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[Interview] Clockwisë sort son nouvel EP : TWICE

[Interview] Clockwisë sort son nouvel EP : TWICE

10 mars 2013 | PAR Marie Pichereau

Après avoir assisté à leur concert intimiste en novembre dernier et à l’occasion de la sortie de leur nouvel EP aujourd’hui, Toutelaculture.com a décidé d’aller à la rencontre de ce nouveau phénomène musical. Du sang neuf dans la nouvelle scène rock parisienne portée par l’arrivée d’un genre musical audacieux: la « sunshine pop ».

Clockwisë est un groupe formé en janvier 2011, qui porte à sa tête cinq jeunes garçons. Une adéquation parfaite entre jeunesse, éclectisme et sincérité. A contre courant de la médiatique et très courte vague des BB rockers, le groupe désire se détacher de ce brouhaha rock an folk et briller de par son authenticité. Loin des my major compagnies, c’est en toute humilité qu’ils s’auto-produisent pour le moment et gèrent le bon déroulement de leur carrière. Sur fond d’amitiés entrelacées au cours des années, ce nouvel EP suit le fil conducteur de la musique du groupe et aborde différentes thématiques avec entre autres, celles de l’euphorie et de l’ataraxie.

Nous sommes partis à la rencontre de l’un des membre du groupe Sacha Atzori, afin de mieux cerner ce nouveau groupe indépendant. Rendez-vous est pris dans un square près de son domicile. Installés sur un banc nous commençons l’interview.

M.P: Comment la rencontre entre les différents membres du groupe s’est-elle effectuée?

DR: Clockwise
De gauche à droite : Charles Bertolasi, Adrien Vernet, Elliott Haniez, Sacha Atzori, Madibé Cissé

S.A: Nous nous sommes rencontrés il y a déjà quelques années lors de concerts à Paris… C’était dans le courant de l’année 2007. Les liens et les affinités se sont tissés très vite. Au début, il n’était pas question de créer un groupe, même si l’idée avait déjà été suggérée. Chacun d’entre nous fréquentions des groupes de musique aux univers différents. L’idée a commencé à germer doucement, puis nous avons décidé de lancer notre propre groupe. Cela s’est fait de manière très naturelle, le but premier étant d’être réunis et de composer une musique qui nous ressemblait. Adrien et Charles sont à la guitare, j’occupe le poste de bassiste, Elliott est à la batterie et Madibé est le chanteur-compositeur. C’est lui, qui la plupart du temps compose les mélodies sur lesquelles on vient se greffer par la suite. Mais il n’y a pas de rôles prédéfinis, parfois c’est un ou plusieurs membres du groupe qui écrivent et vice versa. Les créations découlent très souvent d’un consensus général. On fonctionne avant tout en équipe.

 

M.P : Est-ce que tu peux caractériser votre musique, du moins expliquer les influences qui vous ont permis de vous affirmer et de vous construire ?

S.A : Les inspirations sont vastes et très éclectiques au sein du groupe. Mais nous nous sommes accordés à dire que des groupes comme les Beach Boys, Blur ou encore Tame Impala, ont nourri principalement nos influences. On a essayé sans aucune volonté de mimétisme, de reprendre un peu ce qui caractérise ces groupes, à savoir des chansons courtes, concentrées et rapides aux mélodies simples et enjouées.

M.P : Oui, d’ailleurs vous avez défini votre musique comme étant « Sunshine pop »… Traduction?

S. A : (esquisse d’un sourire) : On nous l’a récemment demandé… C’est assez complexe à définir en tant que tel, mais on peut le délimiter entre des mélodies qui mettent de bonne humeur et des émotions qui inspirent une narration visuelle apaisante. Je ne sais pas si je suis très clair… A vrai dire, c’est un peu ce qu’on a essayé de dénoter avec le choix d’image de la pochette de notre premier EP.

M.P : Qu’est ce qui a motivé la sortie de ce premier EP (format 5 / 6 chansons)?

S.A : On s’est tous réunis assez rapidement autour de chansons qui nous plaisaient beaucoup. On a voulu d’une certaine façon marquer le coup et celer l’aboutissement de ce premier travail de groupe. On avait également le souhait que le groupe naisse, à proprement parler, autour de ces chansons et que de manière officielle, elles soient celles qui nous fasse connaître aux yeux du grand public.

M.P : D’ou vous vient l’inspiration de vos textes? Pouvez-vous nous expliquer le choix d’un des titres de votre premier EP ou du second?

Pour cette question, nous avons été mis en relation téléphonique avec Madibé, « Mad », le compositeur et chanteur de Clockwisë.

M : Les thématiques dans le premier et le second EP sont assez récurrentes. On parle avant tout, des choses que l’on connait, des choses qui nous arrivent et qui nous touchent personnellement. Bien entendu, elles sont relatives à nos jeunes expériences, mais elles restent sincères. Il peut s’agir de lieux, d’objets ou de rencontres qui nous ont marqué. L’amour et l’amitié reviennent souvent, l’un d’entre eux étant l’essence même du fondement de notre groupe. Le but dans ces textes est de véhiculer un sentiment de bien-être, de proximité, d’apaisement. Toutes ces petites choses du quotidien, aussi futiles qu’elles puissent paraître, sont abordées et se cristallisent ensuite de manière poétique. C’est notre quotidien à nous cinq, qui inspire nos textes, en fonction des parcours et des expériences, l’inspiration est plus ou moins féconde.

M.P: Pourquoi avoir choisi de chanter en Anglais?

M : Bien que cela soit paradoxal, pour nous, c’était plus cohérent de composer et de chanter en anglais. C’est assez complexe d’écrire en français. Pour ma part et je pense pouvoir parler au nom du groupe, je trouve que nos idées et les émotions que l’on souhaite transmettre sonnent mieux en anglais qu’en français. Je pense aussi qu’il faut acquérir une certaine maturité pour pouvoir composer de manière subtile en français. Notre groupe a également le souhait d’être lisible et accessible par un large public. L’anglais est donc apparu comme étant la meilleure option.

M.P : Votre nouvel EP : TWICE, se place-t’il dans la continuité du premier ou diffère-t-il sur certains points?

Sacha, le bassiste reprend l’interview.

S.A : Je dirais que le second s’approche de la genèse du premier EP : Growin’UP. On a gardé le même esprit au travers des mélodies et des thématiques. Par contre, il y a eu un changement au niveau de la production de l’EP. Pour Growin’Up, c’est Elliott (Billy) qui s’est chargé de l’enregistrement et du travail en amont. Il était amateur à l’époque, il a donc appris sur le tas. Pour la production de TWICE, les moyens mis à disposition n’ont pas été les mêmes, tout simplement. Nous avons fait appel à Hervé Bouetard (AS Dragon) un ami de Madibé pour terminer et peaufiner certains arrangements et sonorités. Il a su bien cerner le rendu que l’on désirait obtenir et sa collaboration en tant qu’artiste, était aussi très appréciée par l’ensemble du groupe. Pour autant, le premier EP, n’a pas été bâclé, nous nous sommes servi des moyens et de l’expérience que l’on avait à cette époque là. Nous sommes d’ailleurs assez fiers du résultat, au vu des moyens rudimentaires que nous avions.

M.P : Quelles sont vos perspectives pour l’avenir?

S.A : Le groupe s’est déjà produit à Londres au Mothers et New Cross, on aimerait continuer à jouer à l’étranger, dans différents pays d’Europe comme par exemple à Berlin. Notre but est aussi de nous faire connaître sur la scène internationale. On désire également produire le plus souvent possible de nouvelles chansons, toujours dans un format d’EP, mais sans dates précises. On ne désire pas avoir d’obligations, tout dépend de notre créativité et de nos envies. Chacun des membres à une vie en marge du groupe. Clockwisë est certes une priorité, mais nous optons pour que les choses suivent tranquillement leur cours. Nous sommes tous très rationnels par rapport à cette passion qui nous a rapprochés ainsi qu’à l’univers de la musique. Nous préférons avant tout garder les pieds sur terre et agir de façon pondérée en ce qui concerne l’avenir de Clockwisë.

Nouvel EP disponible en ligne gratuitement sur : soundcloud.com/clockwiseintl/sets/twice-ep

Prochain concert : 16 mars à minuit Au TIGRE pour fêter la sortie de l’EP. 5 rue Molière, Paris 75001. Entrée Gratuite.

https://fr-fr.facebook.com/clockwiseworld

Visuels/Vidéo : Clockwisë.

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