Musique

Jean-Louis Aubert : l’éternel adolescent est de retour

27 novembre 2010 | PAR Yaël Hirsch

Alors qu’il était silencieux depuis l’excellent « Idéal Standard », le chanteur de Téléphone fête son grand retour dans les bacs avec « Roc’ éclair » (EMI), un album  retour où l’on retrouve Aubert fidèle à lui-même et qui, comme son titre ne l’indique pas, est extrêmement touchant de mélancolie.

Réservez-vite, vos places pour la tournée, qui passera par le Zénith de Paris les 28, 29 et 30 avril prochains.

Dans la première chanson de l’album -qui est également le premier single de « Roc’ éclair », Jean-Louis Aubert nous annonce qu’il retrouve ses marques avec ce nouvel  album :  « Maintenant je reviens / A ce pourquoi je suis fait / Je reviens chanter / Est-ce bien un métier?/ Je reviens de tout / Ce qui n’est pas moi ». Et l’harmonica mélancolique du morceau donne la tonalité de l’album. Si l’on retrouve la patte de Jean-Louis Aubert dans sa voix énergique, la guitare sèche inséparable, et les beaux refrains entraînants, la couleur douce-amère de « Roc éclair » est plus douce qu’Idéal Standard où les rythmes s’électrisaient dans ‘ »On vit d’amour », « Parle-moi » ou « Ailleurs ». Intimiste, l’album pratique volontiers la nostalgie positive : dans la voix énergique sur le piano solo de « Aimer ce qui s’enfuit », dans les amours passées mais fêtées de « C’est con mais c’est bon », dans les chuchotements de « Chasseurs de nuages » et dans l’espérant et sublime « Demain sera parfait », vante les lendemains qui chantent « Demain sera parfait ».

Mais le complice Barbara et Raphaël reste lui-même, comme il nous l’annonce dans son titre inaugural, et la mélancolie est vite dépassée, par des textes mutins. On trouve une véritable arche de Noé de conseils dans  « Les lépidoptères » . Et des jeux de mots charmeurs dans « Chasseur de nuages » : « Les stratus/ les cumulus / Les cyrus/ Et les cunilingus/ Chasseur de nuages/ Ton cœur n’ a pas d’âge/ Le ciel te garde / Une âme d’enfant ».  Enfin, dans « Demain sera parfait », on retrouve un Aubert rock’n roll au rythme endiablé, dans un chant d’amour prouvant encore et encore l’éternelle adolescence de l’artiste.

Jean-Louis Aubert, « Roc’ éclair » (EMI), sortie le 29 novembre 2010, 15 euros.

En tournée acoustique à partir du 9 avril 2011.

Au Zénith de Paris, les 28, 29 et 30 avril 2011. De 35 à 42 euros.

Toutes les dates d’un Tour sur moi-même sur le myspace de l’artiste.

photo : (c) Arthur Aubert – www.graphical-experience.com

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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