Musique
LA SÉLECTION POP-ROCK-INDÉ-ELECTRO-RAP DE L’ETE

LA SÉLECTION POP-ROCK-INDÉ-ELECTRO-RAP DE L’ETE

03 juillet 2018 | PAR La Rédaction

Chaque mois, la rédaction musique de Toute La Culture.com fait le tri parmi ses coups de cœur « pop ». Place à la musique du peuple ici, où les guitares croisent autant les pads que les violons. Enjoy!

« Souvenirs d’été » – Album de reprises vintage disponible en exclusivité sur Deezer

Qui n’a jamais rêvé de voir réunis en un seul album les tubes des années 60, 70, 80 et la Nouvelle Vague de la pop française ? C’est désormais chose faîte avec  Souvenirs d’été, album de reprises disponible en exclusivité sur Deezer ! 19 artistes se sont prêtés à l’exercice et on découvre avec plaisir Angèle se prendre pour Bardot avec « La Madrague », le duo Synapson rejouer de sa voix traînante et de ses beats electropop le tube « Chacun fait c’qui lui plaît » de l’éphémère groupe Chagrin d’Amour, ou encore Marie-Flore chanter du Joe Dassin avec « L’Été indien »… Parfois n’ayant connu le succès que le temps d’un été, les tubes repris, pleins de nostalgie, sont remis au goût du jour par les étoiles montantes de la scène musicale française que sont Thérapie Taxi, Clara Luciani, Aloïse Sauvage, Hyphen Hyphen, Juliette Armanet… Une belle brochette d’artistes qui nous fait découvrir combien la pop française actuelle est irriguée par les sons synthétiques que l’on entendait déjà chez Étienne Daho et ses comparses des 80s ! Si toutes les reprises ne se valent pas, on vous recommande particulièrement celle de « Sous le soleil exactement » par Clara Luciani, « Histoire d’un soir » par l’Impératrice, « Le Ciel, le soleil et la mer » par The Pirouettes, ou encore la reprise de « Macumba » par Corine, nouvelle égérie du disco-pop ! L’autre particularité de cet album-hommage est qu’il est produit par Deezer qui, marchant sur les pas de Netflix, n’entend plus se limiter seulement à la diffusion de contenus mais bien devenir un producteur musical à part entière ! Le début d’une petite révolution dans l’industrie musicale….! (Lucile Brusset)

Visuel : Souvenirs d’été – L’impératrice © Deezer

 

Time to tell — Cosey Fanni Tutti (Conspiracy International)

Cause ou conséquence de la persistante actualité de Cosey Fanni Tutti (une expo transportée au FRAC Île-de-France, un livre fort instructif sous forme de bio, «Art sex music»), celle qui fut au cœur de l’agitation contestataire de la fin des années 70 autour du collectif COUM puis au sein des désormais cultes Throbbing Gristle édite ce qui est longtemps restée une cassette, trois ou plutôt deux longs titres qui expriment parfaitement ce que pouvait être l’avant-garde de l’époque et demeure encore aujourd’hui d’une étrange modernité. L’esthétique apparentée aux performances d’une Gina Pane ici recontextualisée dans le milieu de l’industrie du sexe sert de toile de fond à une brillante introspection d’où émerge une forte parole sur la divagation documentaire, en même temps imaginaire de la représentation du corps, de sa mise en scène et du récit qu’il finit par engendrer. La musique d’inspiration industrielle est présentée presque en sourdine ce qui renforce son caractère inquiétant et énigmatique et laisse toute la place à la voix hypnotique parlée/récitée (à l’accent prononcé du Yorkshire). Un travail remarquable de mastering réalisé par Chris Carter sous forme de vinyle édité avec un très beau cahier photo qui retrace le parcours de l’artiste. (Antoine Couder)

Hive Mind – The Internet

The Internet avait disparu des radars depuis 2015, les membres du groupe préférant se consacrer chacun de leur côté à leur carrière solo. Ils reviennent tous ensemble cet été avec un nouvel album très attendu, Hive Mind – « esprit de ruche ». Super solaire, Hive Mind renoue avec les influences old school du r’n’b américain : c’est soul, funk, un peu r’n’b et groovy juste ce qu’il faut. Beaucoup plus funk que les précédents disques du groupe, l’album doit beaucoup à Syd Bennett, alias Syd tha Kyd, dont la voix caressante surfe sur des vibes légères et sensuelles. Que ça soit avec « La Di Da », « Come Together », ou « It gets better », les titres les plus réussis de l’album, on a l’impression d’être back to the 80s, dans un club funk de Los Angeles ou sur une plage de Santa Monica. Un album tout en douceur et en lumière : bref, une vraie petite bombe pour vos soirées estivales ! (Lucile Brusset)

Swimming Mac Miller 

Un réel contre-pied musical. Alors que les artistes du monde entier sortent à tour de bras albums et titres qui pourraient être les prochains « Summer Hit », Mac Miller nage à contre-courant avec un opus à la fois mélancolique et sublime, Swimming. Après un album sous forme d’ode à la femme dans tous ses états et sous toutes ses formes, The Divine Feminine, le rappeur de Pittsburgh nous plonge dans une autre ambiance plus cloîtrée, sombre et inquiétante.
Dans cet album de treize titres, Miller, déboussolé par sa récente rupture avec sa muse Ariana Grande, fait face à ses différents démons et opère une introspection quasi médicale, dont il est seul à pouvoir réaliser avec une telle maîtrise et une telle honnêteté. Les trompettes de Dang! (single de son précédent album) font place à un flow plus lent, des instrus minimalistes, parfois lancinantes mais tout aussi travaillées. Dans cet opus délicatement infusé d’un funk redoutable, on y suit le chemin sinueux vers la guérison d’un homme tombé si bas, « I was drowning, but now I’m swimming » (Je me noyais, à présent je nage). Dans l’oeil du cyclone que sont sa vie et ses addictions, existerait-il une once d’optimisme? (Donia ISMAIL)

Sophie Hunger, « Molécules », Two Gentlemen (Caroline International)

On repart à zéro. Celle qui jonglait avec trois langues, français, allemand et anglais, roulant à pleine mélodie dans le mur du son des références, de la difficulté à être hors du rock anglais s’offre son premier disque in full english, à Berlin où elle est dorénavant installée (pour combien de temps ?) et où elle peut nager en toute tranquillité dans la vibe électronique (« I opened a bar »), y puisant la matière sonore de 11 nouvelles chansons toutes plus délicates les unes que les autres, toutes dans cette transe tenue en chansons qui semble étrangement familières, un peu plus apaisées que le parfois kate bushien « Supermoon», plus clairement aquatique en un sens, à la façon d’un chant Naïade (« There is still pain left »), nymphe des sources tantôt guérisseuse, tantôt empoisonneuse, peut-être pas totalement immortelle mais, à coup sûr, musicienne accomplie, il suffit d’écouter ce « Tricks » pour en prendre la mesure. (Antoine Couder)

Devotion – Tirzah (Greco-Roman)

Tirzah est une jeune chanteuse soul / trip hop et productrice londonienne élevée à la Purcell School ou elle apprit la harpe et le violon. Partiellement dévoilé ces dernières semaines, son premier album est composé exclusivement de chansons d’amour. Derrière l’ambiance langoureuse parfaite pour accompagner la fin de l’été avec douceur, tout l’album diffuse des décrochés sonores à la limite de l’expérimental. Ici un cri, là une lenteur hypnotique, toujours avec grâce. On se sent bien avec Tirzah et d’un coup d’Eurostar on pourra la voir en concert à Londres le 19 novembre. (Vincent Fournout)

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La Rédaction

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