Cinema

Sortie ciné : Où en sont les femmes ?

03 juin 2009 | PAR Anne

the-womenThe women porte bien son nom. C’est un film sur les femmes, et rien qu’elles, dans lequel aucun homme n’apparaît à l’écran. Inspiré du film de George Cukor de 1939 et de la pièce de Clare Boothe Luce de 1936, le film est rafraîchi et modernisé par Diane English, qui a ancré l’histoire dans l’air de notre temps. The women est un film qui surprend. On s’attendait à une bonne comédie sur les femmes, il offre en fait une peinture nuancée de la condition féminine d’aujourd’hui.

Mary, l’héroïne, semble être la femme qui a tout réussi : mariée à Stephen Haines, un grand homme d’affaires new-yorkais, elle est mère d’une fillette et très entourée par ses amies. Mais bientôt une nouvelle vient noircir le tableau : on apprend (puis elle apprend) que son mari la trompe avec une vendeuse de parfum arriviste, Crystal Allen.

Le film a une certaine intensité : il explore les sentiments des différentes héroïnes, nous fait ressentir ce que signifie l’infidélité, nous montre la grande complexité des relations, quelles qu’elles soient. Il questionne les femmes, la femme d’aujourd’hui, et les difficultés qui sont les siennes, une femme qui hésite entre sa vie de famille bien rangée et sa volonté de s’accomplir, entre soi et les autres, entre son passé et son futur.

The women est plein de bonnes intentions, et, tout en alliant superficialité, clichés féminins et frivolité, de réflexion. Mais il ne pousse pas sa logique jusqu’au bout, et c’est là son grand défaut. On s’attendait à une bonne comédie américaine, inspirée des plus grandes frasques de la célèbre série Sex and The city. On s’attendait à un film coloré, drôle, provocateur, léger, mais ô combien divertissant. Mais The women est autre chose, quelque chose de plus profond, de plus introspectif. Entre deux eaux, c’est un film qui se cherche, qui ne va pas jusqu’au bout de ses idées, de son originalité, de son genre. Et il en est de même pour son style cinématographique : une bonne bande originale, quelques très bonnes prises de vue et quelques trouvailles techniques, mais le film n’ose pas assez.

The women est un film en demi-teinte, entre deux styles, entre deux genres, ce qui crée une grande frustration chez le spectateur (ou devrais-je dire la spectatrice ?). Il est, au fond, à l’image de la femme qui se cherche et qui a du mal, constamment, désespérément, à s’assumer.

Anne Monier

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