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[Live Report] Art Rock deuxième jour, un début mitigé pour un final grandiose

[Live Report] Art Rock deuxième jour, un début mitigé pour un final grandiose

24 mai 2015 | PAR Enora Le Goff

Deuxième journée des festivités sous le soleil de Saint-Brieuc pour le festival Art Rock, cette année placé sous le thème de la mode !

La soirée débute sur la Grande Scène par le concert du quatuor de pop indé anglais Citizens !, mais pour la rédaction de TouteLaCulture la soirée débute scène B par le concert de Flavien Berger. Nouvel espoir de la scène française, il présentait ici son deuxième album Mars Balnéaire. Génie mécanique il dose avec brio le beat et le verbe. A chaque musique son ambiance, blues spatial, fantasme amoureux, voyage intersidéral… Un concert fascinant, dont la musique progressive plonge dans un état de contemplation des plus agréables.

Changement de scène changement d’ambiance. Grosse déception pour le concert de Lilly Wood and the Prick, qui livre une performance certes agréable à écouter, mais il manque clairement ce  »quelque chose » du live. Le duo folk français est finalement aussi bien à écouter dans son salon… La musique est de qualité, la performance, beaucoup moins.

La foule (très jeune) se presse vers la scène pour ne rater sous aucun prétexte l’arrivée de Christine and the Queens, grande attente de la soirée. La performance est magistrale, Christine maîtrise absolument chaque parcelle de la scène. Lumières et décors simples comme son habituel costume noir, show freaky et pop, elle s’impose par la maîtrise de son corps comme de sa voix. Christine and the Queens, c’est une manière de danser, de jeter ses textes lourds de sens au dessus de la foule… Mais c’est aussi un très bon rapport avec le public, un plaisir partagé des deux côtés. Seul regret (et de taille) : un public qui n’a finalement regardé le concert qu’à travers les centaines de portables levés, un engouement qui fait vibrer les cordes vocales d’une bonne partie du public à chaque seconde. Une masse hurlante qui gâche quelque peu le plaisir de la performance live, qui pour autant était étonnement maîtrisé.

Il est minuit et l’autre grande star de la soirée arrive, Yelle, Briochine d’origine, est la fierté musicale de la ville. Après sa tournée mondiale elle vient réveiller le public de Art Rock. Moulée dans une combinaison intégrale bleu ciel elle va pendant une heure rendre  »complètement fou » le public. Habituée du festival son énergie débordante se couple avec une spectacle lumineux impressionnant, épileptiques s’abstenir ! La chanteuse apparaît bien souvent comme une forme longiligne dans la fumée de la scène, dansant, sautant, criant, elle communique avec force sa pop électronique, reprenant des morceaux connus et reconnus de tous :  »je veux te voir » mais aussi et surtout des morceaux de son nouvel album, frais et fascinant. Le tout se termine sur une reprise générale de  »complètement fou », le concert passé, nous sommes épuisés, mais ravis et toujours vibrants.

Nous sommes restés aux devants de la Grande Scène, mais il ne faut pas oublier de mentionner la scène B sur laquelle se produisaient la jeune anglaise de C.A.R puis la révélation éléctro française Superpoze !

La soirée se termine sur une performance étonnante, un mélange de techno, défilé de mode et création artistique live. En effet le DJ français Mr. Nô distille sa techno grisante tandis que les mains du créateur Jean-Charles de Castelbajac (avant-gardiste tant au niveau de la mode que du design ou de la peinture) sont filmées, il donne ainsi à voir une production live de dessin, messages écrits, toujours dans son style si particulier (il est aussi le dessinateur de l’affiche de Art Rock 2015). La prestation est aussi celle de la mode, de jeunes femmes défilent sur scène, portant les costumes pop du créateur. Pour finir la techno de Mr Nô s’est couplée avec des instruments traditionnels du bagad breton… Une performance scénique nommée  »Fantômes » qui donne à voir un mélange fascinant des genres, étonnant et merveilleux.

Ainsi s’est terminé Art Rock pour TouteLaCulture, mais le festival continue ce soir avec notamment les prestations de Selah Sue, Acid Arab, et Shamir, révélation des Transmusicales 2014.

Visuels (c) : Nolwenn Le Goff

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Enora Le Goff

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