Essais
Buchenwald par ses témoins

Buchenwald par ses témoins

03 janvier 2015 | PAR Jean-Paul Fourmont

Sous la direction de Dominique Orlowski, et de filles et fils de déportés, ainsi que d’une petite fille de déporté allemand, une histoire et dictionnaire du camp de concentration de Buchenwald-Dora et de ses Kommandos (1937-1945) est publié, par les éditions Belin.
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buchenwaldLE CAMP
Déportés d’une trentaine de pays, 2 500 000 personnes ont été internées, dans le camp de Buchenwald et dans ses kommandos entre 1937 et 1945.
Environ un quart d’entre elles sont mortes d’épuisement, sous les coups ou la torture, assassinées par les SS du régime nazi.
Le 19 avril 1945, quelques jours après leur libération, les survivants, dans un serment solennel se sont engagés à construire « un monde nouveau dans la paix et la liberté ».

LA VIE DANS LE CAMP
Que s’est-il passé dans ce camp ? Qui sont les hommes enfermés dans cet enfer ? Comment sont-ils arrivés là ? Comment survivent-ils aux coups, à la faim, au froid, aux maladies, aux punitions, aux travaux forcés ? Comment s’organisent-ils ? Comment résistent-ils ?

L’introduction est très poignante, la misère, la lutte pour la survie est décrite, l’auteur était le seul enfant, dans son bloc.
Mais il y avait une grande fraternité, c’est ce qui reste principalement, comme souvenir.
Peu d’ouvrages présentent l’histoire des camps de Buchenwald avec une telle exhaustivité.

ORIGINE DU PRINCIPE DU CAMP DE CONCENTRATION
Le principe du camp de concentration date du 19e siècle, dans le cadre des combats que livraient les puissances coloniales, à leurs adversaires autochtones, comme les Espagnols contre les Cubains, en 1890, par exemple.
Hitler n’a pas inventé les camps de concentration, mais il en a fait un des rouages essentiels de son régime.
Le dictionnaire comporte, plus de 500 entrées, comme libération du camp ou évasions ou dessins et bien d’autres mots.

Cet ouvrage met en relief différents témoignages, comme celui de la résistante Marie Claude Vaillant Couturier, qui lors de son témoignage à Nuremberg, déclare quand on l’a arrêtée en France avoir dit aux nazis, qu’elle ne craignait pas la mort.
La Gestapo lui a répondu « Mais nous avons à notre disposition des moyens bien pires que de fusiller les gens pour les faire mourir ».
Cette phrase résume l’indicible, et tout ce malheur.

Buchenwald, par ses Témoins histoire et dictionnaire du camp de concentration de Buchenwald – Dora et ses kommandos (1937-1945), sous la direction de Dominique Orlowski, éditions Belin, octobre 2014, 560 pages, 29 euros
visuel : couverture du livre

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Jean-Paul Fourmont
Jean-Paul Fourmont est avocat (DEA de droit des affaires). Il se passionne pour la culture, les livres, les gens et l'humanité. Contact : [email protected]

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