Chansons

Piano noir et redingote blanche, Véronique Sanson illumine Pleyel

Piano noir et redingote blanche, Véronique Sanson illumine Pleyel

04 décembre 2017 | PAR Jean-Christophe Mary

Alors que deux ouvrages consacrés à l’artiste viennent de paraître ces jours ci, samedi 02 Décembre, Véronique Sanson investissait la scène de Pleyel avant plusieurs Olympias prévus du 15 au 23 décembre. Inutile de vous dire que la salle était pleine à craquer et que les fans attendaient avec impatience leur idole, quelques mois après la sortie de son dernier Dignes, Dingues, Donc .

Assister au concert d’une artiste qui fête quarante cinq ans de carrière est toujours très excitant mais
avant que le moment tant attendu soit dévoilé, il faut patienter. Parmi les people, on reconnait Pascal Obispo, Vianney, Manuel Valls, Natacha Polony, Elise Lucet ou encore Arnaud Ducret dans les premiers rangs.

Un peu avant 21h00, les lumières s »éteignent et le spectacle peut enfin commencer grâce tout d’abord à l’incroyable univers visuel de panneaux mobiles et de ce light show éblouissant. Magique dès le premier titre « Dignes Dingues, Donc » qu’elle entame en bord de scène, Véronique Sanson réussit une fois encore à nous transporter grâce à son incroyable voix et sa présence animale. La télécaster de Basile Leroux crache des notes bluesy tandis que la basse ronflante de Dominique Bertram et la section de cuivre dirigée par Steve Madaio, musclent la mélodie. Entourée de ses nombreux musiciens dirigés par Dominique Bertram

La chanteuse a les faveurs du public sur les quelques 23 titres joués : « Radio Vipère, Besoin de personne, Mr Dupont, Marie » aux arrangements blues rock très 70’s. Assise derrière son piano, l’artiste rend hommage à Simone Weil avec ce magnifique « Vols d’Horizons « titre aux saveurs orientales extrait de l’album « Plusieurs Lunes » puis nous parle de son enfance à travers « Ainsi s’en va la vie », accompagné cette fois d’un quatuor à cordes dirigé par Anne Gravoin (épouse de Manuel Valls). Puis les lumières baissent en intensité sur « Je me suis tellement manqué » titre émouvant où elle raconte l’alcool, ses moments de dépression, avant d’enchainer sur « Et je l’appelle encore » où elle évoque sa mère. Les musiciens se retrouvent au devant de scène pour un set acoustique où l’on découvre live pour la première fois « L’écume de ma mémoire, la Chanson des Poules », extraits du dernier album. Puis c’est le retour aux chansons plus légères « Drôle de vie » où le public dévale du fond la salle, portables allumés à la main pour immortaliser le moment
attendu. Les incontournables « Vancouver, Amoureuse, Comme je l’imagine et Rien que de l’eau » soulèvent les derniers récalcitrants de leurs sièges.

La voix n’a pas pris une ride, le son puissant et racé, est lui impeccable. Pantalon moulé, bottines noires et redingote blanche, elle nous envoie ses chansons comme des caresses ou des brûlots. Immédiatement le public, les bras levés, semble comme soulevé, porté par une vague d’euphorie collective. Dans un ronflement de guitares gonflées rock signées Basile Leroux, doublé d’une batterie et d’un percussionniste à l’assise solide,le tout boosté par cette section de cuivre particulièrement musclée, Véronique Sanson distille l’essentiel de ses grandes chansons. En guise de rappel les incontournables, « Bernard Song, Toute une vie sans te voir, Ma Révérence, Visiteur et Voyageur » des titres qui réussissent, à nous rendre nostalgiques, tristes ou euphoriques.
Sur scène, Véronique

Sanson vit toujours à fond ses morceaux. Elle est peut-être un peu moins agitée sur scène qu’il y a quelques années mais réserve toujours quelques poses dont elle seule a le secret.
Après près de deux heures trente d’un show sans faute, les fans sont conquis.

Visuels : © Jean-Christophe Mary

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Jean-Christophe Mary

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