Pop / Rock
[Chronique] Linkin Park, « The Hunting Party »

[Chronique] Linkin Park, « The Hunting Party »

16 septembre 2014 | PAR Jean-Christophe Mary

On les savait collectionneurs de tubes et de disques de platine. On les découvre collectionneurs de salles. A quelques mois d’intervalle, les Linkin Park auront réussi le pari de remplir coup sur coup deux Bercy.

[rating=3]

the-hunting-partyPortée la déferlante Limp Bizkit, Deftones, Korn System Of A Down, le milieu des années 90 aura vu triompher le metal rock. Mais au milieu des 90’s, l’arrivée des six jeunes californiens sur la planète rock ouvre la voie d’un metal rap d’un genre nouveau : leur son particulièrement novateur mélange metal, musique électronique et hip-hop, y associant bon nombre de samples, scratch et effets spéciaux. Vingt ans plus tard, l’heure de la consécration a bel et bien sonné: des millions d’albums écoulés à travers le monde et arènes partout sold out.

Ce neuvième album studio marque un retour aux sources avec un renouvellement de la mélodie, avec cette recherche perpétuelle pour faire évoluer le son, les harmonies, les arrangements, bref pour faire sonner la musique différemment. Les six américains travaillent à la manière des musiciens des 70’s. Ils sont plus préoccupés par la création d’une belle toile sonore à l’esthétique soignée dans la lignée des concepts albums que par la course au tube. Sur « The Hunting Party »vous ne trouverez pas de refrains à chanter sous la douche, mais vous serez sous le charme d’une superbe cathédrale sonore aux guitares aiguisées, mordantes souvent hargneuses.

Le sexet incarne ce lyrisme avec ces voix de têtes haut perchées, ses moments d’accalmies avant les montées d’adrénaline. Sur « War » et « Keys Of The Kingdom »on retrouve la marque de fabrique du groupe avec ces cris adossés à riffs de guitare durs. Ici le style dramatique et emphatique fonctionne à plein, entre aérations musicales et folie destructive. L’amateur de neo metal y trouvera aussi son compte avec ces belles mélodies aussi comme l’émouvant « « Rebellion », »Guilty All The Same », » où les envoutants « « Mark The Graves », ou « A Line In The Sand ». » Les titres au phrasé hip hop metal, imbibés de petites trouvailles electro , sont solides et accrocheurs. Côté rythmiques, l’énergie est omni présente. Mention spéciale pour le batteur Rob Bourdon qui maîtrise parfaitement son instrument entre belles descentes de tons et ruptures de rythmes efficaces. Cerise sur le gâteau, le 11 novmbre prochain au POPB , le poids lourd du rock US reviendra affirmer son univers néo-métal au cours d’un set musclé qui devrait alterner entre déflagrations metal rock et ballades pop mélodieuses. Un retour scénique , très, très attendu…

Linkin Park, The Hunting Party, 2014, Warner Bros, 45 min.

Visuel : (c) pochette de The Hunting Party de Linkin Park

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Jean-Christophe Mary

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