Chansons

Jeanne Plante est chafouin et même si c’est mal, ça nous fait vachement de bien !

Jeanne Plante est chafouin et même si c’est mal, ça nous fait vachement de bien !

07 octobre 2019 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Au théâtre Lepic ( ex ciné 13 théâtre), Jeanne Plante s’arme de trois mecs et de son ukulélé pour jouer la plus drôle des drama queen. C’est simple, c’est un spectacle vraiment jouissif !

On a souvent vu Jeanne Plante en guest entourée des plus beaux travestis, Miss Knife en personne l’a même invitée dans un bas fond une fois ! Mais là, c’est elle la reine! Perruque rouge ( façon coupe de cheveux à la Marie Antoinette !) et robe à paillettes, elle balance sur les hommes beaucoup, le sexe pas mal, la vie terriblement. On se dit que si Jeanne Plante avait été un garçon elle aurait été une extravagante Drag queen.

Elle dit « celui qui me plaît est un garçon en talons hauts », ou qu’elle chante des chansons parcequ’elle « a le temps », vu qu’elle n’est pas « amoureuse ». Sur scène elle les convoque toutes, sans (presque) jamais les citer, de Barbara à Annie Cordy en passant par Véronique Sanson. Dans la grande veine des tours de chants du siècle d’avant, elle tisse des textes drôles, espiègles et un peu tristes aussi.

Très bien entourée, elle joue de « ses » musiciens qui deviennent acteurs et chanteurs à la demande.  Ils sont trois. Philippe Desbois est le sosie certifié de Robert Smith. Il est à la guitare/ukulélé et au violoncelle. Jérémie Pontier au look d’André Agassi nous fait partager sa passion pour les pianistes aveugles (et on le soupçonne d’avoir beaucoup écouté, petit, Charlélie Couture). Et Jacques Tellitocci pleure sa naissance non italienne derrière ses casseroles qui lui servent, avec génie, de percussions.

Alors quand elle désarme, elle nous fait encore penser à Miss Knife quand elle enlève sa perruque (ça nous fait pleurer à chaque fois, il faut l’avouer!), et elle nous touche un peu plus qu’elle nous amuse. Elle ne choisit pas entre mener sa revue et pleurer seule dans sa chambre. Elle partage avec nous tout un monde de personnages qui ont l’air bien réels et où oui, les montées d’escaliers sont un appel au désir. 

Les textes de Jeanne sont à écouter et à chanter en chœur au Théâtre Lepic, 1 avenue Junot, 18ème, jusqu’au 16 décembre.

Mais attention, c’est comme l’amour, ça fuit ! En fait, il ne reste que quatre dates : le 25 novembre et les 2, 9 et 16 décembre.

Visuel : affiche

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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