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Le Miou Miou, le nouveau club cosi de la rue de Tilsit

Le Miou Miou, le nouveau club cosi de la rue de Tilsit

01 février 2013 | PAR Yaël Hirsch

A deux pas de l’arc de triomphe, mais aussi de l’Arc, lieu de pèlerinage de la Fashion week, le Miou Miou a ouvert ses portes juste pour la fin du monde, le 21 décembre 2012. Comme on y a survécu, les parisiens branchés auront encore de longues nuits pour apprécier  les meubles design, les cocktails précis et les deux étages de ce bar-boîte cosi à l’orée du triangle d’or.

Entre nostalgie et clubbing de pointe, le Miou plaira aux adeptes des clubs des beaux quartiers. Ses meubles vintages et son fondu noir sur noir font penser au Magnifique, ses deux étages bien distincts : bar cosi en haut et large espace de danse en bas ont un côté Montana, tandis-que son accent sur la « mixologie » de cocktails (entre 14 et 18 euros) fait penser (sans en atteindre les sommets) aux exigences du Silencio. Quant à la population, chic et huppée, elle est bien celle du quartier, entre Matignon, No Comment et (demi, car pas de mannequins longilignes) Arc. Bref, il est possible de porter une veste sans passer pour un pingouin, ce qui n’empêche pas un certain désir de branchitude et de caractère pointu.

Chaque soir de semaine a son apéro prévu dès 18h, pour déborder le concept has been de l’afterworks, vers 23h, la musique est plutôt easy, entre Boris Vian et Motown, et dès minuit, le sous-sol aménagé de tissu molletoné et de tables design grey goose accueille des sets assez perchés (sonorités Electro-Deep, mixées par des Dj de renom, tels que Stéphane Bourbon de Tête d’Affiche ou Anton Muller de Class 84).

 

 

Et Toute La Culture y croit à ce ronronnement pur et discret du Miou Miou. A cause de l’excellent emplacement, et surtout parce qu’une fois sa veste posée au spacieux vestiaire, on s’y sent très bien. Grâce aussi au jeu subtil sur le vintage : politesse des hôtes en joli uniforme suranné  (hommes et femmes en nœud papillon et pull camel sur pantalon noir). Mais le succès est attendu surtout parce que, finalement, les bars ouverts après 2h où on a l’impression de pouvoir refaire le monde se font trop rares. Souhaitons donc au moins 7 vies à ce nouveau chat dans les gorges de la nuit parisienne !

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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