Cinema
Wara no tate (shield of straw) de Takashi Miike en compétition à Cannes

Wara no tate (shield of straw) de Takashi Miike en compétition à Cannes

20 mai 2013 | PAR Yaël Hirsch

Le réalisateur nippon Takashi Miike a réveillé la Croisette ce lundi 20 mai avec un thriller old school mais décevant, en compétition.

Après que sa petite fille de 7 ans ait été tuée horriblement par un jeune assassin tout juste sorti de prison, Kiyomaru, le richissime japonais Ninagawa publie dans les journaux cette annonce : « Tuez cet homme et vous toucherez 1 milliard de yens de récompense ». Ayant échappé de justesse à la mort après que son complice se soit retourné contre lui, le jeune meurtrier se rend à la police dans une ville de province. Pour que la justice japonaise triomphe , il faut absolument l’amener sain et sauf devant un juge à Tokyo. Mais, si l’on ajoute à la promesse de récompense pour l’assassinat de Kiyomaru, celle de 100 millions de yens par tentative, la police se retrouve vite débordée par toute la population du pays. 5 agents très spéciaux et très entraînés vont assurer la protection de Kiyomaru. Sauront-il accomplir leur mission et résister à la tentation ?

Pureté de l’intrigue, scène d’exposition aussi brève qu’incisive, le thriller de Takashi Miike commence avec autant d’efficacité et de poésie que son titre (« Boucliers de paille ») le suggère. Et pourtant, à part une très belle scène de cascade, au fur et à mesure que le film avance, l’image se ringardise et les dialogues s’alourdissent. Les tirades sur le devoir du policier contre l’intérêt de l’homme (ou de la femme) vénal(e) s’enchaînent, l’assassin est vraiment un salaud sans nuances, les policiers ont tous des familles et le haïssent, et l’on commence à s’ennuyer sec dans un monde aussi manichéen dans ses thèmes que dans son image. Une vraie déception.

« Wara no tate » (Shiield of straw) de Takashi Miike, japon, 116 min. En compétition.

L’or des manuscrits : les 100 manuscrits les plus précieux
Gagnez 3×2 places pour la Post Tropik Nuit 104 du 8 juin
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


A propos

Toute La Culture : Comment choisir ?
Toute La Culture est un magazine d'information pluridisciplinaire et national. Il regarde notre societé par les yeux des tendances et de la culture. Fondé en 2009, il est reconnu comme journal en 2012 puis d' Information Politique et Générale (IPG), en 2017

L’objectif de Toute La Culture est véritablement de parler de TOUTE la culture : un film d’animation d’Europe de l’Est comme blockbuster américain à énorme budget, un récital lyrique comme un nouvel album de rap, la beauté et les tendances sont abordées d’un angle culturel et même les sorties en boîte de nuit et les nouveaux lieux à la mode sont dans nos pages. Enfin, les questions politiques d’actualités sont au coeur de nos articles : covid, #metoo, mémoire, histoire, justice, liberté, identité sont au cœur de nos réflexions à partir des spectacles et œuvres que nous voyons comme critiques. Non seulement nos rédacteurs se proposent être vos guides et de vous aider à choisir dans une offre culturelle large, à Paris, en France, en Europe, mais c’est parce que Toute la Culture brasse large que, dans ses quinze articles quotidiens, le magazine doit avoir un point de vue arrêté sur l’actualité. Et ce point de vue part du principe que l’angle culturel offre une grille de lecture unique et précieuse sur le monde dans lequel nous vivons.
Soyez libres… Cultivez-vous !

Soutenez Toute La Culture