Musique

[Live Report] Les Nuits Secrètes, Nuit 2

[Live Report] Les Nuits Secrètes, Nuit 2

04 août 2013 | PAR Audrey Chaix


 

 

2013-08-03 19.10.05Deuxième jour pour les Nuits Secrètes. Il fait moins chaud que la veille, mais le temps est toujours aussi clément pour les festivaliers. La promesse d’une belle nuit pleine de découvertes musicales.

Pour nous, la soirée commence dans le Jardin, avec Ghostpoet, venu tout droit de Londres. Rap doux, mélange de drum bass et de spoken word, accompagné de trois musiciens, dont une chanteuse, difficile de le classer dans un genre. Son univers est envoûtant, tout comme sa voix, qui semble nous conter à l’oreille des histoires mélancoliques, tragédies du quotidien, comme ce magnifique « Meltdown » ou encore le lancinant « Cash and Carry me Home« , soutenu par une obsédante ligne de basse qui structure cette ballade d’un homme en perdition. Impossible de ne pas succomber à la beauté de ces paroles, de cette poésie fantomatique.

2013-08-03 21.30.39Après une pause dîner, agrémentée d’un délicieux burger tout droit sorti du foodtruck de Pauline et Valentine stationné dans l’espace Grande Scène, nous voilà prêts pour accueillir les Polyphonic Spree, tout droit arrivés du Texas pour une date unique en France. Ce qui se comprend : ils sont plus d’une vingtaine sur scène, pas facile de trimbaler tout ce beau monde de festival en salle de concert. Pendant qu’ils se préparent, la scène est cachée par un grand drap blanc horizontal, sur lequel apparaissent des lettres, comme par magie. Oui, The Polyphonic Spree parle français, (presque) couramment. Une paire de ciseaux découpe le drap en son milieu, et apparaît cette fête polyphonique, incarnée par une multitude de chanteurs, choristes, musiciens, menés par le charismatique et hyperactif Tim DeLaughter. On se croirait dans un revival hippie, entre mysticisme et flower power. Une bouffée d’endorphines pour le public de la Grande Scène, qui finit accroupi par terre sur les indications d’un DeLaughter descendu dans la fosse pour une cover complètement barrée de Lithium. De Nirvana, oui. L’incarnation vivante de la dépression rencontre les hystériques du bonheur. Savoureux tout autant qu’ironique.

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Délaissant Rokia Traoré, dans le Jardin, et Vitalic sur la Grande Scène, nous montons dans un bus, destination inconnue. Pour rappel, ces Parcours Secrets sont la marque de fabrique des Nuits Secrètes : pour la modique somme de 6€, découverte musicale garantie dans un lieu original – tout ce que l’on sait, c’est que l’on ne sait pas où on va… Pour nous, ce sera Avesnes-sur-Helpe, dans l’édifice qui enjambe l’Helpe au niveau du Pont des Dames. De la brique, des pavés, des petites lampes anciennes posées sur les enceintes… Un bien charmant décor pour accueillir un groupe tout aussi charmant, School is Cool. Des Anversois, trois gars et une fille, des guitares, des percus et un violon… Cette pop belge est généreuse et épique, intelligente et joyeuse, avec cette petite touche de noirceur qui lui donne de la substance… Le public est emporté par les morceaux issus de l’album Entropology, qui résonne comme l’album parfait à écouter dans sa voiture sur la route des vacances, à l’image de l’hymne New Kids in Town. Et c’est ce que tout le monde a dû se dire, puisque les albums vendus par les membres du groupe à la fin du concert se sont écoulés comme des petits pains… permettant aux bénévoles des Nuits Secrètes de mettre le CD dans le bus du retour. Un bien beau moment à partager tous ensemble, à l’image du festival.

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La suite, demain !

Photos : © AC

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Audrey Chaix
Professionnelle de la communication, Audrey a fait des études d'anglais et de communication à la Sorbonne et au CELSA avant de partir vivre à Lille. Passionnée par le spectacle vivant, en particulier le théâtre, mais aussi la danse ou l'opéra, elle écume les salles de spectacle de part et d'autre de la frontière franco-belgo-britannique. @audreyvchaixphoto : maxime dufour photographies.

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