Cinema

Sorties ciné de la semaine (5 octobre 2011)

04 octobre 2011 | PAR Liane Masson

Cette semaine, de l’action et de l’effroi, avec Drive, film contant les mésaventures d’un cascadeur embarqué dans le milieu des truands, Dream House, une histoire sordide de maison habitée par la mort, ou encore De bon matin, l’histoire peu banale d’un banquier qui décide un beau jour d’assassiner ses patrons. De la comédie aussi, avec la folle croisière de Bienvenue à bord ou la désopilante (S)ex list. Deux documentaires seront également présentés, celui de Frédérick Wiseman : Crazy Horse, qui dévoile les coulisses de cette célèbre institution parisienne, et Agnus Dei, dans lequel est abordé le sujet délicat de la pédophilie dans le milieu ecclésiastique. A découvrir aussi, un ensemble de courts-métrages d’animation plongeant au cœur des sociétés de l’image (Logorama and Co.), et un film brûlant inspiré de la très récente Révolution tunisienne (Plus jamais peur).


Drive
, de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Carey Mulligan. Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel, il a son propre code de conduite et ne prend jamais part aux crimes des ses patrons crapuleux. Mais lorsqu’il rencontre Irene, sa routine va être dangereusement perturbée. Apprenant que la jeune femme est mêlée à une sombre histoire de dettes et de braquage par l’intermédiaire de son mari à peine sorti de prison, il décide de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Voir notre critique.

 

 

 

Bienvenue à bord, d’Eric Lavaine, avec Franck Dubosc, Valérie Lemercier, Gérard Darmon. Isabelle, DRH d’une grande compagnie maritime, a commis l’erreur de choisir pour amant son patron. Avant d’embarquer pour la croisière inaugurale du fleuron de la flotte, il décide de la débarquer de sa vie et de son boulot… Pour se venger, Isabelle recrute Rémy, chômeur flamboyant qui a tout raté, comme animateur. Celui-ci deviendra le pire cauchemar du PDG et du Directeur de Croisière, avant de faire basculer sa vie et celle de tous ceux qui croiseront sa route à bord…

 

 

 

Dream House, de Jim Sheridan, avec Daniel Craig, Naomi Watts. Editeur à succès, Will Atenton quitte son emploi à New York pour déménager avec sa famille dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a abrité le meurtre d’une mère et ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père qui a survécu aux siens.

 

 

 

 

(S)ex list, de Mark Mylod, avec Ana Faris, Chris Evans. Lorsqu’ Ally apprend dans un article que les femmes ayant eu plus de 20 partenaires sexuels ont toutes les chances de rester célibataire à vie, l’affolement la prend. Après avoir listé l’ensemble de ses ex petits amis, elle commence à perdre l’espoir de se marier un jour… Mais elle se fait la promesse de ne jamais dépasser les 19 conquêtes et sollicite l’aide de son voisin pour retrouver l’ex de sa vie…

 

 

 

 

Apollo 18, de Gonzallo Lopez-Gallego, avec Warren Christie, Ryan Robbins. Officiellement, Apollo 17 fut le dernier voyage sur la lune organisé par la Nasa en 1972. La mission Apollo 18 a en fait eu lieu secrètement l’année suivante. Les images qui en furent rapportées, et qui ont été retrouvées, révèlent une réalité que la NASA tentait de cacher depuis 40 ans…

 

 

 

 

Le skylab, de Julie Delpy, avec Julie Delpy, Eric Elmosnino. Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé. Cette chronique familiale pittoresque racontée par Albertine, dix ans, est aussi celle d’une époque particulière. Voir notre critique.

 

 

 

 

De bon matin, de Jean-Marc Moutout, avec Jean-Pierre Daroussin, Valérie Dréville. Lundi matin, Paul Wertret, banquier, se rend à son travail. Il arrive, comme d’habitude à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s’enferme dans son bureau. En attendant la police, cet homme, jusque là sans histoire, revoit les évènements qui l’on conduit à commettre son acte… Voir notre critique.

 

 

 

Logorama and Co., de François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplin, David Halapon, H5. Six courts-métrages d’animation réalisés ces deux dernières années plongent au coeur des sociétés où l’image et l’individu se confondent. Depuis la préhistoire, jusqu’à un futur fantasmé, en passant par notre monde contemporain revisité, des individus se dressent pour lutter contre ces sociétés ou simplement tenter d’y survivre.

 

 

 

Toast, de S. J. Clarkson, avec Oscar Kennedy, Victoria Hamilton. « Un cuisinier qui écrit » : c’est ainsi que se définit Nigel Slater, par ailleurs animateur de sa propre émission de télévision à la BBC. Adapté de son livre de souvenirs, le film est une savoureuse lettre d’amour aux goûts et aux odeurs de l’enfance qui l’ont accompagné dans son passage à l’âge adulte.

 

 

 

 

Plus jamais peur, de Mourad Ben Cheikh. Le 17 décembre 2010, un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes s’immole à Sidi Bouzid, après s’être fait confisquer sa marchandise par les autorités. S’en suit un mouvement de contestation générale contre le régime du Président Ben Ali. La Révolution tunisienne débute. Retour sur l’origine et le déroulement de cet évènement historique marquant, dont la Tunisie est à peine sortie.

 

 

 

Crazy Horse, de frederick Wiseman. Dans son nouveau documentaire, Frederick Wiseman lève le rideau d’une troisième institution française après la Comédie Française et le Ballet de l’Opéra de Paris, celui, non moins impressionnant, du Crazy Horse. La caméra du réalisateur américain suit le chorégraphe Philippe Decouflé et Ali Mahdavi, directeur artistique, qui réinventent les numéros de la célèbre revue de danseuses nues. C’est toute la vie du Crazy qui est dévoilée, des répétitions aux représentations publiques, des rêves des danseuses aux problèmes économiques de l’établissement. Voire notre critique.

 

 

 

Agnus Dei, de Alejandra Sànchez. Dans ce documentaire, la réalisatrice aborde le sujet délicat de la pédophilie dans le milieu ecclésiastique. Le film illustre la complicité qui existe entre religieux et familles, qui préfèrent souvent fermer les yeux sur les agissements des prêtres afin que leurs enfants puissent être éduqués. Elle conte l’histoire d’un homme, Jesús, qui décide de prendre en main son destin : il affronte le mur de silence de l’église et reconstruit sa dignité d’homme en dénonçant l’homme dont il a été la victime.

 

 

 

Cheburashka et ses amis, de Makoto Nakamura. A peine débarqué en Russie, Cheburashka se fait rejeter par un zoo qui ignore à quelle espèce animale il appartient. Il va cependant se lier d’amitié avec Gena, le crocodile du lieu. Leur quotidien va cependant être ébranlé par l’arrivée en ville d’un cirque…

 

 

 

 

Aida (viva l’opéra), de Nicolas Joël. L’Egypte au temps des pharaons. Radamès est un général égyptien, qui dédaigne l’amour de la fille du roi d´Egypte en faveur d’Aïda, une jeune esclave qui n’en est pas moins la fille du roi d’Ethiopie, ennemi mortel du roi d’Egypte. Par amour pour elle, il trahit son pays et est condamné à être enterré vif ; Aïda le suit dans la mort. Pour l’opéra de Zurich, Nicolas Joël transpose l’action à l’époque de la création du chef d’œuvre de Verdi. En évitant ainsi tous les clichés du « péplum » il recentre l’histoire sur la relation des personnages.

 

 

 

Le sauvage, de Jean-Paul Rappeneau, avec Yves Montand et Catherine Deneuve. Las de la vanité parisienne, Martin, créateur de parfums, s’est exilé sur une île d’Amérique latine. Un jour qu’il est de passage à Caracas, sa nuit est troublée par l’irruption de Nelly, volcanique jeune femme fuyant son fiancée. Elle propose à Martin de lui vendre un Toulouse-Lautrec, emprunté à son patron, en guise de salaire s’il l’aide à rentrer en France. Celui-ci accepte. Soulagé, il regagne son île où il a la surprise de retrouver Nelly. Voir notre critique.

 

 

 

Au seuil de la vie, d’Ingmar Bergman. Une journée de la vie de trois femmes dans une maternité. Cecilia est admise dans une clinique claire, bien équipée, symbole de l’organisation sociale suédoise. Mariée, employée dans l’administration, elle vient de perdre, à son troisième mois de grossesse, l’enfant qu’elle portait. Elle partage sa chambre avec Hjördis, une jeune fille émancipée, soignée pour un avortement raté, et fermement décidée à ne pas avoir l’enfant qu’elle attend, et Stina, la plus heureuse des épouses qui, femme d’ouvrier, s’apprête à mettre au monde l’enfant qu’elle et son mari souhaitent intensément. Voir notre critique.

 

 

 

Augustine, de Jean-Claude Monod et Jean-Christophe Valtat, avec Maud Forget, François Chattot, Sébastien Ossard.1875. Augustine, une jeune fille atteinte d’hystérie, arrive à l’hôpital de la Salpêtrière. Elle devient vite le modèle favori du nouveau laboratoire de photographie et la patiente du professeur Charcot. Peu à peu, elle échappe au contrôle des médecins.

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