Danse

La constellation consternée de Thomas Lebrun nous balade dans les étoiles

15 juillet 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Thomas Lebrun vient du Pas-de-Calais et le fait savoir, son aura internationale lui permet de défendre la création de sa région dès que l’occasion se présente. A Avignon, il débarque avec une pièce pour 5 danseurs sur les étoiles. Magie assurée dès la première seconde. « La constellation consternée est à découvrir à l’espace Pasteur jusqu’au 26 juillet.

Un solo, un autre solo, un duo, une quintette, un solo pour finir. 5 danseurs magnifiques nous font monter au- dessus des nuages, pour danser avec les étoiles. Le repère dans cette salle sombre est une petite lumière, une ampoule. On devine aisément le soleil que les danseurs ne quittent pas des yeux.

L’intérêt majeur de ce très beau spectacle est l’écriture de Thomas Lebrun qui dessine pour chaque danseur une chorégraphie d’environ 15 minutes adaptée à leur corps, leur âme et leurs pas.

On entre dans la danse par une venue au monde. Au sol Anne-Emmanuelle Deroq fait hoqueter son corps sur la musique magistrale d’Emeline Deroo à laquelle Vincent Segal a participé. Avec lenteur, elle traverse avec belle douleur. Elle laisse la place à une star cette fois , pour une pièce intitulée « le temps de briller », Raphael Cottin dont la dextérité ne fait plus secret éclate en danseur de l’Opéra. Après les étoiles, serait-ce une planète qui ne peut pas toucher le soleil ? Dans le sublime duo « Eclats de simulacre » sur la musique électro de David Moreau et le poème de d’Adof Böttger, Du Klarer Stern, lu par Agnès Olier. Passage par un quintet tel le système solaire, les planètes ne se rencontrent jamais, traçant des chemins individuels aux questionnements multiples.

Le spectacle finit par un solo sous forme de soleil noir. Tel un astre, Anne-Sophie Lancellin rayonne des ses mouvements imprégnés d’une douceur-forte. Seul regret, l’utilisation un peu facile de L’adagio for strings, si souvent utilisé . On aurait aimé une composition originale pour une danseuse d’un tel talent.Le tout forme un écrin renfermant de la poussière d’étoiles. Un petit bijou à découvrir au saut du lit, à 10h20 à Présence Pasteur.

Du jeudi 15 au lundi 26 juillet à 10h20, Présence Pasteur,13 rue du Pont Trouca, salle climatisée, plein tarif 12 €.

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Confessions sur les rails
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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