[Critique] « Arrêtez-moi là » : Réda Kateb aux prises avec la machine de l’injustice

4 janvier 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Ça commence comme une rencontre sous le soleil et sa se termine en fable kafkaïenne où un innocent chauffeur de taxi se retrouve derrière les barreaux, soupçonné de pédophilie et de meurtre. Réda Kateb et Léa Drucker habitent joliment le premier long métrage du réalisateur Gilles Bannier. En salles le 6 janvier 2016.

Note de la rédaction :

Chauffeur de taxi à Nice, Samson Cazalet (Réda Kateb)a la trentaine, une petite amie avec qui il ne vit pas et un chat. Il charge à l’aéroport un joli « nez » Louise Lablache (Léa Drucker) et l’emmène dans sa jolie maison à Grasse. Il s’arrête un instant pour être payé. Une journée de travail plus tard, il est accusé d’avoir enlevé et probablement abusé de la petite fille de dix ans de sa sympathique cliente. L’étau de la justice se referme impitoyablement sur celui qui croit que son innocence suffit à le défendre.

Adaptation habile en PACA du roman nord-américain à succès de Ian Levinson (publié en France chez Liana Lévi), Arrêtez-moi là repose sur des acteurs tout à fait formidables au premier rang desquels en coupable idéal l’irrésistible Réda Kateb (lire notre interview), en avocat lymphatique Gilles Cohen et en muse solaire Léa Drucker (voir notre interview). Les rouages de la machine judiciaire sont bien transposées au système français et quand cette machine s’enraye, cela fait vraiment froid dans le dos. Avec de bons dialogues et des ellipses intéressantes, le film dresse un joli portrait d’homme très libre enfermé injustement. une mise en scène simple et proche du téléfilm vient porter l’effet de réel au plus efficace. Un joli premier film sur grand écran autour d’un sujet fort.

visuel : affiche du film


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