Fictions
Le livre des Baltimore : l’intrigue façon Joël Dicker

Le livre des Baltimore : l’intrigue façon Joël Dicker

13 octobre 2015 | PAR Nausicaa Ferro

C’est un des best-sellers de cette rentrée littéraire. Le nouveau roman de Joël Dicker, Le livre des Baltimore, sorti le 30 septembre dernier, est déjà dans le top des ventes et on comprend pourquoi. Trois ans après La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker n’a pas perdu son don pour l’intrigue. 

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LDB

Que diable est-il arrivé aux Baltimore ? Les membres de cette riche famille américaine dont les splendeurs et la décadence sont racontées par Marcus Goldman (le narrateur de La vérité sur l’affaire Harry Quebert) dans le nouveau roman de Joël Dicker. Dans ce récit semblable à une saga, l’auteur de 30 ans nous embarque encore une fois dans un univers aussi vraisemblable qu’énigmatique.

Avec son talent de la digression (et donc du récit), le romancier parvient à nous tenir totalement en haleine jusqu’à la fin de l’ouvrage. On ne peut pas mettre en pause la lecture des 476 pages de ce bouquin sans se demander, tout excité, quelle sera la prochaine péripétie de cette haletante histoire de famille, même si certains passages s’avèrent un peu (trop) angéliques et en dépit du fait qu’on bute parfois sur une vision manichéenne du monde -à l’image du regard que porte le narrateur sur la famille de son oncle (les Baltimore, extraordinaires et surdoués), par opposition à celui qu’il pose sur ses propres parents (les Montclair, médiocres comparés aux Baltimore).

Exagérer les traits des personnages et la dramaturgie des intrigues semble pourtant être précisément la recette de Dicker pour nous tenir en laisse. A mesure qu’on avance dans cette histoire, qu’on se rapproche du Drame vécu par les Baltimore, on s’attache de plus en plus à ce « gang des Goldman » que forment les cousins Baltimore et Montclair, si bien que leurs aventures  nous font adorer tous les moments creux de la journée (bus, métro, file d’attente), durant lesquels -oh gloire- on pourra se replonger, quelques minutes ou quelques heures, dans Le livre des Baltimore.

Joël Dicker, Le livre des Baltimore, De Fallois, 475 p., septembre 2015, 22 euros.

visuel : couverture du livre

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Nausicaa Ferro

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