Théâtre
Halleluja Bordel par Jeremy Ferrari ou les trois monothéismes en l’honneur de l’humour noir

Halleluja Bordel par Jeremy Ferrari ou les trois monothéismes en l’honneur de l’humour noir

19 février 2011 | PAR Nethanel Cohen Solal

« J’ai choisi l’humour noir, mais j’ai avant tout choisi l’humour, il ne s’agit pas de faire réfléchir plus que de faire rire, les deux doivent être au même niveau», voilà ce que dit Jeremy Ferrari à la sortie du théâtre du Temple. Il s’y exerce avec brio !


Pendant 1h10 de plaisir, Jeremy analyse les textes du monothéisme et l’actualité religieuse révélant ainsi avec talent les incohérences, et l‘extrémisme de certains passages des écritures saintes ou de certains gourous. Il cherche à « dédramatiser et désacraliser les textes pour que les gens les prennent moins au sérieux, et que les extrémistes arrêtent de se taper dessus ». Simpliste ? Pas tant que ça quand on a sa qualité de texte et sa présence sur scène. Il laisse très peu de repos à son public le faisant participer, rire ou réfléchir en permanence. Que c’est bon de ne pas vouloir regarder sa montre et de se laisser emporter !

Après des débuts dans une petite salle de Charleville grâce à Bruno Nion, il vient à Paris où il est révélé au grand public par Laurent Ruquier. Aujourd’hui Ferrari remplit la salle du théâtre du temple avec son spectacle drôle et intelligent sur les religions et leurs incohérences.

Habilement situé entre le «stand up» américain et le spectacle d’humour à la Française comme le faisait si bien Desproges, sa mise en scène simple mais efficace fait rire la salle et diffuse ses messages à un large public.

Son spectacle lui a demandé un travail considérable. Pour le réaliser il a lu tout aussi bien les textes monothéistes (Coran, Torah, Bible) que des textes athées comme ceux de Nietzche. Son suivi de l’actualité, lui permet par ailleurs de nous délivrer des informations étonnantes.

Le troisième « one man show » de cet ennemi des idées reçues et du « bien pensant » est abouti et cohérent, noir et inspiré. Sur la route des grands comme Muriel Robin ou Pierre Palmade qu’il considère comme ses mentors sa plume acide et corrosive est partie pour faire une longue et grande carrière.

Par Nethanel Cohen Solal et Marie Combes

 

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