Musique
Un air de révolte sur la fréquence du Mouv’

Un air de révolte sur la fréquence du Mouv’

22 octobre 2014 | PAR Fanny Bernardon

Filière de Radio France, Le Mouv’ est une radio vieille d’à peine 10 ans, écoutée pour sa programmation exigeante en musique pop, rock indépendant, électro, soul et chanson française. Aujourd’hui, les grilles ont changé et déçoivent de nombreux auditeurs qui le font savoir. 

Une presque variante de la station FIP, Le Mouv’ est éclectique et qualitatif. La station qui cible initialement un public dit « jeune » a su rassembler et ratisser bien plus large grâce à l’élaboration d’émissions rendez-vous telles que « Point G comme Giulia », « Mélomanie », « Pop Corn », « Les Cautionneurs » ou encore « Touche pas à mon poke ».

Oui mais voilà… Depuis l’été, certains auditeurs sont déçus. Leur radio, leur compagnon de route, de voyage, de bureau, de lecture, de métro, de soirée, leur Mouv’, en des temps estivaux, ressemble davantage aux très adolescentes NRJ et Virgin Radio. Patients et passionnés, les habitués tolérants attendent patiemment septembre et le retour des animateurs qui les ont fidélisés et intéressés.

Les Inrocks racontent l’histoire de Christine, auditrice des premiers jours, qui elle aussi s’est étonnée de ce virage commercial. Elle aussi croyait voir revenir avec la rentrée, la radio qu’elle connaît. Ne voyant pas ses souhaits exaucés, elle lance une pétition sur Facebook et mitraille Twitter depuis son compte @Reviens Le Mou’v ! Christine veut réunir les troupes et pousser la station à retrouver ses racines.

Le nouveau visage du Mouv’ pourrait s’expliquer par le départ de son dirigeant Joël Ronez. Bruno Laforestrie, qui hérite des micros et des clefs de la maison, est désormais le directeur de l’antenne. C’est à lui que revient aujourd’hui la tâche de remplir la nouvelle grille de programmation qui devra surprendre tout autant qu’elle devra rassurer. Les habitués devront s’y retrouver pour rester branchés, mais Bruno Laforestrie doit également imposer sa vision.

Le Mouv’ demande donc à ses auditeurs un préavis de trois mois pour que les idées aboutissent et que les ondes résonnent de plus belle. La radio sait qu’elle peut y perdre de l’argent, des plumes et des auditeurs mais elle ne renonce pas. Le nouveau boss veut un Mouv’ urbain qui s’adresse à « toute la jeunesse dans sa diversité ».

Le Mouv’ de jadis préserve la radio d’une désertion totale de ses auditeurs, pour autant, elle doit assurer au plus vite sa reconversion. Les assidus pourraient finir par penser que si, c’était mieux avant.

Visuel à la Une et visuels : @Captures d’écran

Cédric Klapisch oeuvre pour le jeune cinéma français
Il faut sauver le Collège International de Philosophie
Fanny Bernardon

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture