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La bonne étoile d’Esther Freud, parcours de quelques acteurs anglais des années 1990 à nos jours

La bonne étoile d’Esther Freud, parcours de quelques acteurs anglais des années 1990 à nos jours

11 avril 2012 | PAR Yaël Hirsch

La chaîne des talents se poursuit dans la famille Freud. Après la figure tutélaire de la psychanalyse et son petit fils peintre, la fille de ce dernier, Esther Freud est aussi célèbre Outre-Atlantique. C’est dans le genre du roman que l’arrière petite-fille de Sigmund Freud s’est fait connaître : elle en a publié 7, dont « Nuit d’été en Toscane » (Albin Michel, 2009) et est reconnue comme l’une des plus grandes auteures britanniques des années 1990. Paru en Anglais en 2010, « La bonne étoile » est un livre en partie autobiographique où l’auteure plonge dans ses souvenirs de Formation de comédienne au Drama Center pour dresser le portrait d’une demi-douzaine de comédiens, des années 1990 à nos jours. Sortie le 3 mai 2012.

Tout commence à l’adolescence, alors Nell, Dan, Charlie se retrouvent sélectionnés parmi les élèves du cours de théâtre le plus prestigieux de Londres. Ils savent que nombre d’entre-eux ne finiront pas leur cursus et ne passeront pas en 3e année. Seuls les meilleurs resteront. Le talentueux Dan est en tête de course, même s’il est parfois un peu plombé par sa relation avec une autre étudiante, Jemma. Boulotte et rousse, Nell se sait talentueuse mais manque de confiance en elle-même. Elle est cependant sûre d’une chose : elle veut devenir comédienne. Puis il y a Charlie, sexy, maigre, anguleuse et charmant tout le monde. Qu’ils passent en 3e année ou pas, tous ces jeunes comédiens mangeront leurs vaches maigres (tours en province humide, tentative d’abus sexuels par réalisateurs de cinéma lubriques, tournage au fin fond du désert… mais surtout mois de petits boulots en attendant l’espoir d’une audition et imprésarios véreux) avant de décider s’ils passent à autre chose où s’ils se mettent en orbite pour la gloire…

Morecelé avec art, bourré d’ironie et de détails savoureux, mais jamais cruel envers ses personnages, « La bonne étoile » est un joli roman qui sait bien saisir les affres dans lesquelles s’engage un jeune-comédien. Un livre bien construit et divertissant, qui sait dresser une galerie de personnages convaincante.

Esther Freud, « La bonne étoile » (« Lucky Break »),  Trad. Dominique Kugler, Albin Michel, 430 p., 19 euros, Sortie le 3 mai 2012.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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