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Platane, un marronier ou une marotte ciné-glam des Français ?

Platane, un marronier ou une marotte ciné-glam des Français ?

18 septembre 2013 | PAR La Rédaction

Sur Canal + après Engrenages, l’année dernière, palpitant feuilleton policier, dont l’hexagone peut se vanter, ce lundi, et dans un tout autre registre, étaient diffusés les 3 premiers épisodes de la saison 2 de Platane. Une série 100 % française de derrière le plateau, absurde, traçant les péripéties vaines du bête Eric Judor (l’acolyte de Ramzy, d’Eric et Ramzy) pour atteindre cette fois non plus la renommée (cf saison 1) , quoi que… , mais la paix avec le fisc pour une retraite paisible avec femme et enfant dans une réserve indienne en lointain Québec.

Même principe que pour la saison 1, nous suivons l’attachant et maladroit Eric en coulisse des tournages. Et l’on y voit s’exprimer l’hypocrisie, l’égocentrisme et l’intérêt des gens de cinéma, dessinés avec un humour caricatural et acide. Eric se débat, maudit par les branches cassées d’un arbre sacré perdant progressivement la vue comme si de rien n’était, inconscient de l’âpreté du milieu dans lequel il évolue, tachant avec naïveté et un manque de talent pathétique de mêler la chèvre et le chou. Ces gesticulations s’articulent entre un réalisme teinté de stupide, d’absurde amer.

En ce sens cette série ha tchi tcha cinéma (jingle Canal) nous introduit à la profession, gardant les pontifes d’humour bête attachés à son auteur, sans trop nous faire saliver non plus quand à l’idée que l’on peut se faire du milieu du cinéma. La saison 1 foisonnait inévitablement de guests tel que Vincent Cassel, Pierre Richard, Monica Belucci, Mathieu Amalric, Clotilde Courreau etc… on attend l’apparition dans les semaines à venir de Guillaume Canet, Yan Barthes, Jean Dujardin, Michel Drucker, Gerard Lanvin…

Est ce que Platane entretient l’attrait du public pour la famille du cinéma français ? Est ce par la désillusion comique, la chiennasserie de l’univers où évolue le pantin, qui se prend un platane au début de la saison 1 et est maudit par un platane sacré au début de la saison 2, que le spectateur se marre et convient de l’artifice du tchi et du triste du tcha ? Il faut croire que d’esquisser un portrait aigrement drôle de la profession, de voire y gigoter Eric, un clown qui voit flou est un concept qui fonctionne. Dans un registre loufoque et drôle, une parodie absurde des plateaux de cinéma réussie.

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Alexandre Alvart

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