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Vagabond édition découverte : premières errances de Takezo Shinmen

Vagabond édition découverte : premières errances de Takezo Shinmen

03 avril 2013 | PAR Sandra Bernard

Basé sur le roman Musashi d’Eiji Yoshikawa racontant la vie d’un rônin (samouraï sans maître) parcourant le Japon à la recherche d’adversaires toujours plus puissants, Vagabond est un manga du talentueux Takehiko Inoue. Commencée en 1998 et toujours en cours avec 34 tomes à l’heure actuelle, la série mythique est accessible en France grâce aux éditions Tonkam qui proposent au public francophone un ouvrage regroupant les deux premiers volumes.

Tout débute dans le sang et la douleur ; deux jeunes hommes reviennent de la terrible bataille de Sekigahara en octobre 1600, qui a vu la victoire de Leyatsu Tokugawa (1543-1616) sur ses rivaux et qui marque le début de la période d’Edo. Mais revenons aux deux jeunes hommes. Nommés Takezo et Matahachi, ils ont quitté leur village natal pour devenir des guerriers, et ramener la tête d’un général comme preuve de leur grandeur.En piteux état et poursuivis par les chasseurs de fuyards, ils sont recueillis par une femme et sa fille. Bien vite, la petite maisonnée est attaquée par des brigands. Devant lutter pour survivre, ils ont à choisir la voie qu’ils souhaitent emprunter : celle du sabre ou celle des paysans ?

Ancré dans l’histoire du Japon au tout début du shogunat des Tokugawa, le manga retranscrit parfaitement cette période de troubles et de violences. La vie n’est qu’une succession de combats, c’est tuer ou être tué et bien vite, nos deux héros feront des choix bien différents. Les évènement sont tristes, violents, emportés, … et réalistes. Cet épais volume nous emporte dans le Japon médiéval à la suite de personnages aux caractères forts. Les personnages principaux sont énigmatiques et les personnages secondaires très diversifiés contribuent à former un fond cohérent à l’intrigue.

Les dessins sont denses, avec une profusion de détails. Les combats sont dynamiques, rapides et sanglants. Le trait est fluide et précis.

Ici, point de bluettes, les morts s’enchaînent et la haine domine, mais l’histoire est prenante. Cet ouvrage n’est pas à mettre entre toutes les mains mais c’est, à coup sur, une œuvre de grande qualité qui a déjà conquis ses lettres de noblesse, au point de devenir un classique et de figurer dans toutes les mangathèques averties. D’autant que cette édition de découverte est particulièrement soignée. Les planches sont un chouia plus grandes que dans le format traditionnel. La couverture, de toute beauté, est empreinte de sérénité guerrière.

Visuels : VAGABOND © I.T.PLANNING Inc.

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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