Musique

Rock en Seine, Jour 1

31 août 2011 | PAR Sonia Ingrachen

Ce n’est pas encore cette année que l’on va laisser ces bottes en caoutchouc de côté pour Rock en seine, mais le ciel noir ne va pas altérer notre excitation face à une programmation rock si florissante.

On commence le festival avec Odd future (OFWGKTA, aka Odd Future Wolf Gang Kill Them All) un crew indé made in LA, des adepts du do it yourself qui sèment le chaos dans le monde du hip hop. C’est un peu notre découverte du festival, ces sales gosses d’à peine 20 ans qui ont de l’énergie à revendre, font de la grande scène un immense terrain de jeu, courent dans tous les sens à grosses doses de fuck (étonnant!) en chantant des textes à la fois drôles et violents. Du son hip-hop qui fait bouger la grande scène.

La transition avec Herman Düne est plutôt violente, mais on n’est pas mécontent d’être emporté par les morceaux folk de ce groupe qui débute après une longue et entraînante introduction très peace and love. Les airs folks se mélangent à des rythmes plus dansants et plus rock. C’est un peu ça l’univers des Herman Düne, un savoureux mélange qui séduit dès les premières notes à l’image de leur single du moment Tell me something i don’t know.


C’est vraiment avec CSS que le public se met à danser dans l’ambiance synthé-disco-pop-bubulles que le groupe brésilien déploie sur la grande scène. Bon, il faut attendre une vingtaine de minutes pour que le public se déchaîne complètement sur les recommandations de la chanteuse lovefoxx (« let’s dance like a snake guys!! »).Le show est réussi grâce à l’énergie débordante du groupe et les acrobaties de la chanteuse. Ça bouillonne sur scène et dans le public.

Après les CSS, on ose à peine bouger de la grande scène de peur de rater The kills. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’une demi-heure avant le concert, il y a déjà une foule de personnes qui attend de voir le duo électrique. Déjà conquis depuis quelques mois par Blood pressure, leur excellent nouvel album aux rythmes certes moins violents, mais plus mélodiques et envoûtants, c’est avec impatience que l’on attend le groupe. C’est une Alison, sombre comme à son habitude et cachée derrière sa longue chevelure brune que l’on découvre au coté de Jamie Hince toujours très classe dans son costume impec. Dans une ambiance minimaliste, boîte à rythmes et guitares électrisantes, ils lâchent une musique brute de décoffrage menée par la voix voluptueuse d’une très féline Alison. Le groupe alterne les titres de leur nouvel album (DNA, Satellite, you don’t own the road etc.) et les anciens morceaux (No Wow etc.) qui font toujours leur effet dans la foule. On regrette tout de même que le groupe ne fût pas programmé à la nuit tombée, leur live manquant parfois de cette folie qui faisait tant leur succès. On regrette aussi la quasi-absence d’alchimie entre les deux artistes qui se sont à peine échangés de regards durant le concert, éloignés de dix mètres l’un de l’autre.

Mais la grosse claque de la journée et du festival tout entier, ce sont les explosifs foo fighters. Que dire de leur prestation sinon qu’elle était grandiose et dangereusement percutante, deux heures de live qui ont effacé le souvenir de tous les concerts de la journée. Ca danse, ça tremble, ça pogotte… et dieu que c’est bon! Dave grohl aime son public et le public le lui rend bien. Il balance du lourd pendant tout le concert, les guitares tremblent dans tous les coins et la voix puissante et bestiale de Dave Grohl terrasse le domaine de Saint Cloud. Les foo fighters enchaînent les tubes- My hero, The pretender, The best of you, Rope (la liste est trop longue)- avec une générosité débordante et on regrette qu’ils ait attendu 5 ans pour revenir à Rock en seine. C’est une tuerie imparable qui a lieu sous nos yeux.

Ce qu’on aurait aimé voir mais que l’on a raté: Yuksek, Death in Vegas, General Elektriks

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Sonia Ingrachen

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