[Cannes 2016, Quinzaine] « Wolf and Sheep », courte évasion en terres afghanes

16 mai 2016 Par Hugo Saadi | 0 commentaires

À 26 ans, l’afghane Shahrbanoo Sadat signe un premier film original mais qui trouve rapidement ses limites. La mise en scène de Wolf and Sheep, la sincérité des jeunes acteurs et les paysages rendent la séance agréable à suivre. Une entrée en matière satisfaisante, mais loin d’être complètement convaincante.

Note de la rédaction :

Pendant près d’1h30, le spectateur est plongé dans les montagnes arides d’Afghanistan aux côtés de villageois et notamment des jeunes enfants bergers. C’est bel et bien ce qui intrigue le plus dans Wolf and Sheep : cette mise en avant de la jeunesse dans la vie quotidienne, une jeunesse vue par les parents comme une force de travail. Les comparaisons financières ne manquent pas : un gamin perd un œil dans un accident de jeu, le père demande un boeuf en compensation tandis que la valeur estimée des jeunes filles se montent à 9 boeufs. Les parents sont donc relégués au second plan et le film se focalise essentiellement sur les bergers. Éviter que les moutons se fassent dévorer par les loups : c’est la tâche qui les occupe toute la journée.

Mais voilà, le film tourne rapidement en rond et manque cruellement d’enjeux. Les chamailleries des enfants et leurs discussions atteignent leurs limites. On dénote tout de même une certaine critique de la société afghane et notamment des mariages jeunes, mais finalement le film se regarde plus sous forme documentaire que fiction. Les jeunes acteurs non professionnels jouent leurs propres rôles renforçant le réalisme. Enfin, les beaux paysages des montagnes font voyager l’esprit le temps d’un court séjour au sein de villages coupés du monde.

Visuels © DR

« Wolf and Sheep », un film de Shahrbanoo Sadat, drame danois, 1h26. Prochainement au cinéma.


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