Musique
« 52 reprises dans l’espace », Katerine transforme le Kitsch en art

« 52 reprises dans l’espace », Katerine transforme le Kitsch en art

29 septembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Un nouveau Philippe Katerine… chouette…ah non, ce sont des reprises… zut… écoutons quand même !

52 titres répartis en 3 Cd enrobé d’une pochette représentant Katerine, Francis et ses peintres en groupe Cure dans les fond marins aux poissons chatoyant ! 52 tubes toutes générations confondues. 52 chansons que l’on connait honteusement par cœur. Le pari, souvent réussi de cet album est de réhabiliter ces titres, de leur donner une écoute neuve et parfois sérieuses. Quelque fois ça foire.  » Les yeux de ma mère » perd en force, « le cimetière des éléphants » devient criard. Mais souvient, l’affaire est belle.

Il y a du génie dans plusieurs titres. Étonnamment, plus les morceaux sont ringards, plus la reprise fonctionne. « Besoin de rien, envie de toi » devient une ritournelle d’amour épurée, où de douces percussions et un sax langoureux transforme un souvenir de kermesse et piège à filles. Idem avec « sous le vent », plus de Céline Dion hurlante mais un balais qui glisse sur le tambour de la batterie, une voix qui souffle et la découverte d’un texte que l’on ne soupçonnait pas.

Souvent , la mélodie est respectée, seule l’orchestration change apportant un air de nouveauté agréable. La chanson « Quand le Vicomte » de Mireille prend des allures de titres à la Gainsbarre fort seyant.

52 reprises dans l’espace traite avec classe des morceaux comme  » Partir un jour » qui devient ici tragique et élégant, « quand t’es dans le désert » ou  » T’es ok, t’es bath, t’es in » dans une égalité bienveillante. Katerine fait de ces monuments de la culture populaire un bijou qui séduira les bobos. L’avantage, on connait déjà toutes les paroles, le problème… soyez prêts à fredonner « C’est la Ouate » dans le métro !

Sortie le 3 octobre.

Katerine, Francis et ses peintres seront en concert à La Gaité Lyrique le 25 octobre 2011.

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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