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Montpellier danse 2011 – 31ème édition d’un festival toujours jeune

Montpellier danse 2011 – 31ème édition d’un festival toujours jeune

10 mai 2011 | PAR Smaranda Olcese

A l’heure où la saison des grands festivals de l’été approche, coup de projecteur sur Montpellier danse qui ouvrira le bal.

 

Après un 30ème anniversaire marqué par l’inauguration de l’Agora — cité internationale de la danse — inscrivant ainsi dans la pierre la place de la danse au cœur d’une ville qui accueillait par ailleurs le premier Centre Chorégraphique National et par une programmation jubilatoire, dédiée à Dominique Bagouet, l’édition 2011 du festival Montpellier danse relève le défi et s’annonce d’ores et déjà passionnante.

La propension au renouvellement d’expériences et de perspectives où réside la vitalité du festival, véritable institution de la danse contemporaine, est confirmée par l’ouverture de la programmation aux arts circassiens. Des langages éminemment corporels et des imaginaires fascinants prennent forme au contact du monde animal ou des éléments : Bartabas et Ko Murobushi, avec la pièce Le Centaure et l’animal, mais aussi Philippe Menard, Angela Laurier ou la compagnie Hors-pistes.

La fidélité à des collaborateurs exigeants est un autre trait marquant du festival. Raymund Hoghe est artiste associé de Montpellier danse en 2011 et ses propositions vont rythmer la programmation. Il y aura certes cette création inédite – projet unique, ni répété, ni filmé ; réalisé une fois seulement – qui donne à elle seule les raisons de se rendre à Montpellier en ce début de juillet. Ce qui pourrait paraître une invitation extravagante, certes exquise, prend tout son sens dans son inscription dans une série de formes fragiles, délibérément non-spectaculaires, pensées sous le mode de la rencontre. Le chorégraphe, avec générosité, partagera ses après-midi avec le public lors de vrais moments d’ouverture et d’intimité. Il œuvre ainsi au déploiement d’une autre expérience possible du spectacle vivant, en deçà des formes de production actuelles. Pour cette édition, Raymund Hoghe convie également des artistes aux univers particuliers, comme Meryl Tankard, célèbre interprète de Pina Bausch dans les années 80, et Franko B, un performer londonien venant des arts visuels, encore peu connus en France.

L’ouverture sur le basin méditerranéen était déjà fortement marquée dans la précédente édition qui invitait le chorégraphe israélien Ohad Naharin à fêter les 30 ans de sa compagnie, la Batsheva. Le projet Montpellier — Tel-Aviv, lancé à cette occasion, se concrétise cette année par la présence d’une constellation de chorégraphes originaires de cette ville et travaillant dans le monde entier. Ainsi, les premières en France de Yossi Berg & Oded Graf avec Animal Lost, pièce à l’humour dévastateur qui montre dans une lumière surprenante la société contemporaine, ou encore de Tamar Borer & Tamara Erde, chorégraphes portant un regard acéré sur la situation politique avec leur duo Ana. La création évènement de Political Mother de Hofesh Shecter, pièce avec 24 musiciens, clôturera au Zenith de Montpellier le festival par une explosion d’énergie.

Une attention toute particulière est accordée comme chaque année à la création hexagonale. Le festival se fait un point d’honneur de toujours être à l’affût des nouvelles tendances. Cette spécificité n’est en rien contredite par le fait que Mathilde Monnier, directrice du Centre Chorégraphique National de Montpellier, choisisse de reprendre deux de ses anciennes pièces, les soli Pudique Acide et Extasis, coécrits avec Jean François Duroure, dans le cadre du festival Uzès danse qui se déroule une semaine avant son grand frère montpelliérain. La possibilité est donnée aux jeunes générations de voir cette fameuse nouvelle danse française des années 70-80, à l’heure où de jeunes chorégraphes se passionnent à revisiter l’histoire de la danse. David Wampach, qui remonte une version du Sacre du printemps, après avoir créé Cassette pour les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint Denis, une relecture, par le prisme des danses sportives, du ballet de l’opéra de Tchaïkovski.

 

Political Mother @ Gabriele Zucca

Animal Lost @ Christoffer Askam


 

A l’heure où la saison des grands festivals de l’été approche, coup de projecteur sur Montpellier danse qui va ouvrir le bal.

 

Après un 30ème anniversaire marqué par l’inauguration de l’Agora — cité internationale de la danse — inscrivant ainsi dans la pierre la place de la danse au cœur d’une ville qui accueillait par ailleurs le premier Centre Chorégraphique National et par une programmation jubilatoire, dédiée à Dominique Bagouet, l’édition 2011 du festival Montpellier danse relève le défi et s’annonce d’ores et déjà passionnante.

La propension au renouvellement d’expériences et de perspectives où réside la vitalité du festival, véritable institution de la danse contemporaine, est confirmée par l’ouverture de la programmation aux arts circassiens. Des langages éminemment corporels et des imaginaires fascinants prennent forme au contact du monde animal ou des éléments : Bartabas et Ko Murobushi, avec la pièce Le Centaure et l’animal, mais aussi Philippe Menard, Angela Laurier ou la compagnie Hors-pistes.

A l’heure où la saison des grands festivals de l’été approche, coup de projecteur sur Montpellier danse qui va ouvrir le bal.

 

Après un 30ème anniversaire marqué par l’inauguration de l’Agora — cité internationale de la danse — inscrivant ainsi dans la pierre la place de la danse au cœur d’une ville qui accueillait par ailleurs le premier Centre Chorégraphique National et par une programmation jubilatoire, dédiée à Dominique Bagouet, l’édition 2011 du festival Montpellier danse relève le défi et s’annonce d’ores et déjà passionnante.

La propension au renouvellement d’expériences et de perspectives où réside la vitalité du festival, véritable institution de la danse contemporaine, est confirmée par l’ouverture de la programmation aux arts circassiens. Des langages éminemment corporels et des imaginaires fascinants prennent forme au contact du monde animal ou des éléments : Bartabas et Ko Murobushi, avec la pièce Le Centaure et l’animal, mais aussi Philippe Menard, Angela Laurier ou la compagnie Hors-pistes.

La fidélité à des collaborateurs exigeants est un autre trait marquant du festival. Raymund Hoghe est artiste associé de Montpellier danse en 2011 et ses propositions vont rythmer la programmation. Il y aura certes cette création inédite – projet unique, ni répété, ni filmé ; réalisé une fois seulement – qui donne à elle seule les raisons de se rendre à Montpellier en ce début de juillet. Ce qui pourrait paraître une invitation extravagante, certes exquise, prend tout son sens dans son inscription dans une série de formes fragiles, délibérément non-spectaculaires, pensées sous le mode de la rencontre. Le chorégraphe, avec générosité, partagera ses après-midi avec le public lors de vrais moments d’ouverture et d’intimité. Il œuvre ainsi au déploiement d’une autre expérience possible du spectacle vivant, en deçà des formes de production actuelles. Pour cette édition, Raymund Hoghe convie également des artistes aux univers particuliers, comme Meryl Tankard, célèbre interprète de Pina Bausch dans les années 80, et Franko B, un performer londonien venant des arts visuels, encore peu connus en France.

L’ouverture sur le basin méditerranéen était déjà fortement marquée dans la précédente édition qui invitait le chorégraphe israélien Ohad Naharin à fêter les 30 ans de sa compagnie, la Batsheva. Le projet Montpellier — Tel-Aviv, lancé à cette occasion, se concrétise cette année par la présence d’une constellation de chorégraphes originaires de cette ville et travaillant dans le monde entier. Ainsi, les premières en France de Yossi Berg & Oded Graf avec Animal Lost, pièce à l’humour dévastateur qui montre dans une lumière surprenante la société contemporaine, ou encore de Tamar Borer & Tamara Erde, chorégraphes portant un regard acéré sur la situation politique avec leur duo Ana. La création évènement de Political Mother de Hofesh Shecter, pièce avec 24 musiciens, clôturera au Zenith de Montpellier le festival par une explosion d’énergie.

Une attention toute particulière est accordée comme chaque année à la création hexagonale. Le festival se fait un point d’honneur de toujours être à l’affût des nouvelles tendances. Cette spécificité n’est en rien contredite par le fait que Mathilde Monnier, directrice du Centre Chorégraphique National de Montpellier, choisisse de reprendre deux de ses anciennes pièces, les soli Pudique Acide et Extasis, coécrits avec Jean François Duroure, dans le cadre du festival Uzès danse qui se déroule une semaine avant son grand frère montpelliérain. La possibilité est donnée aux jeunes générations de voir cette fameuse nouvelle danse française des années 70-80, à l’heure où de jeunes chorégraphes se passionnent à revisiter l’histoire de la danse. David Wampach, qui remonte une version du Sacre du printemps, après avoir créé Cassette pour les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint Denis, une relecture, par le prisme des danses sportives, du ballet de l’opéra de Tchaïkovski.

La fidélité à des collaborateurs exigeants est un autre trait marquant du festival. Raymund Hoghe est artiste associé de Montpellier danse en 2011 et ses propositions vont rythmer la programmation. Il y aura certes cette création inédite – projet unique, ni répété, ni filmé ; réalisé une fois seulement – qui donne à elle seule les raisons de se rendre à Montpellier en ce début de juillet. Ce qui pourrait paraître une invitation extravagante, certes exquise, prend tout son sens dans son inscription dans une série de formes fragiles, délibérément non-spectaculaires, pensées sous le mode de la rencontre. Le chorégraphe, avec générosité, partagera ses après-midi avec le public lors de vrais moments d’ouverture et d’intimité. Il œuvre ainsi au déploiement d’une autre expérience possible du spectacle vivant, en deçà des formes de production actuelles. Pour cette édition, Raymund Hoghe convie également des artistes aux univers particuliers, comme Meryl Tankard, célèbre interprète de Pina Bausch dans les années 80, et Franko B, un performer londonien venant des arts visuels, encore peu connus en France.

L’ouverture sur le basin méditerranéen était déjà fortement marquée dans la précédente édition qui invitait le chorégraphe israélien Ohad Naharin à fêter les 30 ans de sa compagnie, la Batsheva. Le projet Montpellier — Tel-Aviv, lancé à cette occasion, se concrétise cette année par la présence d’une constellation de chorégraphes originaires de cette ville et travaillant dans le monde entier. Ainsi, les premières en France de Yossi Berg & Oded Graf avec Animal Lost, pièce à l’humour dévastateur qui montre dans une lumière surprenante la société contemporaine, ou encore de Tamar Borer & Tamara Erde, chorégraphes portant un regard acéré sur la situation politique avec leur duo Ana. La création évènement de Political Mother de Hofesh Shecter, pièce avec 24 musiciens, clôturera au Zenith de Montpellier le festival par une explosion d’énergie.

Une attention toute particulière est accordée comme chaque année à la création hexagonale. Le festival se fait un point d’honneur de toujours être à l’affût des nouvelles tendances. Cette spécificité n’est en rien contredite par le fait que Mathilde Monnier, directrice du Centre Chorégraphique National de Montpellier, choisisse de reprendre deux de ses anciennes pièces, les soli Pudique Acide et Extasis, coécrits avec Jean François Duroure, dans le cadre du festival Uzès danse qui se déroule une semaine avant son grand frère montpelliérain. La possibilité est donnée aux jeunes générations de voir cette fameuse nouvelle danse française des années 70-80, à l’heure où de jeunes chorégraphes se passionnent à revisiter l’histoire de la danse. David Wampach, qui remonte une version du Sacre du printemps, après avoir créé Cassette pour les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint Denis, une relecture, par le prisme des danses sportives, du ballet de l’opéra de Tchaïkovski.

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Smaranda Olcese

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