « Shadow Tour ».

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Non pas un mais deux groupes ont assuré la première partie : les Suisses « The Shiver » et les Italiens « Sinheresy ». Comme le groupe de Tarja, « The Shiver » a été créé en 2005, mais la ressemblance s’arrête là car on est loin des standards du métal symphonique. Les Suisses envoient plutôt du bon son rock, ce qui n’est pas déplaisant. Par contre, le second groupe, « The Sinheresy », s’inscrit bel et bien dans la veine du métal symphonique. Les Italiens ont enflammé la salle, pas vraiment par leur répertoire plutôt classique, mais grâce à l’énergie de leurs deux chanteurs : Cécilia Petrini et Stefano Sain.

Ce n’est qu’après 1h45 d’attente que Tarja est enfin montée sur scène. La salle s’étant remplie au fur et à mesure, cela n’est guère étonnant. Heureusement que les deux groupes de première partie de soirée ont rempli avec brio leur mission en réchauffant l’ambiance crescendo. Mais l’attente a été vite oubliée tant la joie de la chanteuse faisait plaisir à voir et à entendre. L’entente et la bonne humeur qui règne au sein du groupe sont assez communicatives.

En pleine promotion de nouvel album « The Shadow Self », celle-ci a ouvert le concert sur une des chansons de ce dernier : « No bitter end ». Le tempo rapide et rock de celui-ci convenait parfaitement à une ouverture de parfait concert.

Le troisième morceau, « Demons in you », avait de quoi en dérouter plus d’un, par son mélange de sons de basse presque funky et ses accents jazzy.

Chaque chanson a son propre univers et entre en résonnance avec les préoccupations de Tarja. C’est dans cet esprit qu’elle a écrit « Calling from the wild », une ode à notre planète.

Retour aux sources avec « The living end », une ballade aux influences celtiques et le medley reprenant des titres phares de sa carrière de chanteuse du groupe « Nightwish ».

Certains morceaux laissent aussi transparaître l’influence classique de la chanteuse, qui s’est essayée au chant classique dès le lycée. « Innocence » est un morceau à la fois sombre et dramatique, introduit par une partition au piano de Chopin. Il fait écho à la ballade symphonique « Love to hate », dans laquelle on retrouve le même piano. « I walk alone » est un clin d’œil au « Requiem » de Mozart. « Victim of riual », une chanson complexe et audacieuse, mêle à la fois les percussions du « Boléro » de Maurice Ravel aux explosions de heavy metal. Elle met aussi extrêmement bien en valeur la voix de soprano de Tarja lors des refrains a capella.

Le concert donné au Casino de Paris est donc à l’image de la chanteuse. À 39 ans, elle demeure une artiste inclassable, qui ne souhaite pas s’enfermer dans un style musical en particulier. Elle préfère se confronter à différents genres musicaux et expérimenter de nouvelles choses avec plus ou moins de succès, y compris au sein d’un même album. Déconcertant, ce parti pris laisse ses fans dans une perpétuelle incertitude quant au contenu de ses albums, ce qui a un côté grisant. Comme des enfants qui déballent avec frénésie leurs cadeaux, à chaque nouveau disque, on découvre de nouvelles surprises, bonnes ou mauvaises.

« The Shadow Tour » et l’album « The Shadow Self » s’adressent donc à des personnes qui acceptent de sortir des standards du métal symphonique pour s’initier à d’autres genres.

Play list :

Morceaux extraits de son dernier album « The Shadow Self » : « No bitter end », « Demons in you », « Calling from the wild », « Love to hate », « The living end », « Too many », « Undertaker » et « Innocence ».

Morceaux extraits de son précédent album « Colours of the dark » : « 500 letters », « Lucid dreamer », « Until silence », « Mystique voyage » et « victim of ritual ».

Morceaux extraits de l’album « What lies beneath » : « Until my last breath ».

Morceaux extraits de « The brightest void » : « House of wax ».

Morceaux extraits de son premier album « My winter storm » : « The reign », « I walk alone » et « Die alive ».

Morceaux extraits des albums de Nightwish : « Tutankhamen », « Ever dream », « The ridder » et « Slaying the dreamer ».

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Dans un modeste tweet posté sur son compte, Sting a annoncé l'événement officiel qui fera finalement la réouverture de la salle de spectacle parisienne, désormais marquée du souvenir de l'attentat meurtrier qui a blessé plus d'une centaine de spectateurs le soir du 13 novembre 2015. Le concert de l'ex-chanteur du groupe Police sera donc le premier d'une série de spectacles, dont celui de Pete Doherty, le 16 novembre, Marianne Faithfull, qui a déjà fait part de son intention d'écrire une chanson commémorative, mais aussi Youssou N'Dour, Yael Naim et FFF.

Hormis cette récente nouvelle, les responsables du Bataclan se sont faits discrets et n'ont pas organisé à ce jour de rassemblement majeur à l'approche de la date fatidique. La salle a été rénovée durant l'année et s'est dotée d'une nouvelle devanture, plus épurée, dévoilée depuis peu. L'équipe du Bataclan a simplement fait savoir qu'ils souhaitaient garder « l'esprit festif et populaire » qui a toujours été celui du lieu.

Les réactions, en revanche, semblent mitigées. Certaines victimes voient en cette réouverture un manque de délicatesse vis à vis du drame qui a été le leur, et pointent la précipitation du Bataclan, déterminé selon eux à rouvrir ses portes un an après la tuerie. Ce matin, un homme endeuillé réagissait à l'article de nos confrères du Monde : « C'est un scandale » commente t-il, « J'avais du sang jusqu'aux mollets […] C'est génial d'aller à un concert dans un lieu où le sang n'est pas encore sec, ou les blessures psychologiques et physiques sont toujours et resteront présentes. Super le devoir de mémoire. Hallucinant la société ou l'on vit. » . Un autre internaute lui répond : « Ne vous inquiétez pas, personne ne voudra revenir dans cette salle au passé macabre. ». A ces propos, s'ajoutent les réactions moins affectées de ceux qui souhaitent tourner la page dignement et approuvent la décision de la célèbre salle de spectacle, comme le prouve cet autre commentaire qui succède aux précédents : « Bonne nouvelle : bon groupe, belle scène. On tourne la page mais jamais on vous oubliera. Courage aux familles. ».

Bien que divisée, ce qui résulte de cette annonce matinale pour la population française est un désir commun de recueillement, de considération des victimes par l’État et de lucidité quant à la mémoire des événements du 13 novembre. La recette du concert de Sting, qui se tiendra le samedi 12 novembre prochain sur la scène du Bataclan, sera reversée aux associations « Life For Paris » et « 13 Novembre : Fraternité et Vérité ».

Visuel : © CC Lionel Urman - Wikipédia.org

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Grâce à Toute La Culture gagnez deux places pour le concert de The Arrs le 10 novembre à Orléans. Pour participer, rien de plus simple : il suffit de remplir le formulaire en bas de page. 

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Après une prestation survoltée au Hellfest 2016, les patrons du metal hardcore hexagonal, The Arrs continuent leur tournée 2016 au rythme de leur nouvel opus, Khrónos (Verycords/Warner). Plus extrême musicalement mais résolument moins sombre dans ses textes, le groupe explore les mystères du temps au rythme d’un hardcore puissant et ses textes pertinent qui ont fait sa réputation. Une hargne positive redoutablement efficace!

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