Cinema

L’Irlandais, un western drôle et brillant signé John Michael McDonagh

L’Irlandais, un western drôle et brillant signé John Michael McDonagh

01 novembre 2011 | PAR Yaël Hirsch

Outsider des sortis d’avant Noël, l’Irlandais est un film original, drôle et irrésistible mûri 10 ans par son réalisateur et porté par l’irrésistible Brendan Gleeson (Harry Potter, Green Zone). A voir d’urgence dès le 21 décembre.

Célibataire proche de sa maman (Fionnula Flanagan) et électron libre du commissariat de sa petite ville irlandaise, Boyle (Brendan Gleeson) voit le même jour débarquer un jeune flic qui se retrouve sous son autorité et un envoyé du FBI austère et puritain chargé de chapeauter un démantèlement de trafic de drogue (Don Cheadle). Buveur, nationaliste et raciste, Boyle fait figure de « der des der » dont ne sait pas s’il est absolument génial ou complétement stupide. Il mène une petite vie bien rangée, que seules quelques visites de prostituées venues de Dublin viennent scander. Un meurtre et la disparition de son tout nouveau jeune colère finissent par l’énerver et il se met à aider l’agent du FBI avec l’énergie d’un John Wayne.

Dans des paysages irlandais bluffant et avec des dialogues étincelants, John Michael McDonagh livre un film à nul autre pareil. Sans aucune prétention mais et petites touches justes, il décrit parfaitement le climat d’un « far west » irlandais où la bière coule à flot et où les gens se refusent à parler anglais pour monologuer en gallois. La rencontre au sommet de l’officier du FBI african-american brillament éduqué et de celui qui se présente comme un plouc irlandais authentique est un moment d’humanité tout à fait tendre. Un très beau film, original, profond et maîtrisé.

 

« L’Irlandais » (The Guard), de John Michael McDonagh, avec Brendan Gleeson, Don Cheadle, Liam Cunningham, David Wilmot, Rory Keenan, Mark Strong, Fionnula Flanagan, Dominique McElligot, Sarah Greene et Katarina Cas, 1h36, sortie le 21 décembre 2011.

Infos pratiques

Lana Del Rey signe chez Interscope son premier album
La Source des femmes, une fable humaniste gnangnan sauvée par la grâce de ses actrices
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *