Musique

Louis Bertignac, nostalgie 70’s sous le soleil de Morzine

Louis Bertignac, nostalgie 70’s sous le soleil de Morzine

24 mars 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Rock the Pistes ! Après trois heures de belles bleues et raides rouges, c’est au sommet des télésièges du Belvédère et du Folliets du Golf qu’un public, chaussures de ski et bonnet pour tenue de soirée est venu en masse (4000 skieurs !) applaudir l’ancien guitariste du groupe phare Téléphone.

Impossible de dissocier Bertignac de Téléphone, et pourtant, le monsieur en est déjà à son sixième album solo Grizzly. C’est d’ailleurs avec « Tziganes et Grizzly » que l’affaire a commencé. On s’attend alors à un déroulé de cet album formidable qui fait vibrer les Gibsons.

Étonnamment, ou évidement, le jury de The Voice, cheveux blonds au vent, offre un mix de tubes de Téléphone dans lesquels il intègre des monuments des années soixante-dix. Alors, comment lever des skieurs en pleine pause dej sous le soleil ? On donne à leurs oreilles les premières notes de Cendrillon, on y ajoute un peu de « So Lonely ». On enchaine avec « Ça c’est vraiment toi », et là c’est « I can’t get no satifaction qui s’invite »… Et ? ça marche du tonnerre !

Le chanteur-guitariste, accompagné, à la guitare de Marco Bravin et de Julien Orshek à la batterie, assume une voix reconnaissable entre toutes, fragile en même temps qu’elle est puissante, éraillée, puisant ses sources dans le métal, le rock, la pop aussi, entouré par des musiciens formidables.

La suite du concert est un régal pour le public qui s’en donne à cœur joie dans le rôle désigné et fort agréable de chœur. A ce stade là on se demande si Bertignac ne cultive pas uniquement le mythe Téléphone. Ce serait se méprendre. Ce qui est fait ici, c’est un best of d’influences. Un parcours de vie : de la naissance, avec les Who jusqu’à la mort, que le chanteur souhaite d’un aveux, sur scène, tandis que la foule fredonnerait. Entre, l’existence se teintera de « Hey Jo » et « Whole lotta love ». On se promènera, à New-York forcément et on finira pour rappel avec « Un autre monde ».

En attirant une foule de trentenaire-quadra en dehors des vacances scolaires, près à lâcher la glisse pour du son, le festival Rock the Pistes plante son baton dans la cour des grands événements pop-rock.

Visuel : (c) Autorisation Rock the Pistes

Viva il Banditi dell’Arte!
[Live-Report] : LFSM, Mirel Wagner & Dillon au Théâtre de la Cité Universitaire (24/03/2012)
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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