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Maud Geffray : « Oui j’ai joué dans pas mal de musées, seule ou avec Scratch Massive »

Maud Geffray : « Oui j’ai joué dans pas mal de musées, seule ou avec Scratch Massive »

11 décembre 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam


Toute la culture, Paris Musées OFF et le Musée Cernuschi – musée des arts de l’Asie de la Ville de Paris, vous invitent le 20 décembre à une soirée insolite dans le cadre de l’exposition « Trésors de Kyoto, trois siècles de création Rinpa » ! A cette occasion Maud Geffray du duo Scratch Massive
prendra les platines sous l’œil de l’immense Bouddha. L’artiste qui déploie une carrière solo a accepté de répondre à nos questions

– Avez-vous déjà joué dans un musée et si oui, qu’est ce que cela a de particulier ?
Oui j’ai joué dans pas mal de musées, seule ou avec Scratch Massive. Au musée du Louvre par exemple, le musée m’avait confiée une carte Blanche aux Journées Internationales du Film sur l’Art dans l’’auditorium du Louvre. C’était magnifique, on a fait une soirée très émouvante dans ce lieu où j’ai présenté une création musicale et vidéo nommée « Kaamos » que j’avais faite en collaboration avec le réalisateur Jamie Harley. Et la dernière fois que j’ai joué dans un musée, c’était cet été avec Scratch Massive au Mucem à Marseille. il y a toujours quelque chose en particulier bien sûr, on est loin de l’atmosphère d’un club et d’un dance-floor, il y a un abord très différent à la musique et à notre rôle.

– Le 20 décembre, vous serez en solo face au Bouddha du Musée Cernuschi, le musée des arts de l’Asie de la Ville de Paris.  On vous connait essentiellement comme étant l’un des deux membres de Scratch Massive. Quelle différence cela fait pour vous d’être seule.
Scratch Massive, c’est Sebastien Chenut et moi, et à coté de notre groupe, j’ai mon projet musical en solo, signé sur le label Pan European Recordings (le label de Flavien Berger ou de Koudlam) Quand je travaille sous mon propre nom c’est bien sur très différent au niveau de la méthode, des sons utilisés, du style aussi, j’ai maintenant pris l’habitude d’alterner sur les 2 projets, et je pense qu’ils s’enrichissent mutuellement. Travailler seule me permet d’explorer des choses sans doute plus personnelles, de prendre des risques car à ces moments là, je suis seule aux commandes.

– Justement, avez vous des « fonctions » établies dans votre beau duo ?
Non pas vraiment, certains morceaux partent plus d’inspirations de Sebastien, certains plus des miennes, de mes idées mélodiques. Mais au final, c’est un ping pong permanent, difficile de s’assigner des rôles, si ce n’est peut être que l’on utilise de plus en plus ma voix chez Scratch Massive, oui c’est peut être une nouvelle fonction, ma fonction vocale au sein du groupe.

– Vous êtes une amoureuse de Paris, à qui vous avez dédié ce track incroyable, mais ici, l’environnement sera japonais. Est-ce que le Japon vous inspire ?
Oui bien sûr, j’ai fait plusieurs séjours au Japon avec Scratch Massive, nous y avons même joué dans un club a Kyoto. nous avons fait 3 séjours à Tokyo, avec évidemment des souvenirs très forts, des nuits sans sommeil, pleine de décalage horaire, une année nous avons même atterri le soir de mon anniversaire, un 25 juin, c’était assez féerique, et c’est ce soir là que j’ai découvert le Saké, depuis on est très très fan de Saké avec Sebastien.

-Garden of Love est riche en accès symphoniques, est-ce une volonté de transformer les platines en instruments à cordes ?
Le travail de composition et celui de DJ se complètent pour moi, la composition en studio, le style de notre musique, et le travail de médiation, de partage du DJ, tout cela forme un tout, nos sets djs sont aussi assez mélodiques au final, mais pas au même tempo ; )

-Est-ce que vous jouerez des morceaux issus de ce dernier album lors ce Paris Musées Off ?
Possible oui ! un morceau comme « Last Dance » pourrait je pense parfaitement marcher dans l’atmosphère de ce musée

 

Visuel :©The1point8

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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