Danse
Les spectacles vivants à voir en « direct live » pendant le confinement

Les spectacles vivants à voir en « direct live » pendant le confinement

04 novembre 2020 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Oui, cette expression vieillotte de Christophe Dechavane dans les années 90 nous amuse beaucoup, et pour cause, elle prend en temps de confinement, un aspect kafkaien : Des comédiens jouant en direct devant des salles vides. Mieux vaut en profiter qu’en pleurer. Alors, voici les spectacles  qui sont à voir ces jours-ci… en direct et parfois, en différé !

Bonne nouvelle les écoles sont encore ouvertes, et mauvaise nouvelles pour les élèves, il y a toujours les populaires et les perdants. David Lescot le montre bien dans J’ai trop d’amis que nous avons pu voir, « pour de vrai » cet été au Théâtre de la Ville.  Lescot montre avec finesse ce sensible entre deux qui voit l’enfance se maintenir face à ses derniers instants. Avoir un téléphone mais aussi un doudou, être grand mais continuer à prendre le goûter, rentrer seul à la maison mais sans traîner.  A ce jeu tant l’écriture que la présence au plateau sont parfaites. A voir en livestream vendredi 6 novembre à 14h30 et dimanche 8 novembre à 15h. Lien ici

Toujours ce weekend, et toujours au Théâtre de la Ville, Scali Delpeyrat s’offre un très seul en scène au titre de saison : Je ne suis plus inquiet.  Il y sera question de survie et de deuil, et connaissant l’humour de ce comédien, peut-être une touche de cynisme.  Samedi 7 novembre à 21H. Lien ici.

Vendredi à 21h, Pierre Rigal  dansera Press en « virtuel réel »  sur ce lien youtube « À la croisée de la danse, du cirque et de l’illusionnisme, Press est une comédie chorégraphique mettant en scène un personnage devant faire face au rétrécissement de son espace vital. Étrange et absurde, cette pièce devient vibrante d’actualité. » Pierre Rigal s’amuse à pousser l’exercice jusqu’au bout avec à l’issue de la représentation, un bord de scène… en ligne.

Alors, un petit pas de côté pour signaler une captation diffusée pendant trois jours sur le site de la Schaubühne. Il s’agit de la mise en scène de Thomas Ostermeier, jouée depuis 15 ans. La captation d’Hedda Gabler est accessible gratuitement, avec un appel à dons. Il s’agit de l’une des plus belles mises en scène du directeur du théâtre berlinois qui n’est jamais aussi bon que dans sa vision des maillages bourgeois et pervers d’Ibsen. A voir encore aujourd’hui et demain ici même:

Hedda Gabler from Schaubühne Berlin on Vimeo.

Et si vous n’avez que quelques secondes, cette dernière vidéo est pour vous. Dix danseurs-chorégraphes issus de différents pays d’Afrique francophone auraient initialement dû se retrouver en juin 2020 au Théâtre Paris-Villette pour le temps fort Génération A, reporté en juin 2021 à cause de la crise sanitaire. Ils ont finalement décidé de créer une chorégraphie vidéo « en relais », comme une correspondance et un avant-goût de leurs retrouvailles en Juin 2021. Cette courte vidéo est un petit bijou de 5 minutes où l’on voit se passer le geste au son de « Ahead » d’Awa Ly. Une danse fluide, dehors, urbaine mais pas hip hop.

Visuel : Je ne suis plus inquiet horizontal ©Bogdan Smith.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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