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[Live Report] Panoramas Festival #20 : l’électro à son zénith dans le ciel breton

[Live Report] Panoramas Festival #20 : l’électro à son zénith dans le ciel breton

14 avril 2017 | PAR Hugo Saadi

C’est sous le soleil breton que s’est déroulée la semaine dernière la 20ème édition du festival Panoramas. Une édition anniversaire marquée par un line up rassemblant des pointures de la musique électroniques et ayant rassemblée plus de 27 000 spectateurs sur deux jours. Live Report.

Pour la 20ème fois, le pays de Morlaix n’a d’yeux que pour le festival Panoramas qui ralentit le temps pendant un week-end et fait déplacer tous les jeunes de la région. Arrivée sur le site à quelques kilomètres de Morlaix grâce à un système de navettes assez fluide. La première journée a débuté en douceur avec le live d’Acid Arab sous le chapiteau. Le duo mêlant sonorités électroniques acid house et rythmes orientaux a su mettre en jambe les nombreux festivaliers déjà présents. Panos était sur les rails, direction le grand hall qui avait sorti les grosses boules disco pour parfaire une scénographie minimaliste mais révélant toute sa splendeur lors des jeux de lumière. Pour sa 4ème venue à Morlaix, Vitalic ODC a comme à son habitude livré un set maîtrisé (reprenant certains de ses grands morceaux comme « Stamina »). S’en est suivi ensuite le set du suédois Adam Beyer. Le boss du fameux label Drumcode était l’un des gros noms du Day 1. La soirée s’est enfin terminée avec une doublette féminine. La roumaine Simina Grigoriu, fiancée de Paul Kalkbrenner a sorti un set puissant mixant la house et la techno pour un plaisir partagé. Malgré la nuit bien entamée, la joie sur les visages se faisait bien ressentir. L’honneur est revenu à la belge Charlotte de Wiite de clôturer cette première journée. Avec sa techno sombre et bien frappante elle a fait danser les festivaliers jusqu’au petit matin, puisant dans l’énergie folle que dégageait la jeune femme. Il était temps d’aller reposer nos oreilles qui ont été lourdement secouées par le système son, le lendemain allait être encore plus costaud.

Alors que les esprits se remettaient difficilement de l’ouverture de Panoramas (quelques jeunes trainaient encore un peu partout dans la ville dans la mâtinée, le retour fût difficile), la programmation du Day 2 allait être un vrai casse-tête. L’intensité allait être de mise sur toutes les scènes et il n’aura pas fallu attendre longtemps pour le constater. Dès 22h, c’est Jacques qui a sorti l’artillerie. Repérable de loin grâce à sa coupe de cheveux si spéciale, le roi de la musique concrète s’est de nouveau illustré à travers un mix inclassable mélange de house et de bruits de casseroles, balles de ping-pong ou encore extincteur ! Le Club Sésame où il s’était installé est déjà blindé, les festivaliers venus l’applaudir sont de tous âges. Nous voilà chauffés à blanc, il ne manque plus qu’un coup de fouet pour être totalement prêt à passer une dernière nuit de folie. Aussitôt demandé, aussitôt reçue. La talentueuse AZF n’a pas fait dans la dentelle alors que minuit n’était toujours pas dépassé. La française envoie une techno brutale et explosive qui brasse large et transporte à tous les niveaux. On ne peut que se laisser séduire devant la puissance qu’elle dégage en remixant du Emmanuel Top ou encore du Gesaffelstein. Un set de très haute volée.

Les dilemmes commencent enfin : la disco house savoureuse de Motor City Drum Ensemble ou Mind Against ? On picore un peu à droite et à gauche, mais notre cœur balance du coté du duo italien de Mind Against. Malgré une alarme incendie qui survient en plein set et coupant net toute musique, les deux hommes remettent tout le monde dans la danse grâce à leur classique « Astral » composé avec Tale of Us. L’élégance est au rendez-vous et on savoure les faisceaux qui nous transportent dans une autre dimension. Le plaisir se prolonge avec Kolsh qui propose un set mélodieux et généreux, le danois maintient un public déjà bien chauffé. Un public qui est toujours en jambe à l’approche des 4h du mat. Une bonne partie se dirige vers le set de Paula Temple, qui propose une techno bruitiste envoyant du lourd, mais Rhodad aura nos faveurs pour terminer cette 20ème édition. Et autant dire que l’artiste a les armes pour délivrer un set hypnotique qui colle au corps pendant plus de deux heures. Un mix lunaire qui ne nous lâche pas une seule seconde et emporte les festivaliers dans une transe électronique se terminant en communion magique, où le son et l’esprit ne font qu’un.

Avec une capacité d’accueil augmentée pour cette 20ème édition, le festival a réussi son pari et a bénéficié d’une météo estivale pour que la fête soit totale. Une organisation sans point noir à déclarer pour un anniversaire parfaitement réussi.

Remerciement à Maud Pouzin et Wart

Visuels © Vincent Guillerm

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Hugo Saadi

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