Musique
La Maroquinerie accueille le metal oriental d’Arkan le 28 mai

La Maroquinerie accueille le metal oriental d’Arkan le 28 mai

09 mai 2011 | PAR Mikaël Faujour

Dans la lignée des Israéliens de Orphaned Land, précurseurs d’un brillant métissage de metal extrême et de musique traditionnelle orientale, les Parisiens d’Arkan poursuivent leur carrière avec brio. Ils seront à la Maroquinerie pour défendre leur excellent deuxième album, récemment paru, intitulé Salam.

L’incorporation de sonorités traditionnelles au metal n’est guère un phénomène très nouveau, mais il participe de l’extrême diversité des musiques sous le label « metal ». Des Allemands de Falkenbach jusqu’aux Finlandais de Finntroll, en passant par les Suisses de Eluveitie et les Roumains de Negura Bunget, le metal n’a de cesse de sortir de ses gonds en s’acoquinant aux musiques médiévales, celtiques, finlandaises et autres folklores du monde, devenant un vecteur d’exploration du patrimoine culturel – dans certains cas même jusqu’à une fierté nationale tirant vers le néopaganisme ou le néonazisme.

Pionniers en la matière, Orphaned Land et Melechesh initièrent en Israël et Palestine, dans les années 90, la branche oriental de cette vague transfrontalière du folk metal. La voix d’Orphaned Land, Kobi Farhi, comme pour adouber un brillant successeur de son prestige, fait une apparition sur ce deuxième album d’Arkan. Et comme le groupe parisien ne fait pas les choses à moitié, il a confié la production à Fredrik Nordström, artisan majeur du death metal mélodique suédois (Dark Tranquillity, At the Gates, Opeth) et producteur quasi attitré de In Flames.

En résulte donc Salam, un deuxième album qui démontre la bonne santé, l’imagination, l’originalité d’un metal français qui commence à marcher à l’étranger, à l’image de Gojira ou Hacride, auxquels ne se limite pas la scène française… Sur Salam, Arkan mélange donc les sonorités : les lignes mélodiques typiques de la musique arabe, à renfort de percussions et instruments à cordes traditionnels, s’intègrent au cœur même de compositions dont certains riffs lorgnent vers le death mélodique de Stockholm (cf. « Blind Devotion », par exemple) et dans lesquelles s’épanouit le chant « gothique » de Sarah Layssac (on pense à Lacuna Coil ou Within Temptation). Salam est le fait d’un groupe en pleine possession de ses moyens, à l’image du scotchant « Deus Vult » (featuring Kobi Farhi, donc). Un album très solide, aussi puissant qu’envoûtant, ne cédant guère à l’appel d’une brutalité outrée. Chapeau Arkan.

Arkan, Salam, Season of Mist, 2011

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Mikaël Faujour

One thought on “La Maroquinerie accueille le metal oriental d’Arkan le 28 mai”

Commentaire(s)

  • Les ayant vu en première partie de Paradise Lost au Bataclan, je n’ai pas été très convaincue, c’était sympa, sans plus (en même temps, les voix de filles de groupes comme Within Temptation ou Lacuna Coil, ça me saoule, ce n’est plus mon trip).

    mai 11, 2011 at 15 h 19 min

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