Pop / Rock
[Chronique] « Sometimes I Sit and Think, and Sometimes, I Just Sit » de Courtney Barnett : la ballade grunge

[Chronique] « Sometimes I Sit and Think, and Sometimes, I Just Sit » de Courtney Barnett : la ballade grunge

23 mars 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

L’Australienne Courtney Barnett se faisait attendre. Voilà deux ans qu’elle est assise sur son petit fauteuil. Cela ne l’empêche pas de chanter depuis son double EP A Sea of Split Peas sorti en 2013. Le 23 mars, celle qui a la voix de Kim Deal sortira son véritable premier album Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit . La dame devra apprendre à rester debout maintenant et à courir de salles en salles (notamment le 25 au Divan du Monde, où elle pourra au max se confier à nous, allongée)

[rating=4]

Notre chronique en anglais.

La mode, la mode, la mode. Un éternel recommencement nous dit-on. En musique, c’est la même chose. Donc, les jeans’s sont taille haute, les hauts sont rétrécis et oh bonheur, les guitares se saturent et les voix des chanteuses se crispent dans des failles délicieuses.

Sometimes I sit… est une promenade à la fois country et grunge dans le monde de Courtney. On rencontre Oliver Paul, vingt ans, qui court prendre le TRAM 96 (« Oliver Paul, twenty years old, thick head of hair worries he’s going bald. Wakes up at a quarter past nine, fair evades his way down the 96 tram line »). Plus tard, on rencontrera Jane, la végétarienne. Dans, « Small Poppies », slow qui aurait pu être écrit pour l’émission Unpluged de MTV, elle taille : « At the end of the day it’s a pain that I keep seeing your name, but I’m sure it’s a bore being you« . Courtney est la fille avec qui on aimerait bien se caler en terrasse, bien assises forcément pour regarder le monde des villes confortables se débattre.

L’album s’écoute de A à Z et impose ses ritournelles saturées. La fille a de l’humour et en chanson c’est assez rare pour le souligner. Son « Depreston » nous parle de façon rigolote d’économies débiles.

On la préfère sur des teintes plus violentes, quand elle crache un peu plus, « Nobody really cares if don’t go to the party » en est un bon exemple d’efficacité qui sent bon le tube, mais moins que l’obsédant « Kim’s Caravan ». Elle y dit : « I drank till I was sinking, sank till I was thinking that I’m thankful for this view« .

Ce qui est sûr c’est que Sometimes ne prend pas l’eau, il s’écoute avec plaisir, assis, debout, couché, en tout cas, il s’écoute.

Courtney Barnett, Sometimes I sit and think, and sometimes I just sit, House Anxiety, Marathon Artists, sortie le 23 mars 2015, 43 minutes.

[Interview] Chateau Marmont : « une invitation à la rêverie et au mystique »
L’Opéra de Lyon rêve Orphée et Eurydice
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


Soutenez Toute La Culture