Musique

Rock en Seine, soir 1 : la pluie n’empêche pas la fête

28 août 2010 | PAR Yaël Hirsch

Hier, la 8 e édition de Rock en Seine a ouvert ses portes au domaine de Saint-Cloud. Toujours extrêmement bien organisé, avec ses larges écrans  permettant à tous de s’étaler sans se sentir mis au ban des concerts et ses 3 scènes aux volumes qui ne se concurrencent pas, le festival a commencé ce vendredi avec un come back, Skunk Anansie, des chouchous, les Kooks, des monstres d’énergie, Cypress Hill, et une claque : Blink-182 (voir le live report de Tristan Karache).

Vendredi 27 août, 17h30. Arrivée calme et placide au Domaine de Saint Cloud sous un rideau gris où l’on a du mal à séparer le ciel et la Seine. Les spectateurs entrent tranquillement par le Pont de Saint Cloud, tandis que les artistes et les journalistes sortent du fameux « tram » parisien du côté du Pont de Sèvre. A 17h40, les énergiques britanniques des Foals ont réuni un public nombreux et enthousiastes, à la Scène de la Cascade. Leur musique mêle rock et influences plus world, avec des allusions au reggae, où à l’orient dans le premier single de leur deuxième album sorti en mai dernier : « Total Life Forever » (Transgressive). Véritables bêtes de scène, les 5 mousquetaires menés par leur chanteur Yannis Philippakis dégagent un énergie qui « chauffe » le public pour le reste de la soirée.

A 18h25, à la Grande Scène, les fans « historiques » des années 1990 sont venus revivre le phénomène Skunk Anansie (le groupe’étant reformé depuis 2008, sort son premier album de nouveaux morceaux, « Wonderlustre », le 13 novembre prochain, et entame une série de concerts, dont une perfromance privée au casino de Paris le 8 septembre et un Olympia le 22 février). Même si la rage semble s’être un peu apaisée, la tigresse Skin est restée la même, avec sa voix d’un autre monde et son corps en mouvement permanent. s’adressant dans un français plus que parfait à son audience envoûtée, la chanteuse a traversé la ligne et chanté parmi son public. Et elle en a profité pour jouer des titres du nouvel album de Skunk Anansie : ceux-ci restent très fidèles aux origines du groupe. Premier extrait : « My ugly boy »

Après un passage malheureusement trop court à la scène de l’Industrie pour entendre les français de « Beast » (lire la chronique de leur album par Claire Linda). la chaude voix à la Beth Ditto de Betty Bonifassi et les folies de la « beast »box de ses compagnons de scène nous ont intrigué. Même si l’énergie était tout de même parfois un peu en berne. Les Beast semblent quand même plus agréable à écouter dans une petite salle qui ferait écrin intime.

Nous avons du quitter les Beast pour assister au concert de ceux que nous attendions tous : les délicieux Kooks. Professionnels, modestes, drôles et touchants, les 4 loufoques de Brighton nous ont servi une musique à la fois douce et énergique. Empli de fans, le public reprenait tous les tubes en chœur , et a suivi les désirs de Luke Pritchard quand il s’est assis au milieu de leur dernier tube « Do you wanna » (make love to me) : le moment où – sous une pluie battante- tout le monde s’est relevé pour acclamé le refrain était magique. Pritchard a également offert à son public de nouveaux morceaux, notamment une ballad rock innovante et renversante qu’il a commencée sur un magnifique piano blanc…

The Kooks – Ooh la

envoyé par romuxzooh. – Regardez d’autres vidéos de musique.

Après avoir applaudi à tout rompre les Kooks, nous sommes passés sans transition de leur ambiance sweet and rock au Hip Hop rétro de Cypress Hill. Le groupe a carrément amené avec lui le soleil de Californie. Dinosaure inchangé depuis les années 1990, leur rythme vibrant continue de fonctionner (15 millions d’album vendus depuis 1988, tout de même!). Le public arrive près de la grande scène en sautillant plus qu’en dansant, puis remue les mains dans l sens que requiert B-Real, avant de vouloir onduler du corps avec autant de grâce que Sean Dog. Le pic du concert a été le moment où B-Real a entamé « I want to get high », en fumant un énorme pétard reflété en gros plan par tous les écrans de la grande scène.

I wanna Get High – Cypress Hill

envoyé par Bart-The-Jew. – Evadez-vous en vidéo.

Après tant de danse et d’émotion, complétement trempés, nous avons fait une petite pause avant d’aller entendre Blink 182, véritable coup de cœur de la rédaction (article ici).

C’est apparemment sous un vrai soleil que nous partons pour une deuxième longue et riche session de rock sur les rives de la Seine avec notamment Plan B, Stereophonics, Two Doors Cinema club, Paolo Nutini, Jonsi,Queen of the Stone age, et Massive Attack… plus de nouvelles de rock en Seine demain.

Infos pratiques

Live report: Blink-182, LE concert de ce first day of Rock en Seine
The Imagine Project le nouvel album de Herbie Hancock
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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