Fictions
Le Best-of 2016 : Romans Français

Le Best-of 2016 : Romans Français

21 décembre 2016 | PAR La Rédaction

L’année touche à sa fin et de nombreuses pages ont été tournées en 2016. Voici les favorites de la rédaction, écrites en français. Un Best-of qui traverse les espèces et les âges…

Julien
Règne Animal de Jean-Baptiste Del Amo: Portrait d’une famille paysanne dans le Sud-Ouest de la France de la fin du XIXème à la fin du XXème siècle, le dernier roman de Del Amo, injustement passé à côté des prix littéraires, allie réflexions sur la condition animale et écriture d’une très grande beauté.

Légende de Sylvain Prudhomme: Finaliste pour le Grand Prix du roman de l’Académie française, Légende est un roman sur les années 1980 et sur deux frères que tout oppose mais que seule la tragédie réunit. Un très beau moment et la confirmation d’un écrivain.

Marine

Aurélien Gougaud – Lithium, Albin Michel : premier roman d’Aurélien Gougaud, ce Lithium est un récit court et pertinent sur ce Paris désenchanté qui s’épuise à trouver un sens à sa vie accoudé en terrasse, le long du Canal Saint-Martin. Ce Paris qui s’ennuie et qui tourne en rond, qui sort pour oublier, qui boit pour s’aimer, mais qui s’en félicite en prétextant de vivre dans la plus belle ville du monde.

Richard Gaitet – L’Aimant, Editions Intervalles : « En avant, moussaillon ! ». Pour bien des raisons, on dévore ce troisième roman de Richard Gaitet, une expédition risquée en pleine mer pleine d’humour et d’intelligence.

Yaël

Karin Tuil – L’insouciance : ‘Un roman fouillé,; courageux, sur un sujet d’actualité brûlante et qui ne manque jamais d’épaisseur ni dans ses personnages ni dans ses réflexions sociales. Le plu habituel de Karin Tuil : ses roman se lisent d’une trait »

Gaël Faye- Petit pays : une voix de poète et de slameur pour dire l’attachement au Burundi. Une déclaration d’amour et de vie en plein désastre.

Isabelle Bunisset – Vers la nuit : les derniers jours de LF Céline, sans tabous, sans excuses pour le verbe antisémite et la collabiration, le tout dans une langue magnifique.

Jérôme

Philippe Forest – Crue : Dans une ville en perpétuelle transformation, un homme qui a perdu sa petite fille il y a vingt ans se confronte à des personnages étranges. L’inconsolé explore cet instant où il a « vu vraiment le monde basculer en lui-même, se dissoudre à l’intérieur », dilate sur 250 pages ce moment de la perte. Un livre sur le néant, beau et lumineux.

Emmanuel Venet – Marcher droit, tourner en rond : Il faut lire ce miracle de récit, monologue d’un homme « Asperger » qui passe sa famille à la moulinette de la vérité crue. Brillamment écrit, drôle et cruel. Un bijou.

Audrey

Gaël Faye – Petit Pays. Comment faire un bon top sans parer de ce roman qui été récompensé par trois prix cette année, dont le Goncourt des Lycéens. Le rappeur d’origine rwandaise y raconte avec une simplicité touchante la guerre civile de 1994 au Burundi et le massacre du Rwanda, à travers les yeux candides d’un enfant déchiré entre l’amour pour son pays et la désillusion douloureuse engendrée par la violence humaine.

Maëlle Guillaud- Lucie ou la vocation. Désillusion, c’est aussi le maître mot de Maëlle Guillaud, qui signe avec Lucie ou la vocation un roman puissant sur les dessous de la retraite religieuse. Portée par une foi à priori inébranlable, Lucie a bien du mal à trouver sa place de nouvelle recrue dans une communauté aux multiples travers. Un parti pris dans le sillage de La Religieuse de Diderot, à lire même si vous fêtez la naissance du Christ le 25.

Catherine Cusset- L’Autre qu’on adorait. Un roman qui retrace la vie de son ami et amant suicidé, en s’adressant à lui par un tu intimiste. Elle lui adresse sa propre histoire de jeune érudit gravitant dans le cruel milieu universitaire, miné par une série d’échecs professionnels et amoureux. Une tentative passionnée de remettre en ordre, pour peut-être comprendre le désordre.

Marianne

Marina de Van – Rose Minuit. Une pépite de perversité qui interroge la trouble relation père-fille.
Régis de Sà Moreira – Comme dans un film. Une histoire d’amour qui se lit autant qu’elle se regarde.

Adrien
Marcus Malte – Le Garçon, éditions Zulma. Prix Femina 2016, ce sensible conte philosophie éveille et émerveille de bout en bout.

Bertrand Belin –  Littoral, éditions P.O.L. Une parabole politique soignée qui nous plonge, au rythme des marées, dans les turpitudes d’un pêcheur insoumis. Parce que le lyrisme rugueux de Bertrand Belin se déploit avec autant de grâce et de maitrise que dans ses chansons.

visuel : collage

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La Rédaction

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