Théâtre
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Dance is a dirty job but somebody’s got to do it, Scali Delpeyrat mène la danse au Théâtre de la Ville

26 septembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

En apesanteur , comme Laïka ou au sol comme Michaël Jackson, le corps dans l’air se meut . C’est un regard drôle sur la danse que le génial comédien Scali Delpeyrat s’amuse a nous faire partager . Avec ce spectacle se clôt trois semaines consacrées au formidable concours Danse élargie. Il a été couronné d’un prix du public fort mérité.

Danse élargie, ici, le concours n’a jamais aussi bien porté son nom. Dance is a dirty job but somebody’s got to do it élargit la danse en en faisant un objet théâtral transdisciplinaire où la musique live de Clément Landais côtoie le scat de Élisabeth Mazev, le jeu de Scali Delpeyrat et la danse d’un fantôme de Thriller fort bien incarné par l’agile Mathieu Calmelet, costume de bibendum mort vivant à l’appui.

Le pari du spectacle est le suivant : tout le monde a une relation a la danse , certains brulent les planchers des dance floor, d’autres regardent , si personne ne regardait, personne ne danserait… Statiques, Scali Delpeyrat et Elizabeth Mazev échangent un dialogue avec un humour grinçant :  » Il y a des gens qui ne dansent pas. Qui restent au bord de la piste. On leur dit de venir danser. Ils disent qu’ils ne savent pas danser. On leur dit que c’est facile Que tout le monde peut danser. Alors ils disent qu’en vérité ils n’aiment pas danser. Que danser n’est pas leur truc. Et là on leur dit qu’ils ne sont pas drôles. You »re not fun ! »

Pour le déjà passé vingtième siècle, deux icônes incarnent la danse comme acte de représentation sociétale : Fred Astaire et Mickael Jacskson, le premier aurait dit en voyant le second qu’il pouvait mourir tranquille maintenant. C’était en 1987. Un panthéon à la danse, sous forme d’un théâtre d’humour. Voila un spectacle bien réjouissant.

Le spectacle part du clip Thriller pour faire de la danse un acte ou plutôt un récit amoureux, quelle danse dit le mieux le désir ? Non, pas la Salsa, « qui est à la danse ce que les caniches sont aux chiens », mais la techno… la preuve est ici donnée par l’exemple sur le petit parquet carré . Sur scène, des murs ponctués de rideaux, un podium sur lequel le musicien officie et un canapé, mais pas n’importe quel canapé, celui de Samantha Stevens qui en 8 ans de Ma sorcière bien aimée n’a pas bougé d’un iota. Dans l’Amérique mythique des 60’s la découverte de l’espace et les pas de Fred Astaire rythment l’actualité.

Du ménisque du danseur au regard du spectateur  amusé, surpris et même médusé quand MJ entre en scène, la distance est infime. Ça pourrait être n’importe quoi et pourtant ce quartet nous offre un objet autour de la danse aux contours biens définis. C’est frais, drôle, sincère. C’est aussi triste par moment, allez, il n’est pas l’heure de pleurer…Let »s dance !

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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