Musique

Family of the Year à la Maroquinerie le 11 février

17 janvier 2011 | PAR Mikaël Faujour

Voilà un groupe dont on n’a pas assez entendu parler l’an dernier, malgré un premier album contenant de véritables bijoux. Entre pop vocale façon Californie 60’s et electro-pop éthérée, le sextet gallo-américain signait avec Our Songbook un remarquable premier LP. Ils sont de passage à la Maroquinerie le 11 février : une occasion à ne surtout pas rater.

N’y allons pas par quatre chemins : Family of the Year a livré en 2010, avec Our Songbook, un premier album de haut vol. Inégal, certes, sur sa deuxième moitié, mais dont la première est fabuleuse.

Avec un titre d’ouverture de pure classe, le groupe vise en plein cœur : « Let’s Go Down » est un bijou de folk vocal dans la droite lignée The Mamas & the Papas / Crosby Stills Nash & Young. Un morceau qui a l’envergure d’un hymne néo-hippie, angéliquement mélodieux, gai, gai, gai et entraînant et solaire. Du bonheur auditif. Moins exultant, plus planant, mais tout aussi entraînant, « Intervention (Staple Jeans) » brode des  dentelles d’harmonies vocales divines proches des Fleet Foxes : bijou n°2.

Un cran en-dessous, « Stupidland » est un chouette morceau dont l’enjouement renforce le contraste qu’apporte le plus froid, plus inquiet « Psyche Or Like Scope », entêtante merveille electro-pop cousine de MGMT, Yeasayer et Klaxons, qui n’a pas été par hasard n°1 de la playlist Nova pendant 2 mois.

À nouveau, Family of the Year repasse un cran en dessous avec « Feel Good Track of Rosemead », accalmie sûrement délibérée pour ce qui est le troisième sommet : « Summer Girl ». Ballade au piano baignée d’harmonies vocales dignes des Beach Boys, la chanson est d’une douceur et d’une délicatesse à attendrir un Poutine.

Fatalement, l’on redescend des hauteurs, avec « The Princess & the Pea » (drôle de titre !), chanson mid-tempo construite autour d’une batterie ingénieuse et d’un piano nonchalant, fraye avec les sonorités de cuivres à la Beirut, sans convaincre si fortement. « Castoff » renoue avec les sonorités electro-pop, mais ne fait pas mouche comme « Psyche Or Like Scope ». Le folk-basculant-dans-l’electro « Treehouse », trop gentillet, manque de mordant. Le mélancolique « Surprise », d’abord minimaliste (guitare sèche/chant masculin doublé) puis étoffé de guitare électrique/basse/batterie et chant féminin, s’en tire plutost bien et amorce la remontée de la pente. Laquelle se poursuit avec le ravissant « Chugjug », l’enchanteresse electro pop de « The Barn » (aux réminiscences de MGMT), la douce ballade acoustique « No Good At Nothing », ponctuée de « oohh la, la, la » et de pedal steel, et s’achève en douceur avec le court « Hero » (moins de 2mn au compteur) et son finale de trompettes.

Premier album de Family of the Year, Our Songbook dévoile un groupe qui a déjà de solides compositions, variées, dont les meilleures sont si excellentes qu’elles font oublier les plus faibles. On n’oublie pas que MGMT avait aussi débuté avec un premier album inégal. Family of the Year, certes, ne s’inscrit pas vraiment dans un même registre expérimental et chercheur, mais plutôt entre folk vocal néo-hippie d’un côté et electro-pop de l’autre. C’est un début suffisamment alléchant pour attendre la suite avec intérêt et surtout pour aller les voir à la Maroquinerie pour les découvrir sur scène.

Infos pratiques

Dîner de la mode 2011
Cycle Alfred Hitchcock à la Cinémathèque française
Mikaël Faujour

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