Fictions

« Federica Ber » : roman au souffle coupé de Mark Greene

« Federica Ber » : roman au souffle coupé de Mark Greene

22 août 2018 | PAR Marine Stisi

Mark Greene publie dans le cadre de la rentrée littéraire des Editions Grasset Federica Ber, un roman aux allures alléchantes, véritablement bien écrit et entrainant, mais qui malheureusement nous laisse totalement sur notre faim.

[rating=3]

Il est de ces romans qui vous transportent, qui vous attrapent. Vous dévorez l’histoire avec une faim non dissimulée, mais, quand vous atteignez le mot « Fin », ils vous laissent sur le carreau.

C’est le cas de Federica Ber, roman de l’auteur franco-américain Mark Greene, parut chez Grasset.

Il m’a fallu quelques pages seulement pour être happée littéralement par l’histoire, par le style aussi, très limpide, de Mark Greene. Dans son journal du matin, un professeur de littérature solitaire lit une brève sur une affaire qui secoue l’Italie : un couple d’architectes reconnus aurait été retrouvé mort aux pieds d’une falaise, attachés l’un à l’autre. Alors meurtre, suicide ? Aucun indice ne semble aider à résoudre cette affaire, si ce n’est que de nombreux témoins affirment avoir vu le couple quelques heures plus tôt avec une femme, une certaine Federica Bersaglieri. Mais aucune trace d’elle depuis…

Le professeur referme son journal. Voici peut-être enfin ce qu’il attendait depuis longtemps : une histoire croustillante, l’occasion d’écrire, enfin, quelque chose de qualité. D’autant plus que lui, Federica Bersaglieri, il en est persuadé, il l’a connu, il y a vingt ans de cela, à Paris, le temps d’une semaine idyllique…

De pages en pages, les histoires se mélangent. Celle de Federica et de notre narrateur, celle du couple… De rumeurs en fantasmes, une explication se tisse dans la tête du narrateur, une explication fantasmée de la part de cet homme seul et faible, à bien des égards pathétiques.

Et quand le verdict – ou le non-verdict, puisque les lignes ne révèlent en rien le mystère qui se pose, l’illusion est totale et la vérité se mêle habilement à ce qu’on veut nous faire croire – tombe, c’est terrible, mais c’est assez décevant. Quel dommage…

Federica Ber, Mark Greene, Editions Grasset, 208 pages, 18€.
Date de publication : 22/08/2018
Visuel : ©DR

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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