[Berlinale] « L’avenir » : Huppert-cliché

14 février 2016 Par Elie Petit | 0 commentaires

Le nouveau film de Mia Hansen-Love est une suite d’indigestes clichés sur la France et sa culture autour de la vie chamboulée de Nathalie, jouée par une Isabelle Huppert à contre-temps.

Note de la rédaction :

Attention au naufrage ! Après un Eden très réussi, Mia Hansen-Løve sombre dans les profondeurs de la banalité, emportant avec elle la grande Isabelle Huppert qui donne des répliques étrangement rythmées. Le film d’1h40 semble long tant il accumule les stéréotypes un à un sur ses personnages français et et leur mode de vie. Une prouesse.

On récapitule donc. Les français : ils se recueillent sur la tombe d’écrivains célèbres, prennent des anxiolytiques, sont dépressifs et hystériques et leurs enfants font la grève. Elle, est prof de philo, enchaine les références littéraires à n’en plus finir. Son apprenti se retire dans le Vercors, pour vivre dans une communauté autogérée, pour faire du fromage et prendre le temps d’écrire. On y case une histoire d’adultère. Il boivent du vin, fument en terrasse et mangent du saucisson. Tout y est !

Les gags sont prévisibles, l’intrigue inexistante. C’est une histoire de libération forcée pour une femme dans la cinquantaine. Dans la même idée, Boris sans Béatrice, dont les éléments se recoupent (le divorce, l’adultère, la jeunesse contestataire, la depression…) s’en sort sans aucune commune mesure.

L’avenir est un film français bidon. Mais à la Berlinale l’enfilage de clichés sur la culture française plait à un public qui n’y voit que ce qu’il veut voir : une fausse image d’une fausse France, au service d’une mid-life crisis vue et revue à maintes reprises au cinéma ces dernières années.

De Mia Hansen-Løve
Avec Isabelle Huppert, André Marcon, Roman Kolinka, Edith Scob, Sarah Le Picard

Visuel : (c) DR


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