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« La nuit des morts vivants » tome 1 : Les Fautes du père

« La nuit des morts vivants » tome 1 : Les Fautes du père

29 novembre 2014 | PAR La Rédaction

Les Éditions Vents d’Ouest sortent ce mois-ci l’adaptation en BD du film culte de George A. Romero La nuit des morts vivants dans une version modernisée. La plume de Jean-Luc Istin et les crayons d’Elia Bonetti, s’associent pour nous proposer une relecture très inspirée de ce monument aux morts. Loin de dépeindre un remake sans âme ni profondeur, Jean-Luc Istin joue avec les clins d’œil propres à l’univers des zombies pour asseoir une originalité bien ficelée. Les fans ne pourront que se délecter de cette avalanche de références au genre… Il sera alors question de voir apparaître des singes d’un laboratoire qui serait à l’origine de l’infection, de survivants qui montent sur le toit d’une voiture pour pouvoir s’échapper en hélicoptère (il est bien connu que les zombies ne savent pas gripper sur une voiture et qu’il suffit de monter sur le toit pour qu’un hélicoptère passe par là…), d’une vue apocalyptique de la civilisation humaine, ou tout est perdu sauf pour les personnages principaux !

[rating=4]

Or loin de ce leitmotiv horrifique de l’univers bien connu des zombies, Jean-Luc Istin dresse un tableau proche de l’œuvre originale, mais n’hésite pas à outrepasser le maître Romero. En cela, le scénario ne se base plus vraiment sur la survie de quelques personnages cloîtrés dans une maison. Ici seule la scène du cimetière est gardée par rapport au film de Romero. La maison est remplacée par un gigantesque hôtel, qui augure pas mal de rebondissements étant donné la taille d’un tel bâtiment. Pour apporter une dynamique à son récit, Jean-Luc Istin propose au lecteur deux récits parallèles.

D’un côté le lecteur découvre avec Lizbeth et son frère Leland, partis se recueillir sur la tombe de leurs parents adoptifs, l’effroyable quête de survie en territoire hostile. Mais également des flashbacks très importants de Lizbeth sur son enfance et la relation qui relie son père à toute cette histoire… De l’autre côté, le lecteur poursuit la quête du mari de Lizbeth partie dans un road trip avec son fils et sa fille sous les bras, à travers une nuée de zombies, dans le but de retrouver sa femme… Il vient alors tout de suite à l’esprit le lien entre la couverture de cette BD et le film la route de John Hillcoat tiré du roman post-apocalyptique de Cormac McCarthy la route. 

Graphiquement les planches sont de toute beauté, avec une prédominance de cadrages panoramiques et de découpes dynamiques. Le style de Bonetti est simple, mais efficace dans ce genre de BD. Mention spéciale pour la mise en couleur qui simule à merveille l’aquarelle.

Vous l’aurez compris ce premier tome est une bonne introduction à l’adaptation d’un des plus illustres films traitant de l’univers des zombies. Les flashbacks de Lizbeth sur son lien direct avec l’origine des zombies et la quête du mari pour retrouver sa femme tiennent en haleine et promettent de bonnes surprises. Reste à voir si l’histoire saura être prenante à long terme.

Furio

Informations pratiques :

La nuit des morts vivants T1, Scénario : Jean-Luc Istin, Dessin : Elia Bonetti, Couleurs : DIGIKORE STUDIOS, Genres: Aventure,Sci-FiFormat : 240 x 320 mm, 56 pages, Prix: 14.50 €, Disponible en numérique

Visuels : Couverture de l’ouvrage et capture d’écran.

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