Mort de la comédienne Nicole Courcel

27 juin 2016 Par Juliette Monnier | 0 commentaires

Julie Andrieu,  journaliste et présentatrice, a annoncé la mort de sa mère Nicole Courcel agée de 84 ans, ce samedi 25 à 22h. Triste nouvelle qui nous permet, malgré tout de revenir sur une icône des années 70′. Nicole Courcel, vedette de cinéma et de théâtre a su exceller dans ces deux arts et se faire connaître par les plus grands. Elle nous laissera une filmographie d’une quarantaine de films, des séries télévisées des plus mythiques de sa génération, quant au théâtre, sur les planches, on la retrouve souvent en tête d’affiche. Retour sur une personnalité marquante des années 40 à 70.

Née en 1931, à Saint-Cloud, Nicole Courcel exercera son talent au cours Simon, ce qui lui permis d’être remarquée par Jacques Becker, cinéaste et réalisateur de « Touchez pas au Grisby » (1953). Il lui offre son premier rôle dans Antoine et Antoinette, mais c’est principalement avec Rendez-Vous de Juillet qui lança sa carrière. Suite au personnage qu’elle incarnait dans ce film, elle tronqua son nom de famille Andrieu pour Courcel. Elle enchaîna avec La Marie du port, de Marcel Carné. Période de rupture avec Jacques Prévert, son scénariste depuis Quai des brumes, il met en scène une adaptation de Simenon. Le couple Gabin-Courcel alors agée de 18 ans seulement les porte au rang de légende du cinéma. Après ce début de carrière plutôt tourné vers le policier, c’est dans la comédie que nous retiendrons ses plus beaux rôles.  Elle confirme sa carrière comique aux yeux des français avec Papa, maman, la bonne et moi, de Jean-Paul Le Chanois. Le film rencontre un immense succès et annonce une suite pour répondre à la demande toujours plus envieuse d’un public qui trouve en Nicole Courcel, une beauté ingénue et une icône. Puis s’en suit des films avec les plus grands comme Jean Cocteau, Agnès Varda épouse de Jacques Demy et enfin Claude Lelouch dans « L’aventure c’est l’aventure » (1971) avec Ventura et Brel. Parallèlement sa carrière sur les planches ne manque pas de se faire remarquer, Thomas Sotinel journaliste pour le monde retiend son rôle dans d’Abigail Williams dans Les Sorcières de Salem, d’Arthur Miller, adapté par Marcel Aymé et mis en scène par Raymond Rouleau en 1954. Elle étincelle de sincérité et de crédibilité aux côtés d’Yves Montand et Simone Signoret. Côté séries, si nous vous disons « Les Cinq dernières minutes » ou encore «  Sherlock Holmes » cela vous dit quelque chose ? Plus que le portrait d’une femme mythique aux multiples facettes, il est aussi possible de découvrir son visage de mère au travers du recueil de souvenirs  » Julie tempête » paru en aux éditions Robert Laffont publié en 1980. Après Benoîte Groult, une autre semaine d’hommages semblent commencer sur les réseaux sociaux, où des artistes ou fans ont voulus lui rendre hommage « C’est avec une grande peine que je viens d’apprendre la disparition de l’actrice Nicole Courcel !!… Star de mon enfance », retweeté par centaines; il est à l’image de nombreux messages d’admiration. En tout cas, son image est immortalisée à l’écran, c’est une des magies du cinéma.

Visuel : ©Affiches des films cités


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