Danse

Sandrine Rabassa : « Le flamenco c’est un engagement de l’âme »

Sandrine Rabassa : « Le flamenco c’est un engagement de l’âme »

01 juillet 2019 | PAR ines arrom

La 31e édition du Arte Flamenco Festival à Mont-de-Marsan débute demain  avec des jeunes, des stars et des surprises. C’est ce que nous promet la directrice artistique du festival Sandrine Rabassa avec qui Toute La Culture s’est entretenue. 

 

C’est votre 10e anniversaire à la direction artistique du Arte Flamenco festival. Est-ce qu’on est prêts ? Avez-vous des attentes particulière cette année ?

On est prêts ! Mon 10e anniversaire ne change rien au fait que je donne le meilleur de moi-même comme chaque année. Il faut être au top tous les ans pour les festivaliers et aussi pour les artistes. Cette année c’est la 31e édition c’est un peu la consécration car c’est un festival qui dure. Il y a 30 présentations donc c’est un gros challenge, il y a des performances, des cours et des stages, il s’agit de rendre hommage au flamenco en le représentant sous toutes ses formes.

 

Pouvez-vous dire à nos lecteurs ce à quoi  s’attendre dans cette 31 édition? Qu’il y aura-t-il de nouveau ?

On donne, comme depuis quelques années, une place importante aux jeunes. Tous les soirs il y aura des surprises et des hommages au flamenco pour tout le monde. Nous faisons le choix de rester fidèles à la tradition du flamenco « puro » tout en explorant les voies de la modernité.

 

Pouvez-vous présenter quelques artistes phares du festival qui sont connus dans le monde du flamenco mais que nos lecteurs ne connaissent peut-être pas?

L’ouverture du festival se fait avec une compagnie incontournable du flamenco, celle d’Eva Yerbabuena avec « Carne y hueso » qui veut dire « en chair et en os ». C’est une artiste habituée de l’évènement, c’est un peu comme sa deuxième maison puisque c’est l’artiste qui a participé le plus de fois au festival. En plus de sa renommée, cela paraissait naturel qu’elle lance les festivités. Je suis fière de pouvoir la présenter aux festivaliers qui ne la connaissent pas, je pense qu’ils vont être surpris !

 

Pourquoi c’était important d’avoir un festival de flamenco en France ? Est-ce par amour pour cette danse ? Une revendication culturelle personnelle ?

J’ai effectivement une attache particulière à l’Andalousie grâce à mes origines. J’ai été baignée dans le flamenco andalou, c’est un peu ma madeleine de Proust à moi. C’est des odeurs, des sensations, des souvenirs que j’ai avec mon grand-père. Jusqu’à l’âge de 10 ans j’ai pratiqué le flamenco, ce ne sont donc que des souvenirs de la petite enfance. C’est effectivement mon attachement personnel à la culture andalouse qui m’a fait m’investir dans ce festival en France. 

 

Quel type d’art est le flamenco ? C’est de la danse mais par les émotions et le style exécuté, peut-il s’apparenter à une réelle performance de théâtre avec une histoire ?

C’est une performance de vie et avant tout une performance émotionnelle. J’ai envie de dire, c’est un art qui ne peut pas être bon si l’artiste n’est pas en transe j’ai envie de dire ! L’émotion impliquée, ajoutée à la technique, sont ce qui va faire qu’une performance de flamenco est réussie. C’est un engagement de l’âme ou même je dirai le miroir de son âme.

 

Visuels : © José Ignacio Rodríguez 

 

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ines arrom

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