Humour
Fin du Festival d’Humour de Paris

Fin du Festival d’Humour de Paris

05 novembre 2015 | PAR Geoffrey Nabavian

Le tout premier Festival d’Humour de Paris s’est achevé mardi. On n’aura pu y voir que la Grande Soirée de l’Humour Geek, un peu en demi-teinte.

On avait rendez-vous, en cette fin octobre, au Grand Rex, avec vingt-cinq ans de culture geek. Un voyage de 1975 à l’an 2000, conduit par Davy Mourier, auteur de Minitel et Fulguropoing et animateur sur Nolife tv. L’ouverture de la soirée, à coups de générique de séries, a bien lancé la machine.

Rien à dire sur les longs montages de vidéos recueillies aux archives de l’INA : ils ont su réunir souvenirs et bourdes en direct, de façon très simple, très réfléchie et plaisante. Du côté des sketches de pas mal d’invités en revanche, on a pu noter un certain manque de rythme. Comme si la préparation manquait un peu. En comparaison, le Joueur du grenier et sa rigueur (et oui !) sont ressortis : le testeur nous a proposé une vraie vidéo comique, pour se moquer du « c’était mieux avant », avec un montage prenant et un vrai fond.

Yassine Belhousse nous a stimulés, avec son sketch, bien travaillé, sur Dragon Ball. Dédo nous a intéressés et amusés à la fois, avec son exposé sur les « Mighty Morphin Power Rangers ». Sincérité et humour franc se mêlaient bien, lors de ces deux passages. Et un morceau est venu, sur lequel le public s’est donné totalement à fond : « Ma Mélissa », une chanson des Minikeums, jouée ici à la guitare par PV Nova des Franglaises. Et accompagné par la venue… de la marionnette de Nag ! On peut se souvenir que les sketches des Minikeums ne courent pas sur le web… Devant ce bout de jeunesse perdu, tout à coup retrouvé, les spectateurs ont vibré.

Au final, on a eu envie de remercier surtout les artistes comme Gérald Dahan, venu que pour les Minikeums, dont il assurait les voix dans le temps, et pas pour un show perso. Plusieurs de ses confrères n’ont pas su faire de même, et sont passés du même coup un peu à côté du sujet de la soirée.

Visuel : (c) DR

Décès de René Girard : la philosophie en deuil
[Interview] Guillaume Descamps et Véronique Caboche Letac : « nous aidons tous les gens qui ont un projet artistique »
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *