Jazz
[Live report] concert du 22 mai à l’Institut Océanographique : sublime Eliane Elias

[Live report] concert du 22 mai à l’Institut Océanographique : sublime Eliane Elias

24 mai 2014 | PAR Olivia Leboyer

Eliane Elias

Jeudi 22 mai, ce n’est pas un concert mais deux que nous offrait la fabuleuse Eliane Elias, pianiste et chanteuse de grand talent. Une soirée mémorable.

[rating=5]

Pour la brésilienne Eliane Elias (dont même le nom recèle de belles allitérations !), l’Institut Océanographique (pour les scientifiques) ou Maison des Océans (pour les poètes) constituait un écrin tout indiqué : venue du Brésil, pays du soleil et de la bossa nova (et du foot, mais ce soir il n’en a pas été question…), la blonde Eliane, dans une sculpturale robe noire, gantée à la Gilda, avait des allures de sirène. Et envoûtante, irrésistible, elle l’était en effet : très belle, bien sûr, la vamp blonde nous a essentiellement subjugués par sa voix merveilleusement modulée. Jazzy, chaude, extrêmement claire et précise, pour dérouler avec bonheur de grands classiques du répertoire. Ce premier concert, exceptionnel, était marqué par la présence de Rick Margitza, saxophoniste incroyable, qui a joué avec Miles Davis.

Ovationnée, la chanteuse et pianiste est revenue une heure plus tard pour le second concert, tout aussi entraînant. Entre les deux concerts, Eliane Elias s’est malencontreusement foulé la cheville, mais pas question d’annuler ! Vaillante, souriante, soutenue par ses musiciens, Eliane Elias a assuré avec classe et une infinie gentillesse la totalité du programme. The show must go on. Le rythme jazzy soutenu de la première partie s’est adouci en une douce et envoûtante plongée dans la langue portugaise (avec notamment des compositions de Carlos Jobim et de Joao Gilberto). « Y a-t-il des Portugais dans la salle ? » a demandé Eliane Elias. Sensualité, musique enveloppante et magique, nous avons été littéralement transportés, au-delà de l’Océan, jusqu’au Brésil.

Un très grand merci à Eliane Elias et à ses musiciens (Graham Dechter à la guitare, Marc Johnson à la basse et l’hyper doué Rafael Barata à la batterie) !

visuels: affiche officielle du Festival Jazz à Saint-Germain des Prés; pochette de l’album d’Eliane Elias, A tribute to Chet Baker.

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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