Comédie musicale

West Side Story, une réelle explosion sur scène

West Side Story, une réelle explosion sur scène

23 octobre 2017 | PAR Donia Ismail

La Seine Musicale accueille sur sa scène LA comédie musicale par excellence: West Side Story. Pendant un mois, l’Upper West Side déménage à Paris pour vous faire redécouvrir un Roméo et Juliette moderne. 

« La plus grande comédie musicale de tous les temps » avait écrit The Times en 2013. C’est de West Side dont parlait le titre de presse britannique, et la formulation n’est en aucun cas exhaustive. On imagine alors la pression sur les épaules du metteur en scène américain, Joey Mckneely. Car si West Side Story est connu de tous, c’est bien cette notoriété célèbre qui pourrait devenir le piège à éviter à tout prix. La célèbre comédie musicale de 1957 en a vu des metteurs scènes depuis ces soixante dernières années. Mais comment faire en sorte de dépoussiérer ce qui est, l’un des chefs d’oeuvre de Broadway? Comment apporter une touche de modernité sans pour autant perturber le spectateur? Un défi de taille à relever!

Les premières notes retentissent, et nous voilà en un clin d’oeil transporté dans l’Upper West Side dans les années 50. Les claquements de doigts provocateurs, les jupes virevoltantes aux couleurs flashy, les escaliers de secours qui semblent être rouillés, tout est là. Quel plaisir d’entendre en live le répertoire aussi onirique qu’intrigant de West Side Story: Cool, I Feel Pretty, Tonight ou encore America revivent sous la direction de Donald Chan, qui en connait tous les secrets.

Moderniser sans tout dénaturer

« Je voulais apporter de la modernité » nous a confié le metteur en scène. Pari réussi! Si les décors eux sont beaucoup plus réalistes que les précédents, l’intrigue n’a pas bougé d’un fil. Mckneely modernise et fait entrer West Side Story dans l’ère du XXIème siècle sans pour autant tout modifier. Et c’est là où réside le génie de Mckneely. Moderniser sans tout dénaturer.
Mais ce qui fait la différence entre le West Side Story signé par Joey Mckneely et les autres réside dans les chorégraphies. L’élève de Jeremy Robbins nous offre sur scène les danses originelles conçues par son maître. Et on le comprend tout de suite. Elles sont tout bonnement extraordinaires: on se demande parfois comment les danseurs tiennent la cadence. Ce sont de véritables machines. West Side Story brille par ses danses, et les voir de nos propres yeux restent un délice qu’il est impossible de négliger. Car c’est en les admirant, que l’on arrive à choper petit à petit la recette magique qui a fait de West Side Stoy un succès mondial.

WEST SIDE STORY by Robbins, , Writer - Jerome Robbins, Director - Joey McKneely, Music - Leonard Bernstein, Design - Paul Gallis, Lighting - Peter Halbsgut, European Tour, 2016, Credit - Johan Persson - www.perssonphotography.com /
WEST SIDE STORY by Robbins, , Writer – Jerome Robbins, Director – Joey McKneely, Music – Leonard Bernstein, Design – Paul Gallis, Lighting – Peter Halbsgut, European Tour, 2016, Credit – Johan Persson – www.perssonphotography.com /
WEST SIDE STORY by Robbins, , Writer - Jerome Robbins, Director - Joey McKneely, Music - Leonard Bernstein, Design - Paul Gallis, Lighting - Peter Halbsgut, European Tour, 2016, Credit - Johan Persson - www.perssonphotography.com /
WEST SIDE STORY by Robbins, , Writer – Jerome Robbins, Director – Joey McKneely, Music – Leonard Bernstein, Design – Paul Gallis, Lighting – Peter Halbsgut, European Tour, 2016, Credit – Johan Persson – www.perssonphotography.com /

Mais les chorégraphies ne font pas tout. Un bon casting est la clé de la réussite, et encore Joey Mckneely a su dégoter de pures talents. Une Anita, campée par Keely Beirne, d’une fraîcheur inouïe qui électrifie le plateau pendant le fameux America. Un duo Maria et Tony (Natalie Ballenger et Kevin Hack) qui se complètent tout à fait, et rayonne sous les feux des projecteurs pendant Tonight. Le reste du groupe est à l’image des leaders: extraordinaires. Tous jouent, chantent et dansent, avec une justesse folle. En somme, une vraie production à l’américaine.

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Donia Ismail

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