Musique

[Live-report] : Charlie Winston séduit l’Olympia (07/06/2012)

[Live-report] : Charlie Winston séduit l’Olympia (07/06/2012)

08 juin 2012 | PAR Yaël Hirsch

Hier soir, le fiancé anglais des mélomanes français (plus de 500 000 exemplaires de son album « Hobo » vendus) et figure de proue du label atmosphériques était sur la mythique scène de l’Olympia. ET à offert à ses auditeurs (et ses auditrices!) très attentifs une performance parfaitement calibrée et parfaitement généreuse de 2 heures. Chapeau bas!

Bien entouré par ses quatre compagnons de musique, Charlie Winston apparaît vers 21h sur la scène de l’Olympia, acclamé par la foule. Pantalon de crooner, cravate fine rouge sur chemise blanche et sourire jusqu’aux oreilles, commence à la guitare, avec le titre entrainant « The Great Conversation » … et ne s’arrête plus pendant deux heures, si ce n’est pour faire quelques commentaires qu’il essaie de communiquer en Français. Il rassure par exemple ses fans en expliquant qu’il a acheté finalement une maison et s’est même confronté à un problème de fuite d’eau. Si le discours est « nature » et rare, la musique, elle est absolument parfaitement arrangée et extrêmement riche.

Les musiciens de Charlie Winston, de même que le jeune homme, savent jouer, danser, ont l’air de s’éclater et peuvent demander au public de rythmer la musique par le chant, le battage de mains ou de pieds. Et voilà commuent on se retrouve à répéter, l’air de rien, des grandes phrases comme  » I know everything about you / Your father was a duck » avec joie et bonne humeur. Charlie Winston, c’est donc une présence et quand il passe au piano pour interpréter le très beau « Boxes », le public fond. Et c’est aussi une vraie belle voix qu’il maintient virtuose et pure pendant au moins les 3/4 du concert. fasciné par la Beat-Box, il sait faire du scat, et utilise souvent ses cordes vocales comme diapason et batterie d’un début de chanson.

A la fin du spectacle, tout s’emballe et quand finalement les musiciens jouent les deux immenses tubes « In your hands » et « Like a Hobo », le public est carrément en transe. Premier salut, présentation enjouée de tous les musiciens, et puis Charlie Winston semble ne plus vouloir quitter la scène. Il donne quatre bis magnifiques dont l’irrésistible « I love your smile » et surtout – il fallait oser, ici à l’Olympia!- une version winstonienne et très rock du « Au suivant » de Jacques Brel qu’il rythme à la guitare.

Un concert plein de belle énergie, de musique riche et un professionnalisme qui permettent à Charlie Winston d’habiter avec énormément de talent la scène impresionnante de l’Olympia. Le chanteur sera sur les routes tout l’été et vous pourrez notamment le retrouver à Rock en Scène.

photo (c) Yaël Hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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