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[Live report] Regina Carter au Duc des Lombards

[Live report] Regina Carter au Duc des Lombards

28 octobre 2013 | PAR Delphine Habert

image00Afin de présenter son dernier projet Reverse Thread mêlant jazz et musique traditionnelle africaine, Regina Carter était vendredi soir au Duc des Lombards accompagnée de Xavier Davis au piano, Jesse Murphy à la basse et Gavelynn McKinney à la batterie.

Après des années d’exploration de la musique classique, la violoniste originaire de Détroit a collaboré avec des artistes d’horizons divers et variés, comme Mary J. Blidge, Faith Evans ou encore Elliot Sharp. Elle s’est depuis quelques années tournée vers le jazz et a montré son talent auprès d’un nombre incalculable de jazzmen, parmi lesquels Wynton Marsalis, Oliver Lake ou encore Tom Harrell.

Le 25 octobre dernier, elle donnait un concert au Duc des Lombards pour présenter son nouvel album Reverse Thread, un projet teinté de mélodies folk africaines. Le projet partait d’un constat simple : comment combiner musique traditionnelle et musique contemporaine sans entraver ni compromettre la beauté des deux styles ? Devant nos yeux et nos oreilles grands ouverts, la violoniste a bien rempli ce pari de relier jazz, musique contemporaine et tradition musicale africaine.

Les musiciens entrent en scène après l’arrivée des derniers spectateurs. Regina accorde son violon et ouvre le bal avec un standard très jazzy et ambiancé New Orleans. L’ouverture sur ce classique fait entrer le public directement dans l’univers de la violoniste. Dès les premiers morceaux, tous les musiciens sont mis à l’honneur : du solo du pianiste, au jeu de la batteuse version « roulements de tambour » en passant par le jeu des doubles cordes du violon et un long solo du bassiste, tout cela dans une ambiance jazzy.

C’est sur un morceau de Richard Bona qu’on voit plus particulièrement la volonté de fusionner musiques traditionnelle et contemporaine. Au jeu très moderne du duo violon/basse (un dialogue de sons aigus et de cordes grinçantes), s’ajoutent des voix traditionnelles et une rythmique rappelant celle des joueurs de tam-tams africains.

Par contemporanéité on comprend dans un premier temps jazz. C’est dans le rythme, l’harmonie des morceaux, mais aussi dans le jeu des musiciens qu’on le reconnaît. L’utilisation régulière des balais par la batteuse en est un exemple. Dans un deuxième temps, qui dit modernité dit aussi musique folk. Néanmoins, ce style est moins perceptible et mis à l’honneur durant le concert que ce que l’on perçoit dans l’album.

On retiendra la belle sortie de scène sur une touche plus traditionnelle, lorsque le groupe entonne le gospel « Amazing Grace ». Une belle interprétation aux allures de berceuse qui apaise l’esprit.

Pour vous donner un petit aperçu de l’album, voici le magnifique morceau « Artistya ». On y retrouve de la musique folk, des sonorités africaines et des accents jazzy.

Visuel : (c) Courtesy Lobero

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Delphine Habert

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